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portrait de l'artiste en pétomane, 17 octobre 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Evguénie Sokolov (Poche)
Gainsbourg avait bien des talents, en particulier celui de jongler avec les mots. Il n'est donc pas surprenant qu'il ait eu le désir de se frotter à la littérature, et il n'est pas davantage surprenant que cela ait donné une oeuvre aussi singulière et iconoclaste que l'est ce mince roman. Est-ce bien un roman, d'ailleurs? Gainsbourg y voyait un "conte parabolique". Moi, j'y vois une farce. Mais attention, une farce de grande qualité qui met au service d'un sujet totalement improbable un style renversant de virtuosité! Ce n'est pas bien long, à peine cent pages à la typographie plus qu'aérée, mais dieu que c'est réjouissant! L'histoire confine au surréalisme. Un peintre, au soir de sa vie, nous révèle le secret de son génie: une monstrueuse prédisposition aux flatulences! Inutile de dire qu'avec un tel point de départ, le risque était grand de verser dans le scabreux ou l'inélégant. Eh bien, au contraire, sous la plume de Gainsbourg, ça devient carrément de la poésie! Une poésie un peu particulière, certes, mais assaisonnée d'un humour absolument décapant. Ce livre est tout bonnement un OVNI littéraire. Il ne ressemble à aucun autre. Il est à la fois fin et truculent, virtuose et dandy, rabelaisien et ubuesque. C'est un bonheur de chaque phrase, une jubilation permanente, un feu d'artifice ininterrompu. Ah, quel dommage que cette brève incursion dans les Lettres soit restée sans lendemain!
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Evguénie Sokolov 2070376435
Serge Gainsbourg
Gallimard
Evguénie Sokolov
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portrait de l'artiste en pétomane
Gainsbourg avait bien des talents, en particulier celui de jongler avec les mots. Il n'est donc pas surprenant qu'il ait eu le désir de se frotter à la littérature, et il n'est pas davantage surprenant que cela ait donné une oeuvre aussi singulière et iconoclaste que l'est ce mince roman. Est-ce bien un roman, d'ailleurs? Gainsbourg y voyait un "conte parabolique". Moi, j'y vois une farce. Mais attention, une farce de grande qualité qui met au service d'un sujet totalement improbable un style renversant de virtuosité!
Ce n'est pas bien long, à peine cent pages à la typographie plus qu'aérée, mais dieu que c'est réjouissant! L'histoire confine au surréalisme. Un peintre, au soir de sa vie, nous révèle le secret de son génie: une monstrueuse prédisposition aux flatulences! Inutile de dire qu'avec un tel point de départ, le risque était grand de verser dans le scabreux ou l'inélégant. Eh bien, au contraire, sous la plume de Gainsbourg, ça devient carrément de la poésie! Une poésie un peu particulière, certes, mais assaisonnée d'un humour absolument décapant.
Ce livre est tout bonnement un OVNI littéraire. Il ne ressemble à aucun autre. Il est à la fois fin et truculent, virtuose et dandy, rabelaisien et ubuesque. C'est un bonheur de chaque phrase, une jubilation permanente, un feu d'artifice ininterrompu. Ah, quel dommage que cette brève incursion dans les Lettres soit restée sans lendemain!
Gwen
17 octobre 2010
- Général:
5

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Détails de l'évaluation
Classement des meilleurs critiques: 1
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