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En plus, il ne se prend pas pour un témoin..., 23 juin 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Si c'est un homme (Poche)
"Nous qui avons survécu, disait Primo Levi, nous ne sommes pas des crais témoins, car nous appartenons à cette infime minorité qui, par prévarication, par habileté ou la chance ,'ont jamais touché le fond. Ceux qui l'ont toucgé et qui ont vu la Gorgone n'en sont pas revenus, ou en sont revenus sasn paroles". Lui, il en est revenu, et il a parlé. Aidé par sa culture de la précision et du discours scientifique, un sens aigu du détail significatif qui fait parfois penser à Stendhal. Mais cette volonté de ne pas être emphatuque, de s'en tenir au fait, ne rend que plus terrivle la convergence entre le monde des camps et l'Enfer de Dante. Ce qui n'était que fiction littéraire et imagination dans l'univers du jeune homme entre de avec une aisance stupéfiante dans la réalité. Regardez le petit groupe qui à l'entrée du camp quémande à ceux qui bientôt seront de la fumée ou du savon, et déjà ne sont plus des hommes, leurs derniers objets personnels, pièces de monnaie, cigarettes, tout ce qui peut alimenter leur minable trafic. Comparée à une scène pareille, la mythologie des vilains diables apparaît bien fade. Bien sûr que tout le monde doit lire ce livre: on sait quel destin attend ceux qui ne veulent pas connaître le passé.
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Si c'est un homme 2266022504
Primo Levi
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Si c'est un homme
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En plus, il ne se prend pas pour un témoin...
"Nous qui avons survécu, disait Primo Levi, nous ne sommes pas des crais témoins, car nous appartenons à cette infime minorité qui, par prévarication, par habileté ou la chance ,'ont jamais touché le fond. Ceux qui l'ont toucgé et qui ont vu la Gorgone n'en sont pas revenus, ou en sont revenus sasn paroles". Lui, il en est revenu, et il a parlé. Aidé par sa culture de la précision et du discours scientifique, un sens aigu du détail significatif qui fait parfois penser à Stendhal. Mais cette volonté de ne pas être emphatuque, de s'en tenir au fait, ne rend que plus terrivle la convergence entre le monde des camps et l'Enfer de Dante. Ce qui n'était que fiction littéraire et imagination dans l'univers du jeune homme entre de avec une aisance stupéfiante dans la réalité. Regardez le petit groupe qui à l'entrée du camp quémande à ceux qui bientôt seront de la fumée ou du savon, et déjà ne sont plus des hommes, leurs derniers objets personnels, pièces de monnaie, cigarettes, tout ce qui peut alimenter leur minable trafic. Comparée à une scène pareille, la mythologie des vilains diables apparaît bien fade. Bien sûr que tout le monde doit lire ce livre: on sait quel destin attend ceux qui ne veulent pas connaître le passé.
fawnes
23 juin 2004
- Général:
5

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Détails de l'évaluation
Lieu : Paris France
Classement des meilleurs critiques: 20.672
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