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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Inattaquable, 17 janvier 2012
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Batman: The Killing Joke (deluxe edition) (Relié)
Il faut remettre les pendules à l'heure à destination de ceux tentent de dénigrer ce chef d'œuvre définitif qu'est "The Killing joke".
D'abord, s'ils le critiquent, c'est souvent sans l'avoir lu, ou bien en l'ayant juste survolé. Aujourd'hui, beaucoup de lecteurs sont agacés par Alan Moore, jugeant ses dernières œuvres pompeuses et par trop obscures. Certains également, parmi les lecteurs mainstream les plus coriaces, sont tout simplement hermétiques à tout auteur estimé des intellectuels. D'accord.
Mais revenons à l'œuvre en question.
Rarement récit aussi court aura été aussi intense. Toute la quintessence de Batman est présente ici, en seulement 46 pages.
Que raconte cette histoire ? Et bien rien de moins que les origines du Joker par Alan Moore ! Ce dernier imagine le passé du vilain sur un mode triste et déchirant. Le personnage devient évident, palpable, naturel. Par une série d'ellipses et de sauts dans le temps, le lecteur découvre comment la Némésis de l'Homme chauve-souris a sombré dans le chaos et la folie meurtrière. Une mise en scène aussi simple que prodigieuse qui préserve, intacte plus de vingt cinq ans plus tard, sa puissance évocatrice.
La figure de Batman, sous une forme épurée, est également très bien assimilée. L'homme est sinistre, brutal et assez basique. Mais il cache sous une façade de marbre les mêmes névroses et les mêmes douleurs que ses ennemis. En ressort une vision iconique et monolithique, peut-être un peu simple en définitive, mais parfaitement adaptée au mythe du personnage.
La virtuosité se trouve ici partout : Dans le scénario, dans le dessin (sacré leçon de graphisme old school infligée par l'immense Brian Bolland), dans la mise en scène, le découpage et l'ambiance. C'est tragique, profond et glauque (Il faut voir cette planche entière nous montrant le Joker abattant Barbara Gordon !). C'est également créatif au plus haut point, car si à la première vision le découpage peut paraître classique par sa symétrie, il recèle en vérité des trésors de trouvailles et de points de vue inédits, le montage étant pensé comme au cinéma, avec fondus enchaînés et ellipses de pure écriture cinégénique !
Enfin, la construction de l'intrigue en boucle bouclée autour du titre original "The Killing Joke" nous dévoile une confrontation "héros/vilain" anti-manichéenne telle qu'elle ne sera jamais égalée par la suite.
Et tous les auteurs de Batman, depuis, considèrent cette histoire comme une pierre angulaire de la continuité "batmanienne"...

Cette édition propose une format "géant" et une remastérisation des couleurs, désormais moins criardes. En bonus : une courte histoire de Batman par Brian Bolland himself (qui s'est d'ailleurs chargé de la remise en couleur de "Killing Joke") !
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Afficher les messages 1-10 sur 18 de cette discussion.
Message initial: 17 janv. 12 18:58:50 GMT+01:00
Présence dit:
100% d'accord. Plus je le relis, moins je distingue la raison pour laquelle Alan Moore a dénigré son travail, ou pourquoi certains lecteurs boudent ce récit, comme tu le dis bien, intense. Il n'y a rien à jeter, la narration est dense, l'opposition manichéenne entre le Joker et Batman débouche sur une mise en abyme qui n'a rien d'infantile.

En réponse à un message antérieur du 17 janv. 12 19:10:24 GMT+01:00
Dernière modification par l'auteur le 19 janv. 12 06:46:14 GMT+01:00
Tornado dit:
C'est un des premiers comics que j'ai lu (hors enfance). Je l'ai acheté à l'époque de sa sortie (avec les vieilles couleurs) et je l'ai relu au moins 20 fois. La référence absolue, pour moi. C'est un commentaire que j'avais déjà posté. Je l'ai relu parce qu'il illustre parfaitement ce que je recherche dans les comics (cf discussion sur "Superman l'Anthologie"). C'est donc à cause de cette oeuvre que je recherche depuis, encore et toujours, ce genre d'expérience quasi-métaphysique, où le récit me donne un tel vertige, impossible à retrouver dans une autre forme d'expression que celle de la bande dessinée.

En réponse à un message antérieur du 17 janv. 12 20:58:11 GMT+01:00
Dernière modification par l'auteur le 17 janv. 12 20:59:42 GMT+01:00
Encore une histoire que j'ai lue puis revendue . Je trouvais que le gimmick de Moore était un peu daté : la phrase du début qui revient à la fin .
C'est effectivement une histoire bien construite , haletante , superbement dessinée mais qui , en temps que lecteur ponctuel de Batman ne me touche pas.
J'entends par là que , comme au cinéma , le héros s'efface completement face au vilain . Toute les aventures que j'ai pu lire de Bruce Wayne ressemblent à ce schéma un peu frustrant .

En réponse à un message antérieur du 18 janv. 12 08:14:16 GMT+01:00
Tornado dit:
Le gimmick est probablement un peu daté mais culte. Te viendrait-il à l'esprit d'écouter un album de Led Zeppelin puis de le jeter en disant : "ces gimmicks de hardos sont trop datés", alors qu'ils ont été les premiers à le faire ?
Sinon, tu as raison sur le fait que, souvent, Batman s'efface au bénéfice de ses ennemis, qui sont probablement cultes pour cette raison. Mais c'est le concept du personnage : traumatisé depuis l'enfance, le héros n'est plus qu'une ombre vengeresse, miroir du mal. Toute l'atmosphère de la franchise repose sur cette aura mystérieuse. Développer le personnage de Bruce Wayne reviendrait à casser le mythe.
Heu... j'emploie un ton un peu didactique mais je n'essaie pas de te faire la leçon. Il s'agit juste de mon point de vue.

En réponse à un message antérieur du 18 janv. 12 09:39:16 GMT+01:00
Je déteste Led Zeppelin !
Le Punisher de Ennis n'est pas très loin de ce concept de mystère . Je ne sais pas , l'univers de Batman ne me parle pas ... Matt Murdock qui lui ressemble beaucoup me touche plus .

En réponse à un message antérieur du 18 janv. 12 11:06:34 GMT+01:00
Tornado dit:
Tiens, c'est vrai. Le Punisher est très proche de Batman. Une tête de mort sur le sweat à la place du costume de chauve-souris, une radicalisation des méthodes. Une ambiance plus naturaliste. Je n'y avais pas pensé.
Daredevil est un bon exemple aussi pour différencier l'approche de Marvel, plus humaine, de celle de DC, plus iconique.

Au fait, je viens de terminer mon premier comics tout en vo...

En réponse à un message antérieur du 18 janv. 12 12:10:18 GMT+01:00
félicitations !
Plus pratique pour le porte monnaie !

En réponse à un message antérieur du 18 janv. 12 19:21:39 GMT+01:00
Présence dit:
Je ne suis pas certain de saisir ce que recouvre le terme d'expérience quasi-métaphysique, mais je ne vois pas de sensation ou de sentiment que j'ai pu éprouver à la lecture d'un comics, que je n'aurai pas retrouvé dans un livre ou un film.

En réponse à un message antérieur du 19 janv. 12 13:38:16 GMT+01:00
Tornado dit:
Ah, oui, "quasi-métaphysique" c'est un peu emphatique comme notion...
Je suis un peu gêné de devoir répondre, car cette notion devait illustrer le fait qu'il s'agit d'une expérience indicible !
Alors, lorsque je lis une bande-dessinée (incroyable, dit comme ça, comme ce terme paraît galvaudé !) et que quelque chose auquel je ne m'attendais pas me tombe au coin de la figure, lorsque, au détour d'une atmosphère inédite, d'une alchimie spéciale entre l'image et le texte, une émotion se dégage au point d'en être troublé, lorsque le débat, d'un seul coup, d'une pirouette soudaine, se trouve élevé comme par magie, qu'une dimension philosophique surgisse, il ne s'agit plus d'une simple lecture, il ne s'agit plus d'un simple divertissement, mais d'une expérience. Je me souviens, lorsque j'étais collégien, de l'effet que me faisaient certaines illustrations (souvent des peintures des 17° ou 18° siècles) au coin de mes manuels scolaires : Ils me troublaient, me fascinaient par leur mystère. Quant une bd me fait le même effet, et que le texte qui l'accompagne en accentue la perception, c'est ça que je qualifie d'expérience quasi-métaphysique. Quelque chose d'indicible, quelque chose de l'au-delà. Je suis parti quelque part. Où ? je ne sais pas. Quelque part...
Evidemment, cette alchimie entre le texte et l'image, cette friction, n'existe pas en dehors de cette forme d'expression qu'est la bd. Aucune autre forme d'expression ne propose cette alchimie au rythme que l'on veut bien lui donner, quelque part entre le contemplatif et le ressenti.
Killing Joke m'a permis de vivre une telle expérience. Depuis, je recherche la même chose.

En réponse à un message antérieur du 19 janv. 12 13:53:11 GMT+01:00
C'est ce qu'on appelle une addiction !
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Lieu : Provence Côte d'Azur