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Par Un client
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La vie après le pétrole : De la pénurie aux énergies nouvelles (Broché)
Les Echos du 3 mars 2005 - Page 15 - Idées LA VIE APRÈS LE PÉTROLE Fin du pétrole : il est temps de se préparer La quantité de brut disponible va être divisée par deux en cinquante ans, provoquant des bouleversements comparables à la révolution industrielle. Et revoici le baril à 50 dollars ! Simple accident conjoncturel, lié à la guerre en Irak, au boom de la demande chinoise ou au sous-investissement des années passées ? Non, répond Jean-Luc Wingert. Pour cet ingénieur et consultant, nous connaissons probablement les premières secousses annonciatrices de la disparition du pétrole.
Selon l'auteur, le scénario le plus probable est au contraire qu'après avoir progressé plus ou moins régulièrement pendant 150 ans, l'offre mondiale de brut diminuera ensuite peu à peu. Nous serions aujourd'hui tout près du sommet de cette courbe en cloche. Il devrait être atteint « entre 2010 et 2020, avec 2015 comme année moyenne », écrit Jean-Luc Wingert, qui vulgarise ici les travaux d'un groupe de géologues indépendants. En particulier ceux du Français Jean Laherrère, qui signe la préface. Que faut-il faire ? Pareille prédiction pose au moins deux questions. D'abord, la menace est-elle sérieuse ? Il y a évidemment débat. Les « optimistes » soulignent l'importance des réserves, les progrès technologiques qui rendent exploitables des gisements autrefois inaccessibles... Mais les « pessimistes » ont de solides arguments à leur opposer. Selon ces spécialistes, les quantités de pétrole découvertes ne cessent de baisser depuis 1965. En outre, les réserves officielles sont très surestimées, ce que tendent à confirmer les révisions à la baisse que viennent d'effectuer Shell et Repsol. Le pic risque donc d'arriver plus vite qu'attendu. La production a d'ailleurs déjà commencé à reculer dans plusieurs pays importants, comme les Etats-Unis ou la Russie. Mais, pour le moment, d'autres ont pris la relève. Deuxième question : si la pénurie de brut menace à relativement court terme, que faut-il faire ? Jean-Luc Wingert passe en revue les différentes énergies qui pourraient se substituer au pétrole. Aucune ne s'impose vraiment. Même pas le gaz, dont la production pourrait culminer vers 2030. Plutôt un cocktail composé d'énergies renouvelables et de nucléaire. Et surtout, il faudra probablement réviser nos modes de vie. Abandonner les 4 × 4 si gourmands en essence, de même que les gros avions à moitié pleins brûlant du kérosène. Pour se préparer, l'auteur préconise d'instaurer sans tarder une taxe supplémentaire sur le brut, afin de faire d'ores et déjà baisser la consommation de produits pétroliers et de financer la transition. Pas sûr que cela séduise le grand public. Il n'est pourtant pas le seul, en dehors même des écologistes, à juger que les prix des énergies fossiles restent loin de couvrir tous les coûts (pollution...) qu'elles entraînent. DENIS COSNARD Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles |
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