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Treize battements d’ailes pour revivre ..., 13 septembre 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : Papillon (Poche)
C’est plus de 30 ans après la médiatisation à la Poivre d’Arvor (ou à la Paris-Match) du grand retour en France de Henri Charrière, dit Papillon, après avoir découvert le ‘Papillon’ cinématographique de Steve Mac Queen et Dustin Hoffman et tenter d’appréhender la réalité du bagne dans le remarquable ‘Bagnards’ de Michel Pierre aux éditions Autrement, que j’ai repris le chemin de la Guyane française sur les traces de la prose de Papi, 25 ans, condamné à vivre sa part d’opprobre sur ordre de la France bien-pensante des années 1930, une société qui se faisait un devoir de purger sa population de ses enfants terribles, qu’ils soient coupables ou non. Un bien long préambule, mais à la mesure de nos surprises! Monsieur Henri est un conteur fabuleux! En nous livrant ses mémoires sur seule base de ses souvenirs, sans le support d’un journal, il pourrait se targuer de donner à lui seul ses lettres de noblesse à cette littérature orale tout imprégnée de pittoresque et de cocasserie, tant dans le fonds que dans la forme. Un fabuleux (je persiste et signe) narrateur qui jamais ne nous lasse, qui toujours nous enthousiasme. Si Papi ne nous distrait pas un seul instant de son seul dessein de ses treize années de réclusion, s’évader, il nous livre ses aventures sous une forme combien inattendue! En retrouvant ce passé (bien agité) au-delà des portes de l’enfer, Henri Charrière n’en a extrait que le bon! Toujours il se souvient de ce directeur, de ce garde, de cette épouse, de ce bagnard qui lui a témoigné bonté, support, réconfort, honnêteté … Aux antipodes du film qui n’adresse qu’aspects sordides et aventureux, l’auteur s’est naturellement souvenu des événements heureux et positifs de sa quête de la liberté, comme le commun des mortels qui se remémore sa ville natale, ses premières années d’école, ses cinq années passées à HongKong, Bruxelles, Ushuaia ou San Francisco… 600 pages à dévorer de toute urgence. N’attendez pas. Ne commettez pas la même erreur que moi. Ne boudez pas votre plaisir.
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Henri Charrière
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Treize battements d’ailes pour revivre ...
C’est plus de 30 ans après la médiatisation à la Poivre d’Arvor (ou à la Paris-Match) du grand retour en France de Henri Charrière, dit Papillon, après avoir découvert le ‘Papillon’ cinématographique de Steve Mac Queen et Dustin Hoffman et tenter d’appréhender la réalité du bagne dans le remarquable ‘Bagnards’ de Michel Pierre aux éditions Autrement, que j’ai repris le chemin de la Guyane française sur les traces de la prose de Papi, 25 ans, condamné à vivre sa part d’opprobre sur ordre de la France bien-pensante des années 1930, une société qui se faisait un devoir de purger sa population de ses enfants terribles, qu’ils soient coupables ou non.
Un bien long préambule, mais à la mesure de nos surprises! Monsieur Henri est un conteur fabuleux! En nous livrant ses mémoires sur seule base de ses souvenirs, sans le support d’un journal, il pourrait se targuer de donner à lui seul ses lettres de noblesse à cette littérature orale tout imprégnée de pittoresque et de cocasserie, tant dans le fonds que dans la forme. Un fabuleux (je persiste et signe) narrateur qui jamais ne nous lasse, qui toujours nous enthousiasme.
Si Papi ne nous distrait pas un seul instant de son seul dessein de ses treize années de réclusion, s’évader, il nous livre ses aventures sous une forme combien inattendue! En retrouvant ce passé (bien agité) au-delà des portes de l’enfer, Henri Charrière n’en a extrait que le bon! Toujours il se souvient de ce directeur, de ce garde, de cette épouse, de ce bagnard qui lui a témoigné bonté, support, réconfort, honnêteté … Aux antipodes du film qui n’adresse qu’aspects sordides et aventureux, l’auteur s’est naturellement souvenu des événements heureux et positifs de sa quête de la liberté, comme le commun des mortels qui se remémore sa ville natale, ses premières années d’école, ses cinq années passées à HongKong, Bruxelles, Ushuaia ou San Francisco…
600 pages à dévorer de toute urgence. N’attendez pas. Ne commettez pas la même erreur que moi. Ne boudez pas votre plaisir.
Jean-Raymond Naveau
13 septembre 2003
- Général:
5

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Détails de l'évaluation
Classement des meilleurs critiques: 114.225
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