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Ce commentaire fait référence à cette édition : WWW.Capitalisme.fr (Broché)
Après son désastreux ouvrage La mondialisation heureuse, désastreux car il programmait la finlandisation inéluctable de l'Europe à quelques mois de l'écroulement du mur de Berlin et de l'ouverture des économies des pays de l'Europe Centrale et Orientale au capitalisme, ce petit (par la taille) monsieur grand (par les ambitions) nous a pondu un de ces livres d'aveuglement visionnaire qu'il affectionne de pondre une fois l'an.Jouons les contrastes, cela donne de l'intellect là où, pas toujours, il y en a. Minc, à quelques mois de l'écroulement de la Bulle Internet, de la faillite du capitalisme boursier, nous propose sa vision d'un capitalisme assis sur le trépied : le marché, le juge et l'opinion publique représentée par les media. Si vous souhaitez savoir comment Minc définit le marché, ce livre ne vous apprendra rien d'autre qu'une image simpliste libérale unidimensionnelle. Pour en savoir plus, lisez La Place du marché du professeur d'économie Michel Henochsberg qui vous apprendra à critiquer les visions idéologiques du concept marché. Grâce à la révolution Internet, l'économie de croissance revient. Minc est tout heureux de sa trouvaille : au capitalisme managerial succède un capitalisme patrimonial. Qu'est-ce à dire ? Le capitalisme patrimonial est celui des actionnaires, des fonds de pension, des hedge funds. Youpi, 76 millions d'Américains sont actionnaires et dictent leur loi ! C'est ce que l'auteur appelle la "démocratie capitaliste". La poursuite effrénée de la création de valeur actionnariale depuis Reagan a pourtant encouragé les sociétés cotées en bourse à délocaliser leurs usines, à licencier leurs personnels, à générer de la dette publique, à déséquilibrer la balance des paiements et pis encore, à ce que ces mêmes actionnaires, en recherche de rendements supérieurs à 15%, spolient ces mêmes entreprises les contraignant à verser de trop généreux dividendes et siphonner leur trésorerie par des rachats d'action frénétiques. Cette analyse synthétique, bien développée par Jean-Luc Gréau dans La trahison des économistes est totalement étrangère à Minc. Poursuivons par une citation : "Internet accélère l'avènement de la société de marché, avec une poussée violente de concurrence et de compétition." La faillite du capitalisme boursier apporte un démenti cinglant aux thèses fumeuses de Minc. Le retraité américain ruiné par la déroute de son fonds de pension appréciera sans nul doute que le plus génial des Français (auto-proclamé) salue en lui le citoyen du capital. Ce même retraité avait pu déjà apprécier la portée de vue de taupe de Minc quand 1 an après la publication de "www.capitalisme.fr", il fut contraint de retourner au travail à cause de l'effondrement des bourses provoqué par l'éclatement de la bule www.internet.com. "Une société de marché, tempérée par le principe d'équité est le plus mauvais des régimes à l'exception de tous les autres", lui répond l'auteur, en conclusion de ce tas d'âneries. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles |
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