Commentaire client

10 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un requiem de référence, 12 septembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mozart : Requiem (CD)
L'étendue des commentaires sur cette version désormais datée de B'öhm laisse à méditer sur la puissance des avis , critiques et autres remarques relatives à une oeuvre, faut-il le rappeler artistique mais également , et pas seulement pour les catalogues, sacrée!
J'ai envie de dire que tout le monde a raison et tord à la fois. D'autres requiem sont très bien, dire qu'ils sont meilleurs? Dire de Böhm que sa version est une référence. Assurément oui, car disons dans les décennies 50 et 60, la production a permis de dégager cette version comme une des plus homogène et conforme à une certaine honnêteté musicale dont on peut penser qu'elle traduit assez fidèlement l'intention d'un Mozart mourant et de ses collaborateurs qui ont achevé l'entreprise.

Il serait plus exact de dire, que pour avoir une vison "juste" du requiem, il faut entendre à côté de cette version qui apporte incontestablement une pierre importante à l'édifice, celles de Karajan, Marriner , Solti et de tant d'autres, mais également les interprétations des baroqueux, à l'opposé total d'une vision philharmonique. Les "baroques" intimisent le propos et réduisent l'expression de la douleur à des formations orchestrales réduites et moins emphatiques. Du coup leurs versions sont dans le spectre à l'opposé total de celle de Böhm. Ce chef est largement soutenu dans son entreprise par cette masse orchestrale si disciplinée du Wiener, souvent policée, techniquement irréprochable, musicalement impressionante de rigueur et de puissance. A ceux qui cherchent une figuration musicale de la puissance divine, venez écouter la force de conviction qui se dégage du "Dies Irae" par exemple ou du "rex tremendae"

A l'opposé de cette dynamique qui peut paraître un peu désuette pour certains, allez écouter un Koopmann par exemple, presque minimaliste, mais vraiment tout aussi intéressant que cette version.
Au final : c'est évidemment une version qui fait référence à entendre et réentendre. B'hm nous donne avec autorité et rigueur le fruit d'une réflexion musicologique sans doute aussi intense que profonde pour aboutir à ces tempis mesurés, à ce volume choral parfois volontairement massif, tantôt aussi discret que possible.
Pour ne rien gâcher des solistes au meilleur, une Edith Mathis au zénith.
Bref une grande réussite! Et sans doute un des requiem de sa discothèque Mozart que l'on est tenté d'écouter très très souvent.
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Remarques


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Afficher les messages 1-3 sur 3 de cette discussion.
Message initial: 30 déc. 11 03:05:42 GMT+01:00
Dernière modification par l'auteur le 30 déc. 11 03:12:07 GMT+01:00
Brodzki dit:
Sans retirer quoi que ce soit à votre droit de critique, je ne parviens pas à trouver la lumière dans cette version mais une intense et lente déploration,...
La lumière, (je maintiens mon avis... qui figure ici même)... la voici:
Mozart - Requiem ( Coll. The Originals )

Publié le 30 déc. 11 03:42:44 GMT+01:00
Brodzki dit:
Böhm apporte une vision d'un Dieu magistral et puissant... Mais où donc se trouve ce Dieu amical que nous inspire Mozart? Sa vision de la mort, consolatrice, est bien celle qu'il a voulu imprimer à son requiem... L'habitude d'entendre cette oeuvre dans les tonalités les plus sombres et les plus sentencieuses ne nous épargne pas l'idée que cela soit une erreur dans l'interprétation que l'on peut en faire. Ecoutez la fin du "lacrimosa", par exemple: chez Böhm, il existe un accent de timbale sur le mot "r e q u i e m"... ce qui constitue en soi une aberration! Comment peut-on en effet marteler le mot "requiem" qui signifie précisément "repos"? H. v. Karajan, en 61, a résolu cette difficulté par un tour de main qui relève du prodige:il opère un très léger décalage, qui dissocie le coup de timbale du mot "requiem" et ceci en parfaite conformité avec l'oeuvre elle-même. D'une façon générale, l'interprétation de Böhm reste plus "assiégeante" et celle de son devancier (Karajan, en 1961) plus apaisée et apaisante. Pour s'en apercevoir rien ne vaut l'écoute comparative. Incontestablement, la version de Herbert von Karajan, entouré de ses précieux musiciens et chanteurs (dont Wilma Lipp, Anton Dermota...) reste à acquérir et à écouter, à l'instar de son interprète qui dirigeait souvent ainsi: les yeux fermés.

En réponse à un message antérieur du 30 déc. 11 16:57:01 GMT+01:00
Dernière modification par l'auteur le 30 déc. 11 16:58:23 GMT+01:00
Bien reçu votre commentaire pour lequel je vous remercie.Je suis assez d'accord avec vous sur le fond, et je crois du reste d'ailleurs l'avoir exprimé dans mon commentaire: cette version de Bohm n'est intéressante qu'avec une écoute ajoutée, comparée, d'autres versions, dont celle de Karajan bien sûr. Je suis encore tout à fait d'accord avec vous, cette version du requiem est vraiment triste et sans espoir. Mais elle demeure à mon sens néanmoins, le témoignage utile des orchestrations des années 50-60.
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Lieu : Paris France

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