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5.0 étoiles sur 5 Beecham ressuscite un pan du patrimoine musical français, 10 novembre 2007
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Sir Thomas Beecham dirige Berlioz : Harold en Italie / Grétry : Ouverture de 'Zémire et Azor' / Méhul : Ouverture de 'Le Trésor Supposé', 'Timoléon' etc / Massenet (CD)
L'on sait que Sir Thomas Beecham fut toujours irrésistiblement attiré par la musique française, qu'il divulgua et défendit tout au long de sa carrière durant six décennies, portant un insatiable intérêt à des compositeurs et des oeuvres que quelques rares autres chefs inscrivaient parfois à leurs concerts.

Outre la "Fantastique" dont il confia deux splendides interprétations aux micros d'EMI, le répertoire berliozien de Beecham comptait plus de trente six opus !
Nous retrouvons ici le "Harold en Italie" gravé dans les studios d'Abbey Road en novembre 1951, avec un Royal Philharmonic qui réunissait en ses rangs des pupitres aussi prestigieux que Jack Brymer (clarinette) ou Gwydion Brooke (basson). Ecoutez comment le hautbois de Terence MacDonagh évoque les brumes introductives de la "scène aux montagnes" !

Soutenu par une baguette qui veille constamment à la narration, c'est le grand altiste écossais qui tient la partie soliste, qu'il joua aussi dans les deux autres grandes versions qu'offre la discographie (Serge Koussevitzky et Charles Münch, chacun à Boston).

Les quelques pièces que nous entendons en complément illustrent l'engouement du chef anglais pour ce pan méconnu de notre patrimoine musical, qu'il découvrit avec enthousiasme lors de son séjour parisien en 1904, partant alors en quête de partitions écrites par quelques "petits maîtres" du XVIII°-XIX° Siècle tels que Nicolas Dalayrac, Pierre-Alexandre de Monsigny ou Nicolo Isouard !

Se penchant tout autant sur les opéras du Liégeois André-Ernest-Modeste Grétry, dont il disait que la légèreté, la grâce et l'invention mélodique ne furent surpassées que par Mozart !, il osa présenter "Zemire et Azor" au Festival de Bath en 1955.

Un peu moins oublié de nos jours, il joua aussi Etienne Méhul, notamment ces Ouvertures qu'il affectionnait en bis de concert : "Timoléon", "Le trésor supposé", ainsi que cette fringante "Chasse du Jeune Henri" [et non du « Jeanne-Henri » comme l'indique par erreur la pochette du CD, sans doute trompée par l'assonance...] où résonnent d'inénarrables fanfares cynégétiques, brillamment menées par les appels de Dennis Brain et ses confrères cornistes.

Le livret (en Anglais) est une mine d'informations pour qui s'intéresse à la discographie francophile de ce chef britannique, qui fit tant d'honneurs à toutes ces pages qu'il championna avec une gourmandise semblable à celle que nous ressentons à les réentendre.
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Message initial: 17 oct. 11 21:01:14 GMT+02:00
Cher Monsieur,

Je suis ravi de l'intérêt que vous portez à Sir Thomas Beecham et à l'intérêt qu'il a porté durant toute sa vie à la musique française.

Contrairement à ce que vous écrivez, mon commentaire s'inspire de mon ressenti et NE PLAGIE nullement les vôtre (l'information relative à la carrière de ce grand chef britannique a été prise dans diapason). Je lis très souvent vos commentaires et pas uniquement parce que vous êtes le commentateur n°1 : j'ai la faiblesse de les trouver très bons voire excellents mais ils sont si nombreux que ne suis pas allé au-delà de l'année 2009. Je n'ai donc pas de guillemets à mettre puisque je n'ai pas plagié votre phrase.

Je pense que nous accorderons sur le fait que les commentaires positifs ne seront jamais assez nombreux pour souligner à quel point la musique française est redevable à Sir Thomas : oui, ce coffret est une boite remplie de pépites.

Cordialement
Stéphane MATHONNET

N.B. : Je constate à la lecture de ce commentaire que je n'avais jamais lu que le coffret EMI ne contient pas les trois ouvertures de Méhul.
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Mélomaniac
(#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR)    (COMMENTATEUR N° 1)   

Lieu : France

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