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4.0 étoiles sur 5 Pleinement d'actualité, 6 février 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'horreur étatique : Essai sur la réforme de l'état (Broché)
Ecrit par un auteur déçu de la Gauche (mais critique aussi à l’égard de la Droite), qui s’est aperçu progressivement et sans a priori de départ, après une lente maturation, que la crise avait peut-être une même et unique cause : l’Etat, cet ouvrage est celui d’une prise de conscience… peut-être celle qui s’assimile à ce que ressentent de plus en plus de Français.

Alain Le Bihan est un diplômé du supérieur en Sciences économiques ayant occupé diverses fonctions en entreprise et ailleurs, tout en ayant eu une activité militante jusqu’à la fin des années 1980.
Intrigué par cet usage perpétuel du mot Crise depuis une quarantaine d’années, il a tenté d’en établir un diagnostic. Petit à petit a germé en lui l’idée que l’Etat était non pas le rempart contre cette crise, mais à l’inverse probablement bien plutôt l’une de ses causes essentielles.

Au-delà des chiffres nombreux et impressionnants sur l’importance de la place de l’Etat en France et le nombre de personnes qui travaillent directement ou indirectement pour lui ou en vivent, Alain Le Bihan s’intéresse à la véritable nébuleuse qui l’enveloppe.
Un Etat pléthorique que plus personne ne contrôle, d’autant que les politiques considèrent comme trop risquée la mise en œuvre de solutions véritables aux excès et démesures constatés, « le poids électoral que représentent les personnes dépendant de la puissance publique (étant) tel que tout faux pas serait fatal ».
Or, la concurrence entre puissances économiques est telle, au niveau international, et les crises récentes si fortes, que les réformes fondamentales s’imposent d’évidence.
Et la question de la définition de l’Etat, de ses rôles, missions, son organisation, sa place dans une perspective démocratique, se posent avec acuité.
C’est ce que l’auteur choisit d’étudier, après avoir dans un premier temps analysé l’ensemble des problèmes qui se posent à lui actuellement.

Dans une première partie, l’auteur pose la question « Qu’est-ce que l’Etat ? » et tente d’y répondre, en passant en revue différentes conceptions de l’Etat existant, au travers des réflexions historiques et philosophiques, même si de manière un peu rapide (mais il y revient en fin d’ouvrage, à travers de longues annexes retraçant la genèse de l’Etat).
Puis, il cherche à établir un diagnostic sur la crise de l’Etat et ses multiples causes, avant de présenter, cette fois de manière plus précise et chiffrée, les manifestations essentielles de la crise, rappelant au passage que, même s’il ne se dit pas défavorable a priori à la dépense publique, qu’il juge dans une certaine mesure « bénéfique », le niveau de dépenses publiques est aujourd’hui tel en France (au-delà de 50% du PIB) que nous sommes, par nature et sans que chacun en ait bien conscience, dans un système socialiste, l’un des derniers de la planète.

Dans une deuxième partie, les facteurs essentiels de la crise sont recherchés.
Comment en sommes-nous arrivés là ? se demande l’auteur.
Plusieurs explications sont avancées : les prélèvements croissants sur la richesse, les effectifs croissants de la fonction publique, les déficits en hausse, de même que la dette, le tout sans que l’efficacité soit au rendez-vous, le chômage atteignant durablement des niveaux élevés, les entreprises en difficulté étant toujours plus nombreuses, l’Education Nationale se délitant, de même que la Justice, la sécurité ou la protection sociale.

Alain Le Bihan montre ainsi que « les fonctionnaires, occupant la majorité des postes dans l’exécutif et les assemblées élues, sont également désignés par le corps électoral pour assurer le contrôle de la structure permanente de l’Etat, dont ils sont eux-mêmes issus. Ils sont donc juge et parti (…) au point de constituer de fait un lobby puissant pouvant empêcher toute réforme de l’Etat n’allant pas dans le sens de leurs intérêts ».

Sans oublier les syndicats, qui ont moins d’adhérents que jamais, mais « n’en ont plus besoin » au vu des financements publics dont ils bénéficient.
Les fondements de la crise de l’Etat, selon Alain Le Bihan, viennent donc de ce que « la pratique politique française s’appuie sur la certitude que tous les problèmes du pays, à commencer par les problèmes économiques, seront résolus pas l’action de l’Etat et que les fonctionnaires sont les mieux placés pour mener le combat ». Jusqu’à ce que le système tombe en faillite.

« L’intervention permanente de l’Etat dans l’Economie a faussé le jeu économique, tout est perturbé, les prix des biens et services, les salaires, les taux d’intérêt, la dimension des entreprises ».

Dans une troisième partie, qui occupe plus de la moitié de l’ouvrage, l’auteur s’attache ensuite à établir des propositions en vue de réformer l’Etat, sauf à en arriver à une Révolution…

S’appuyant sur le triptyque « Liberté, Egalité, Fraternité » qui est au fondement de notre République, il étudie chacun d’eux pour montrer en quoi il y a eu dérive et ce qu’il serait nécessaire de mettre en œuvre afin de tenter de corriger ces orientations.
« En réalité, en étendant à l’infini son champ d’intervention, l’Etat a vidé de son contenu les conditions dans lesquelles les membres de la société vivent ensemble. Ce fil qui nous relie les uns aux autres (…) n’est qu’une suite de contraintes, de taxes, de normes, d’obligations de toute nature, inventées au fur et à mesure des nécessités technocratiques, de prélèvements de toute sorte et accessoirement de temps en temps d’aides diverses pour justifier l’ensemble », écrit-il.
Il commence ainsi par aborder le problème de la confusion entre égalité et égalitarisme.
La première vise à s’opposer aux privilèges, comme le voulait la révolution française. Mais finalement, les privilèges accordés, par le biais de la mainmise de l’Etat sur la Société, aboutit à la négation de ce principe.
De nombreux salariés du privé se sont appauvris ou se trouvent en situation de précarité, insiste l’auteur, quand dans le même temps des salariés du public, exerçant des activités comparables, à qualification égale, bénéficient de multiples avantages (salaires, retraites, couverture sociale, conditions de travail, taux d’imposition, …).
Sans aller jusqu’à proposer des mesures telles que la flat tax, par exemple, l’auteur n’en réclame pas moins une remise en cause de la progressivité, ainsi que la suppression de tous les textes favorisant les groupes de toutes sorte, entre autres, s’accompagnant d’une importante diminution du train de vie de l’Etat et des « dépense publiques indues ».

Quant à la fraternité, elle doit se limiter aux « services mis en œuvre pour atténuer les réelles difficultés de nos concitoyens (difficultés passagères, handicap, vieillesse) », et non à toutes les formes d’aides multiples (aides au logement, etc.) ou de discrimination positive qui ressemblent à de « vraies usines à gaz » plus très bien contrôlées, devenues une véritable « attraction des populations mondiales déshéritées » et n’ayant, en outre, pour effet que de fausser les prix du marché.

Pour ce qui concerne la liberté, il juge qu’elle « a reculé et recule dans des proportions inquiétantes », sous l’effet de la « dictature administrative » présentée auparavant et de la dictature de la majorité, qui s’impose à la minorité.

Il propose donc « une rupture dans l’Etat », qui passe par une refondation du pouvoir judiciaire, avec en particulier davantage de tribunaux et une élection de leurs représentants, un Etat resserré et recentré sur les fonctions régaliennes, qu’il précise (et sont un peu plus larges que celles auxquelles on pense habituellement), avec un gouvernement considérablement plus resserré lui aussi, les autres fonctions assurées aujourd’hui étant sous-traitées, l’interdiction des déficits, une redéfinition du rôle des CCI, etc.
Le service public ne disparaîtrait pas complètement, l’auteur faisant des propositions de réformes très ambitieuses. Ils seraient cependant gérés de manière radicalement différente, selon des principes généraux que l’auteur expose dans le détail (Education Nationale, Universités, Recherche, etc.).
Quant à la décentralisation, elle serait réorganisée à partir des communes, véritables artisans de la refondation de l’Etat, plutôt que des régions ou départements, qui disparaîtraient, tandis que le contrôle de l’exécutif au niveau national serait mieux assuré, grâce à une redéfinition du rôle du Parlement et l’abolition de tas d’organismes, commissions, comités, autorités ou observatoires de toutes sortes (à commencer par le Conseil économique, social et environnemental), dont l’utilité réelle est douteuse (et le coût bien réel).

En définitive, l’auteur en appelle à une redéfinition complète du rôle de l’Etat, pour mettre fin à une véritable crise de régime, où l’Etat prétend tout faire, jusqu’à vouloir régenter, qui sait, notre bonheur, au risque de se transformer en dictature (administrative).
Au lieu de cela, Alain Le Bihan en appelle à faire confiance à l’individu, généralement mieux à même de savoir ce qui est bon pour lui et résoudre les problèmes qu’il rencontre.

En conclusion, un ouvrage pas inintéressant, qui part d’un diagnostic pour tenter de proposer des solutions. Une approche sincère, qui a le mérite d’alerter sur l’ampleur du problème lié à la forte prééminence de l’Etat en France et apporter des pistes de réflexion pour tenter de réagir, dont on peut dire qu’elles sont ambitieuses.
Un ouvrage qui établit une bonne synthèse de tous les problèmes qui apparaissent aujourd’hui au grand jour après tant d’années de léthargie. Un reflet de notre temps.
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Message initial: 7 févr. 14 06:56:10 GMT+01:00
Dernière modification par l'auteur le 7 févr. 14 07:36:20 GMT+01:00
L. ROBERT dit:
Bonjour Johan,

Comment OSEZ-VOUS ENCORE prétendre que la crise que nous vivons depuis maintenant presque 40 ans - c'est quand même un progrès que vous ne la datiez plus de 2008, date de la crise anecdotiques des subprimes - et qui nous entraine inexorablement vers l'anéantissement de notre Civilisation, pourrait avoir une cause FRANCAISE alors que cette crise est, à L'EVIDENCE, EUROPENNE et, qu'au NIVEAU DE L'ETAT en FRANCE [comme en EUROPE], il ne s'est RIEN PASSE en 1975 !

- 1. D'UN POINT DE VUE SCIENTIFIQUE, il est totalement INVRAISSEMBLABLE et ABSURDE d'attribuer à des SPECIFICITES FRANCAISES les CAUSES d'une crise quoi est EUROPEENE,

UNE CRISE DANS LAQUELE LA FRANCE N'EST, NI PLUS, NI MOINS, à L'AGONIE COMME TOUS LES AUTRES ETATS EUROPEENS DE L'OUEST ! ! !

- 2. D'UN POINT DE VUE SCIENTIFIQUE, la CAUSE D'UNE CRISE EUROPEENE QUI COMMENCE EN 1975 ne peut être recherchée

QUE DANS UN EVENEMENT QUI SE DEROULE EN, OU légèrement avant, 1975 et, EVIDEMMENT, en EUROPE ! ! !

---

CECI N'EST-IL PAS UNE EVIDENCE [SCIENTIFIQUE, DE PLUS !] QUI NE PEUT ETRE NIEE QUE PAR DES

IDEOLOQUES HYSTERIQUES, EXTREMISTES ET FANATIQUES ? ? ?

-----

JE VOUS AI DEJA FAIT LA PRESENTE REMARQUE à PLUSIEURS REPRISES, SANS QUE VOUS AYEZ ETE EN MESURE DE M'OPPOSER LA MOINDRE ARGUMENTATION, AUTRE QUE CELLE DE L'INSULTE :

RECOURREREZ-VOUS, CETTE FOIS ENCORE, AU MEME PROCEDE ? ? ?

PREFEREZ-VOUS OBSERVER, MAINTENANT, UN SILENCE TOUT AUSSI ELOQUENT ? ? ?

C'EST CE QUE NOS LECTEURS POURRONT OBSERVER, AVEC GRAND INTERET, UNE FOIS DE PLUS ! ! !

-----

Donc, cher Johan, les même causes produisant les mêmes effets, et comme vous ne semblez toujours rien connaitre de l'oeuvre magistrale de Maurice Allais, je me permets de reproduire encore une fois ci-dessous un message dont l'essentiel du texte est en fait un plagiat des conclusions, souvent recopiées mot-à-mot, de l'ouvrage du (seul) Prix Nobel d'Economie français Maurice Allais « La mondialisation, la destruction des emplois et de la croissance : L'évidence empirique » publié en 1999 et qui reprend et développe une thèse qu'il avait déjà publié en 1994 « Combats pour l'Europe, 1992-1994 », m'étant limité à ajouter à ses conclusions, à titre d'illustrations, des anecdotes tirées de faits divers de l'époque, et quelques réflexions générales personnelles (mentionnées dans des parenthèses, ainsi que dans le post-scriptum), mais sans modifier, je l'espère et je le pense, l'argumentation originale Maurice Allais.

-

« Depuis aujourd'hui trente-cinq ans (c'est à dire de puis 1975, date qui marque la fin brutale des "Trente Glorieuses" en Europe) que l'Organisation de Bruxelles poursuit inexorablement une politique de libre-échange mondialiste, l'économie française (et européenne de l'Ouest) se caractérise, au travers des fluctuations conjoncturelles, par une tendance de fond : la destruction des emplois, la destruction de l'industrie, la destruction de la croissance.

Suivant l'idéologie dominante depuis trente-cinq ans, le libre-échange mondialiste doit bénéficier à tous les pays et, dans chaque pays, à tous les groupes sociaux. L'emploi doit s'accroître et la croissance se développer. Cependant, la réalité est tout autre. CE QUE L'ON A CONSTATE , C'EST UNE DESTRUCTION DES EMPLOIS, UNE DESTRUCTION DE L'INDUSTRIE, UNE DESTRUCTION DE LA CROISSANCE.

La réalité, c'est que, non seulement le taux de croissance a été réduit de plus de moitié entre la période 1950-1975 (AVANT la mise en application de la politique de libre-échange mondialiste de l'Organisation de Bruxelles) et la période 1975-2010 (APRES la mise en application de la politique de libre-échange mondialiste de l'Organisation de Bruxelles), mais que le sous emploi a augmenté démesurément, et que les inégalités se sont considérablement accrues. Le groupes dirigeants de l'économie (par exemple, l'Oréal) sont devenus de plus en plus riches, alors que les pauvres sont devenus de plus en plus pauvres.

En fait, cette évolution mène à une destruction progressive de l'économie française (et européenne) et, par là même, à une destruction inéluctable de la société française (et européenne).

(Bien entendu, il ne s'agit pas de remettre en cause les avantages incontestables et incontestés de l'organisation d'un libre-échange entre des entités économiquement, socialement et politiquement comparables, comme cela a été initialement le cas en Europe de l'Ouest, depuis l'entrée en vigueur du Marché Commun jusque vers 1975. Ce dont il est question ici, c'est du libre-échange mondialiste, c'est-à-dire de l'absence de préférence communautaire européenne).

Les partisans du libre-échange mondialiste soulignent que grâce aux délocalisations et aux importations en provenance des pays à bas salaires, jamais les prix dans les hypermarchés n'ont été aussi bas.

- Mais c'est là oublier que les consommateurs ne sont pas seulement des acheteurs. Ils sont également des producteurs qui gagnent leur vie et qui paient des impôts.

- Mais c'est là oublier que, pour ces consommateurs, la contrepartie réelle de ces importations à bas prix est finalement la perte de leur emploi ou la baisse de leur salaire, et des impôts accrus (il n'y a pas que les impôts directs !) pour couvrir le coût social du chômage et de la politique de l'emploi.

- Mais c'est là oublier que les consommateurs sont aussi des citoyens habitants dans des agglomérations urbaines, et qu'au fur et à mesure que le chômage et la pauvreté générés par la mondialisation augmentent, l'insécurité et l'instabilité des banlieues s'accroissent (Johan, vous exigez des exemples ?).

Dès lors, les avantages APPARENTS des produits bon marché sont plus que contrebalancés par leurs coûts économiques et sociaux de toutes sortes.

QUEL EST LA CAUSE PROFONDE CETTE EVOLUTION ? C'est INCONTESTABLEMENT la politique de libre-échange mondialiste mise en oeuvre depuis trente-cinq ans par l'Organisation de Bruxelles. Personne à ce jour n'a été capable d'en donner une explication alternative en accord avec les données de l'observation (A moins que vous, Johan, ...).

(Bien sûr, il existe des facteurs aggravants complémentaires, tels qu'une immigration excessive depuis les années 1960, ou une instabilité naturelle, et d'ailleurs croissante, du système monétaire et financier mondial - et bien d'autres facteurs encore. Et si vous tenez absolument, Johan, à expliquer par la prise en compte d'effets du troisième ordre, les phénomènes qui relèvent à l'évidence d'effets du premier, libre à vous ! Ne comptez toutefois pas sur moi pour vous suivre dans cette voie)

Les pays à bas salaires représentent aujourd'hui des milliards d'hommes et de femmes (contrairement à l'Irlande, qui ne représentait que quelques millions d'hommes et de femmes), et leur compétition ne peut qu'entraîner inexorablement dans les pays développés (et, tout particulièrement, en Europe) un nivellement des salaires (euphémisme, qui cache une stagnation - en réalité une baisse - des bas salaires par rapport aux coûts du logement, premier poste dans le budget de ces catégories sociales, et un accroissement considérable depuis trente ans des écarts entre ces bas salaires et les très hauts revenus) et une explosion du sous-emploi (ce qui rend désormais, en Europe, Johan, VOUS le savez PARFAITEMENT, toute croissance économique SIGNIFICATIVE impossible, sous quelque hypothèse que ce soit, à quelque horizon que ce soit ! A moins, Johan, que vous croyiez toujours à la relance économique promise en coeur par François Hollande et le MEDEF, suite à la réduction des charges sociales des entreprises, créatrice de un million d'emplois... Oui ?).

Au regard des faits, il est totalement impossible de soutenir que la destruction des emplois, la destruction de la croissance depuis trente cinq ans sont dues au progrès technique, aux rigidités sociales, ou à une conjoncture momentanément défavorable.

Si l'on considère les délocalisations et leurs implications, c'est incontestablement un comportement insensé que de poursuivre une politique économique qui enrichit ceux qui détruisent les emplois nationaux, et qui ruine ceux qui s'obstinent à employer leurs compatriotes.

Une telle politique, à vrai dire suicidaire (et pourtant voulue par la très grande majorité de la classe politique française et européenne, de « Gauche » comme de « Droite », et au service de laquelle se met la très grande majorité de la classe médiatique française et européenne, de « Gauche » comme de « Droite », sans compter quelques « opportunistes » et « carriéristes » de tous poils...), détruit peu à peu l'économie française (et européenne) et, par ses implications de toutes sortes, mène à la destruction de notre société.

Cette évolution va inexorablement se poursuivre, à moins qu'elle ne finisse par susciter partout (en Europe) des désordres sociaux qui contraindraient à un changement radical de politique ceux là même qui veulent imposer au monde une Idéologie erronée (comme toute Idéologie !) et ses Dogmes (On peut toujours rêver... Il est toutefois bien plus probable que les tenants de l'Ordre social et de l'Ordre racial ont encore chez nous de très beaux jours devant eux, n'est-ce pas ?). »

(PS : Si j'étais Chinois, je serais bien évidemment partisan du libre échange mondial, car cela serait alors dans mon intérêt : contrairement à une idée préconçue que l'on trouve encore chez certains idéologues, l'histoire économique du monde au cours de ces trente dernières années nous a empiriquement appris que le libre échange entre des Régions très riches et des Régions très pauvres n'enrichit pas les plus riches et n'appauvrit pas les plus pauvres mais, au contraire, enrichit les plus pauvres et appauvrit les plus riches - même si l'enrichissement des plus pauvres est, peut-être, plus grand que l'appauvrissement des plus riches, rendant ainsi, suivant une expression célèbre, le bilan du libre échange mondial « globalement positif », à la plus grande satisfaction des Adorateurs du libre échange ! Lorsque les Régions sont de richesses sensiblement comparables, comme cela était initialement le cas en Europe occidentale, le libre échange aboutit à ce que la richesse des plus pauvres s'accroît simplement plus vite que la richesse des plus riches - ce qui a effectivement été initialement observé en Europe de l'Ouest avant l'entrée dans l'Union européenne des pays de l'Europe centrale, et ce qui n'est effectivement en rien choquant).

Un commentaire, Johan ? Non, sans commentaire.

PS : Néanmoins, comment résister à l'envie de vous rappelez que la confrontation de la République Populaire de Chine, premier Etat confucianiste de l'Ère moderne, et des États-Unis d'Amérique, dernier Etat judéo-christiano-musulman de l'Ère classique, provoquant un déplacement du centre de gravité du Monde de l'Atlantique vers le Pacifique, sera certainement, avec l'émergence progressive de l'Inde, l'événement majeur du vingt-et-unième siècle. La fin du travail, le réchauffement climatique et la maîtrise génétique de son évolution par l'Homme devraient constituer trois autres événements significatifs du siècle présent. Ces événements devraient avoir des conséquences très importantes sur l'histoire de l'Humanité pour les cinq prochains siècles. Ajoutons pour mémoire - événement mineur celui-là - que la disparition, commencée au début du vingtième siècle, de l'Europe en tant que foyer de civilisation humaine sera probablement achevée vers la fin de ce siècle.

Tout le reste, Johan, fruit de notre aveuglement, est insignifiant.

NB : Si vous ne connaissez pas Maurice Allais, Johan, c'est pour une raison très simple : après son premier ouvrage de 1994 attribuant à la " mondialisation " la fin des " Trente Glorieuses ", il fut interdit de radio, de télévision et d'expression sur tous les journaux, magazines et grandes maisons de presse [seul l'obscur Éditeur Clément Juglar accepta de publier ces ouvrages contraires à la Pensée Unique, qui ne figurèrent jamais sur les présentoirs des libraires, qui furent évidement des flops totals quant aux ventes, et qui furent passés sous silence dans l'ensemble des périodiques français (Maurice Allais était Prix Nobel, tout de même !), à l'exception notable du journal " Le Monde " qui publia une critique incendiaire de « La mondialisation, la destruction des emplois et de la croissance : L'évidence empirique ». Seul le journal l'Humanité accepta de publier quelques articles de cet économiste LIBÉRAL, tout en précisant que le journal le faisait au titre de la " Liberté d'expression ", mais que les propos de Maurice Allais n'engageaient que lui, et en aucun cas le journal. Je dois avouer, qu'en temps réel, je n'ai jamais entendu parlé de ces ouvrages, même si je connaissais évidemment le nom du Prix Nobel Maurice Allais. Maurice Allais est mort le 9 octobre 2010.

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L'ADOPTION DU LIBÉRALISME PAR L'EUROPE ENTIÈRE EN 1975 S'EST DONC TRADUITE

. PAR ANÉANTISSEMENT QUASI-INSTANTANÉ DES " TRENTE GLORIEUSES " [que certains CONTINUENT d'attribuer au " choc pétrolier " !],

. PAR LA DESTRUCTION DE L'INDUSTRIE EN EUROPE,

. PAR LA DESTRUCTION DES EMPLOIS EN EUROPE,

. PAR LA DESTRUCTION DE LA CROISSANCE EN EUROPE ;

LA CARACTÉRISTIQUE MAJEURE DE L'IDÉOLOGUE HYSTÉRIQUE, FANATIQUE ET EXTRÉMISTE N'EST-IL PAS QU'IL NE TIENT AUCUN COMPTE DE L'EXPÉRIENCE, MÊME LORSQUE L'EXPÉRIENCE DÉMONTRE, SANS L'OMBRE D'UN DOUTE, QUE L'IDÉOLOGIE EN LAQUELLE L'IDÉOLOGUE EXTRÉMISTE " CROIT " EST TOTALEMENT FAUSSE !

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MAIS CA N'EST PAS TOUT !

L'ADOPTION DU LIBÉRALISME PAR L'EUROPE ENTIÈRE EN 1975 S'EST AUSSI TRADUITE :

. PAR LE DÉBUT DE L'APPARITION DU CHÔMAGE DANS TOUS LES PAYS EUROPÉENS, chômage qui constitue un véritable cancer qui DÉTRUIT lentement et de façon quasi-irréversible LA SOCIÉTÉ EUROPÉENNE ;

. PAR LE DÉBUT DE L'APPARITION DE L'ENDETTEMENT DE TOUS LES PAYS EUROPÉENNES, endettement qui avait au début comme fonction de MASQUER PAR UN ECRAN DE FUMÉE les effets catastrophiques sur les sociétés européenne de l'adoption par l'Europe du Libéralisme (Education, Santé, Bien-Etre, Recherche et Développement, Assurance vieillesse...) mais qui, à cause du sur-endettement qui s'est installé en Europe à la suite de " la crise des subprimes " en 2008, est maintenant hors de tout contrôle et parfaitement insoluble - comme TOUS les véritables économistes le savent ;

. PAR L'IMPOSSIBILITÉ, SUITE A L'ADOPTION DE L'EURO PAR UN GRAND NOMBRE DE PAYS EUROPÉENS, rendant IMPOSSIBLE POUR TOUS LES PAYS DONT LA VALEUR DE L'EURO EST SURÉVALUÉE (c'est-à-dire A PEU PRES TOUT LE MONDE, SAUF L'ALLEMAGNE), DE TOUTE RELANCE ECONOMIQUE, EN PARTICULIER EN FRANCE, que SEULE, une dévaluation des monnaies trop fortes [avec la " Préférence européenne ", c'est-à-dire le RÉTABLISSEMENT, tel qu'il existait AVANT 1975, de DROITS DE DOUANE AUX FRONTIÈRES DE L'EUROPE] permettrait [afin de REDUIRE LE NIVEAU DE VIE des populations européennes et, en particulier, de la population française] - ce qui est INDISPENSABLE pour corriger les DEGATS CATASTROPHIQUES engendrés en Europe par le Libéralisme, sans détruire le pays - car tuer le malade n'est jamais un " bon " remède ! On comprends bien pourquoi l'Allemagne, QUI SORTIRA VAINQUEUR DE LA CONFRONTATION EUROPÉENNE ACTUELLE GRACE A L'EURO, tient à faire durer le système jusqu'à ce que ses partenaires, à partir du début de la prochaine décennie, s'écroulent.

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Cordialement.

PS : En commémoration, Johan, du 6 février 1934 ?

En réponse à un message antérieur du 7 févr. 14 08:44:20 GMT+01:00
N'en avez-vous pas marre des copier-coller, L. ROBERT ?
Cela doit faire le vingtième ou trentième commentaire sur lequel vous me recollez ce même texte, que je ne lis même plus (je dois le connaître par coeur, à force) et en faisant mine, à chaque fois, de ne pas me connaître, de vous adresser à moi pour la première fois ou, du moins, faire comme si je ne vous avais pas répondu, point par point, à vos propos excités.
Seriez-vous atteint de la maladie d'Alzheimer ? Si tel est le cas, vous m'en voyez désolé et je suis tout à fait compatissant. Dans le cas inverse, quel est, au juste, votre problème ?

En réponse à un message antérieur du 7 févr. 14 13:14:20 GMT+01:00
Dernière modification par l'auteur le 7 févr. 14 13:22:56 GMT+01:00
L. ROBERT dit:
Cher Johan,

Mon commentaire répond PARFAITEMENT, me semble-t-il, au vôtre, parfaitement impertinent à mon sens.

Laissez donc nos lecteurs être SEULS juges !

Cordialement.
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Johan Rivalland
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