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A prendre et à laisser, 2 octobre 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Gödel, Escher, Bach. Les Brins d'une Guirlande Eternelle (Broché)
Certes, le livre de D. Hofstadter n'est pas toujours d'abord facile. D'une part il est volumineux (plus de 800 pages) et d'autre part il touche à une foule de sujets : logique, mathématique, musique, informatique, intelligence artificielle, biologie moléculaire, génétique... Cependant, l'auteur est un bon vulgarisateur sur la plupart de ces sujets et à mon sens, particulièrement sur la logique : le "GEB" (comme disent les inconditionnels) contient une longue mais limpide explication de la démonstration du théorème de Gödel et de sa portée en mathématiques, pour qui prend la peine de suivre attentivement le fil déroulé par l'auteur. Alors que certains ont parfois recours au théorème de Gödel pour expliquer tout et n'importe quoi (cf. la fameuse "affaire Sokal"), une telle lecture est salutaire. Hélas, Hofstadter tombe à mon sens un peu dans cet écueil quand il utilise le théorème de Gödel pour affirmer que les ordinateurs pourront à moyen terme être aussi intelligents que des humains : idée en vogue dans les années 70 où l'on mettait beaucoup d'espoirs (et d'argent) dans l'intelligence artificielle mais qui aujourd'hui semble plutot illusoire. A la question "Existera-t-il des programmes d'échecs capables de battre n'importe quel adversaire humain ?", l'auteur répond que si de tels programmes existent un jour, ce ne seront pas exclusivement des programmes d'échec, mais des "intelligences générales" pouvant aussi bien "parler poésie" avec des humains ! La prospective est toujours un art difficile. Par ce côté, et par quelques autres (les digressions sur le zen par exemple), certaines parties du livre "datent" un peu. De plus, les parallèles faits par l'auteur entre les oeuvres de Gödel, Escher et Bach sont parfois poussés un peu loin : certes l'une d'entre elles peut parfois évoquer les autres par plusieurs aspects mais je n'ai pas été toujours convaincu de l'unité profonde que l'auteur semble vouloir nous faire sentir. Restent néanmoins de très bonnes vulgarisations sur de multiples sujets scientifiques, qui auraient sans doute gagnées à ne pas être alourdies et entrecoupées par des digressions dont la pertinence m'a parfois parue discutable.
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Gödel, Escher, Bach. Les Brins d'une Guirlande Eternelle 210005435X
Douglas Hofstadter
Dunod
Gödel, Escher, Bach. Les Brins d'une Guirlande Eternelle
Bienvenue
A prendre et à laisser
Certes, le livre de D. Hofstadter n'est pas toujours d'abord facile. D'une part il est volumineux (plus de 800 pages) et d'autre part il touche à une foule de sujets : logique, mathématique, musique, informatique, intelligence artificielle, biologie moléculaire, génétique... Cependant, l'auteur est un bon vulgarisateur sur la plupart de ces sujets et à mon sens, particulièrement sur la logique : le "GEB" (comme disent les inconditionnels) contient une longue mais limpide explication de la démonstration du théorème de Gödel et de sa portée en mathématiques, pour qui prend la peine de suivre attentivement le fil déroulé par l'auteur. Alors que certains ont parfois recours au théorème de Gödel pour expliquer tout et n'importe quoi (cf. la fameuse "affaire Sokal"), une telle lecture est salutaire.
Hélas, Hofstadter tombe à mon sens un peu dans cet écueil quand il utilise le théorème de Gödel pour affirmer que les ordinateurs pourront à moyen terme être aussi intelligents que des humains : idée en vogue dans les années 70 où l'on mettait beaucoup d'espoirs (et d'argent) dans l'intelligence artificielle mais qui aujourd'hui semble plutot illusoire. A la question "Existera-t-il des programmes d'échecs capables de battre n'importe quel adversaire humain ?", l'auteur répond que si de tels programmes existent un jour, ce ne seront pas exclusivement des programmes d'échec, mais des "intelligences générales" pouvant aussi bien "parler poésie" avec des humains ! La prospective est toujours un art difficile.
Par ce côté, et par quelques autres (les digressions sur le zen par exemple), certaines parties du livre "datent" un peu. De plus, les parallèles faits par l'auteur entre les oeuvres de Gödel, Escher et Bach sont parfois poussés un peu loin : certes l'une d'entre elles peut parfois évoquer les autres par plusieurs aspects mais je n'ai pas été toujours convaincu de l'unité profonde que l'auteur semble vouloir nous faire sentir.
Restent néanmoins de très bonnes vulgarisations sur de multiples sujets scientifiques, qui auraient sans doute gagnées à ne pas être alourdies et entrecoupées par des digressions dont la pertinence m'a parfois parue discutable.
"salamandre78"
2 octobre 2005
- Général:
5

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Détails de l'évaluation
Classement des meilleurs critiques: 707.040
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