Commentaire client

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Le grand débat économique du moment, 6 février 2014
Ce commentaire fait référence à cette édition : Après la récession, inflation ou déflation ? Regard sur l'économie incertaine (Broché)
Voici un ouvrage qui n’a pas manqué de m’interpeller et susciter mon attention, face à l’actualité de la question et des débats qui tournent autour de celle-ci en ce moment un peu partout dans les médias économiques.
Désireux d’enrichir mes connaissances et y voir plus clair dans ces débats, j’ai donc abordé cette lecture avec grand intérêt.

Dans la préface, Jean-Louis Chambon compare inflation et déflation aux « deux têtes émergentes d’un même monstre », qui repousseraient régulièrement lorsqu’on en vient à bout, tel l’hydre de l’Herne.
Il rappelle que la « grande déflation » des années 1930 ne fut vaincue que par l’arrivée de la guerre, tandis que l’hyperinflation occupe encore fortement l’esprit du peuple allemand (j’ai moi-même entendu évoquer un récent sondage auquel une majorité d’allemand auraient répondu préférer avoir un cancer que l’inflation. C’est dire !).

Loin du « dogmatisme partisan » du débat politique et des « certitudes » sur le sujet, l’ouvrage a donc pour objectif, à partir de « regards croisés », « d’éclairer ce grand sujet ».
De quoi mettre en appétit.

Première partie : « Entre inflation et déflation, la grande hésitation »

1) « De la théorie à la pratique », par Jean-Bernard Mateu

Dès le début, le décor est planté. L’auteur infirme les théories monétaristes et cite l’exemple du Japon, prototype de ce qui peut mener vers la déflation prolongée.
La conclusion de l’auteur, concernant les leçons à en tirer pour l’Union européenne, est que ce que l’on trouve sur le site de la BCE, présentant les vertus de la stabilité des prix, ne serait que théorie et, pire, prosélytisme.
Se référant aux remarques d’Olivier Blanchard, économiste en chef au FMI, selon lequel « la crise que nous vivons est très différente des précédentes et nécessite d’inventer de nouveaux outils d’analyse et de régulation », il défend l’idée qu’une « inflation raisonnée (de l’ordre de 5%) permettrait une relance bénéfique ».
Il s’appuie également sur les affirmations de Paul Krugman, prix Nobel d’économie 2008, qui « dénonce aussi une peur injustifiée de l’inflation, celle-ci ne pouvant résulter que de sévères disruptions sociales ou politiques ».

Ainsi, selon Jean-Bernard Mateu, « Au contraire, le plus grand risque aujourd’hui c’est la déflation et non plus l’inflation ! Le monétarisme est battu en brèche (…) ».
La politique monétaire expansive de Shinzo Abe au Japon (et d’inflation raisonnée), accompagné d’une politique de relance budgétaire, seraient ainsi le modèle à suivre, même si l’auteur affirme vouloir rester prudent quant aux conclusions à tirer sur l’efficacité de ces mesures, dont il est trop tôt pour évaluer pleinement les effets, ayant tout de même pour le moment d’ores et déjà brisé la spirale négative, selon ce qu’il observe.

2) « Peut-on tirer des leçons de l’histoire ? » par Jean-Jacques Pluchart

S’appuyant sur l’idée de Paul Krugman selon laquelle « En Europe, l’inflation n’est pas le problème, mais la solution », Jean-Jacques Pluchart entend reconsidérer ce qu’il appelle le « dogme officiel des Autorités européennes et de la plupart des gouvernements des pays membres », en commençant par retracer l’historique des « croyances et théories successives qui ont marqué l’histoire de l’inflation en Europe.

L’objectif est de discuter de la résurgence du débat entre keynésiens et monétaristes à la suite de la crise de l’euro de 2011, « sur l’opportunité d’une relance économique favorable à l’emploi, mais porteuse de défaites budgétaires et de risque d’inflation ».

Le traumatisme de l’hyperinflation de 1923 serait ainsi à l’origine d’un syndrome psychotique collectif, au sens de Freud, s’inscrivant en contradiction avec les principes de l’individualisme méthodologique, et qui aurait perduré dans l’esprit des fondateurs de l’euro-système, fondateurs qui se seraient inspirés directement des théories de Milton Friedman.
La désinflation compétitive aurait été préférée à la dévaluation compétitive, les « partisans du franc fort » des années 1990 étant qualifiés par l’auteur de « précurseurs de la pensée unique européenne ».

Par un raccourci assez incroyable, Jean-Jacques Pluchart évoque ensuite la crise issue des subprimes, qualifiant d’échec les politiques de rigueur budgétaire et de lutte contre l’inflation.

En conclusion, l’auteur entend montrer que l’inflation est un mécanisme suffisamment complexe et issu de multiples interactions pour qu’on ne puisse le réduire à une théorie ou un facteur.
Intention louable et même très intéressante, mais qui m’a laissé sur ma faim et peiné à me convaincre au terme d’un court exposé de seulement 12 pages, avec essentiellement des rappels historiques des grandes phases de l’évolution de l’inflation et des politiques mises en œuvre, sans véritable démonstration supplémentaire.

Ainsi, aucune des théories en vigueur sur l’inflation, de Cantillon à Lucas, en passant par Fisher, l’Ecole de Cambridge, Keynes ou Friedman ne permettrait de prévoir précisément les effets de l’inflation, l’approche sociologique d’Aglietta, de Marseille et Plessis étant jugée quant à elle, par l’auteur, comme une réelle avancée. Ce qui le conduit, par un raccourci que je ne m’explique pas, à conclure, un peu à la suite de Paul Krugman, que l’inflation n’est peut-être pas « la » solution à la crise de l’euro, mais peut toutefois en être « une des solutions ».

3) « Sans consommation, pas d’inflation ! » par Pierre Sabatier

Le texte de Pierre Sabatier est encore plus surprenant. Il semble instituer que l’inflation serait en soi une bonne chose, car reflèterait un niveau de consommation élevé, lié à une démographie favorable.

Ce serait cette dernière qui serait à l’origine de toutes les grandes explications à la fois sur la déflation japonaise depuis les années 1990, fruit du vieillissement de la population, en passe d’être suivi par celui des Etats-Unis, qui lui devraient leur forte croissance depuis les années 1970. Après un tassement à la fin des années 1980, le redressement qui a suivi serait ainsi dû à une envolée de + 80% de la classe des 40-55 ans, âge optimal en matière de consommation. Tandis qu’à partir de 2010, le vieillissement devrait amoindrir considérablement le potentiel de croissance. Même phénomène pour l’Europe, où les pressions déflationnistes devraient s’avérer persistantes selon les mêmes principes, après qu’une démographie plus progressive et moins intense ait entraîné une croissance plus modérée.

Curieuse analyse, isolant ainsi un facteur, la démographie, pour expliquer des grandes tendances, tandis que la consommation, selon une vision une fois de plus très keynésienne, serait au cœur des grands mouvements de croissance et l’inflation, dans ce contexte, une conséquence positive de ce qui précède (et la déflation, à l’inverse, la conséquence d’une baisse démographique).

Seule chose qui parait indéniable, en revanche, le constat de la faillite inéluctable des systèmes de retraite, qui vont accroître l’impact déflationniste. Sauf que, sans que l’on sache pourquoi, l’auteur y intègre les retraites par capitalisation, pour les pays où cela a été mis en œuvre.
L’épargne nécessaire pour y faire face devrait, qui plus est, accentuer les pressions déflationnistes, selon l’auteur, conformément là encore à la vision keynésienne sur le rôle de l’épargne.

4) Vers une déflation à la japonaise ? par Isabelle Job-Bazille

Comme beaucoup, l’auteur observe la décélération des prix en zone euro ces dernières années, laissant craindre le « spectre de la déflation », à la japonaise, si ce n’est une grande dépression comme celle des années 1930.
Comme si on n’avait le choix qu’entre inflation et déflation et que la baisse de la première devait forcément déboucher sur la seconde.
Là encore, la réduction des dettes, qualifiée d’orthodoxie, associée à un mouvement général de baisse des salaires (d’ailleurs pas avéré) mènerait à une asphyxie de la croissance.
Sombre perspective.

Toutefois, l’auteur reconnait ici qu’il existe une bonne déflation. Celle liée aux grandes innovations ou innovations majeures, qui entraînent des progrès technologiques tels que baisses substantielles de coûts, donc de prix et hausse de l’activité coïncident avec une hausse de la consommation. Elles correspondent cependant à des périodes bien circonscrites.
Et elle ajoute que la déflation devient un fléau lorsque le surendettement apparaît comme le déclencheur.
C’est à cette situation de surendettement qu’elle s’intéresse, mettant en lumière les mécanismes en chaîne susceptibles de se produire dans de telles circonstances, s’appuyant pour cela sur les analyses de Fisher, notamment, lors de la Grande Dépression.

C’est à cette aune qu’Isabelle Job-Bazille étudie les enchaînements majeurs de la crise de 2001, puis de celle de 2007.
Des analyses intéressantes, montrant bien la nature des enchaînements ainsi que des excès et dangers des réactions simultanées des Etats dans l’austérité, après que la manne publique soit venue à la rescousse des marchés, aggravant sérieusement les problèmes d’endettement des Etats et mettant en danger l’intégrité du système financier européen.
De là à conclure que l’austérité serait forcément nuisible, au regard notamment des multiplicateurs budgétaires calculés par le FMI, dont on a dit qu’ils avaient été drastiquement revus à la hausse à cause d’une erreur antérieure, sans doute cela mériterait-il d’être tempéré, au vu des premiers résultats que l’on connait des pays comme l’Espagne ou surtout la Grande-Bretagne. On sait que les effets récessifs engendrés par de telles politiques sont, en effet, par nature temporaires et n’obèrent pas la croissance future, bien au contraire. Tout dépend, en réalité, de ce que l’on appelle austérité.

Le parallèle est fait avec l’expérience japonaise, de manière opportune, l’insolvabilité bancaire, associée à des plans de relance budgétaire massifs ayant débouché par l’intermédiaire de la baisse des taux d’intérêt, la mise sous perfusion des entreprises des secteurs protégés au détriment des emprunteurs sains des secteurs concurrentiels, aggravant encore la situation de l’économie et donc du système bancaire.
Dans ce contexte, après l’éclatement de la bulle spéculative, la crise asiatique de 1997 a porté le coup de grâce, confortant les mécanismes décrits par Fisher.
Et, c’est là le plus intéressant, l’offre de liquidités à taux nul de la banque du Japon, bien qu’ayant éloigné la crise systémique, n’a pas eu les effets escomptés sur l’activité, en raison de l’élévation du risque global et des rétrocessions de liquidité vers la Banque centrale, ainsi que sous forme d’achats de titres publics, notamment, accentuant le phénomène de déflation.

La comparaison avec l’Europe est faite, mais l’auteur suggère d’accorder un rôle à la politique budgétaire, de manière à garantir des débouchés suffisants en matière de croissance et stimuler ainsi la demande globale. Point qui peut sembler le plus discutable.

5) « Perception des prix par les populations : l’incompréhension » par Mickaël Margot

L’auteur commence ici par mettre en cause la théorie des anticipations adaptatives et celles des anticipations rationnelles, ayant selon lui fait perdre de vue les mécanismes de l’illusion monétaire mis en lumière dans les années 1930 par John Meynard Keynes et Irving Fisher notamment.
Les progrès de l’économie comportementale, de la méthodologie expérimentale et le passage à l’euro seraient alors à même de ressusciter ces théories.
Certaines expériences, fort intéressantes au demeurant, nous sont ainsi relatées, permettant d’aboutir à l’idée que les comportements économiques et financiers seraient influencés par l’illusion monétaire résultant de cette sous-évaluation ou sur-évaluation de l’inflation selon les cas (marchés financiers, marché de l’immobilier, marché de l’emploi). Les écarts entre inflation réelle et perçue y sont analysés (erreurs de perception, rôle des médias, biais de confirmation, heuristique de représentativité).
Là encore, l’auteur en tire parti pour préconiser une réorientation de la politique de la Banque Centrale Européenne autour du couple inflation-chômage, s’appuyant sur les découvertes récentes sur « l’économie du bonheur », militant en faveur de la lutte contre le chômage par le biais d’une élévation des objectifs d’inflation.
On se croirait revenu à l’heure de gloire de la courbe de Phillips et des politiques néo-keynésiennes.

Seconde partie : Comment se forment les prix ?

1) « Les énergies nouvelles permettront-elles de désamorcer la bombe du prix des hydrocarbures ? » par Philippe Jurgensen

L’auteur commence par expliquer les causes de la pression continue à la hausse des prix du pétrole (l’évolution de ceux du gaz connaissant une orientation différente), pour présenter ensuite les perspectives qu’il juge prometteuses des énergies nouvelles, dont il montre toutefois pour chacune les limites. Il conclut alors à l’importance « que les politiques publiques soient résolument orientées en faveur de ces énergies nouvelles », à travers des programmes d’investissements publics et de taxation accrue des carburants, tout en continuant à miser dans des proportions suffisamment importantes sur le nucléaire pour la production électrique.

2) « Prix alimentaires : L’enrichissement pousse inéluctablement les prix vers le haut » par Jean-Luc Buchalet

Ici, l’auteur s’inquiète des difficultés de la production agricole à pouvoir suivre la croissance de la demande liée non seulement à l’accroissement de la population mondiale, mais aussi à l’enrichissement croissant de nombreux pays émergents, dont les populations aspirent naturellement à disposer d’un régime alimentaire équivalent à celui des pays riches.
Si la production agricole a augmenté de +200% depuis 1960, nous dit l’auteur, et qu’il existe encore un fort potentiel de hausse en la matière, il nous présente les difficultés pratiques que nous devrions toutefois rencontrer, pouvant mener, selon lui, à un retour de la stagflation, la réduction du pouvoir d’achat résultant d’ores et déjà de cette inflation primaire sur la croissance expliquant la déflation en cours dans les pays riches.

3) « La résistible hausse des prix agricoles : villes contre campagnes ? » par François Meunier

De la même manière, François Meunier s’intéresse à la tendance haussière des prix des denrées de base agricoles à moyen terme, même si le mouvement en a été ralenti momentanément en raison du ralentissement économique mondial et de meilleures récoltes qu’en 2008 et 2011.
Il rappelle que le sujet est délicat, les révolutions ayant très souvent eu, même récemment, pour élément déclenchant les questions alimentaires.
Mais si plusieurs facteurs peuvent en être à l’origine, l’auteur s’intéresse ici en particulier aux espaces fertiles dévorés par les villes lors de leur extension due à l’exode rural. Un phénomène particulièrement vif et mal maîtrisé dans les pays émergents à l’heure actuelle, mais pas uniquement, à l’image de grandes villes comme Le Caire, São Paulo, Mexico, et même Tokyo ou certaines villes les plus récentes de l’Ouest des Etats-Unis, sans oublier les plaines d’Ile-de-France, envahies par les zones pavillonnaires.
Or, il apparaît presque impossible à des collectivités locales de prendre les bonnes décisions en la matière, ainsi qu’il explique, ce qui nécessiterait une prise de décision à un niveau plus central.

4) « Dette publique et tentation de l’inflation » par Jean-Marc Daniel

Se référant à l’histoire, Jean-Marc Daniel nous alerte au sujet du caractère extrêmement pernicieux de l’inflation, qui va bien au-delà de la seule mémoire de l’hyperinflation allemande et est toujours un mécanisme différé.
Or, nous dit Jean-Marc Daniel, « la crise de la dette a ramené sur le devant de la scène la bonne vieille doctrine de « l’euthanasie des rentiers » (…) (qui consiste) plutôt que d’assumer la banqueroute et d’annoncer une annulation pure et simple de sa dette, (à ce que) l’Etat la monétise, c’est-à-dire fait créer par le système bancaire suffisamment de monnaie pour que tout cela dégénère en inflation qui lamine les créances libellées en valeur nominale ».

Jean-Marc Daniel nous rappelle ainsi la célèbre métaphore du dentifrice, dont Karl Otto Pöhl, ancien directeur de la Bundesbank, est l’auteur, et à partir de laquelle il nous tient le raisonnement suivant :

« L’inflation est comme le dentifrice, il est facile de la faire sortir du tube, très difficile de l’y remettre… Et quand on la remet dans le tube, c’est-à-dire quand on décide de s’en débarrasser une fois que les dettes ont été effacées, on est obligé de mener des politiques monétaires restrictives qui conduisent à de la croissance lente, du chômage, des politiques budgétaires de soutien de l’activité et donc in fine de nouveau… de la dette ! L’inflation comme la dévaluation sont des impasses et l’histoire est longue de ceux qu’elle a déçus et trompés ».

L’occasion de nous rappeler quelques épisodes douloureux, de Dioclétien aux assignats et l’hyperinflation allemande ou hongroise (1945), en passant par les origines de la naissance du franc, sous les conseils avisés d’Oresme, sans oublier par la suite la déception de Phillips (que nous évoquions plus haut) et plus récemment le Printemps arabe de 2011. Passionnant.
L’occasion aussi de rappeler que l’inflation touche beaucoup plus de monde que le chômage et entraîne donc des réactions bien plus vives.

En conclusion, on retiendra la belle phrase de l’auteur, sous le modèle de celle d’Helmut Schmidt, mais en sens contraire, à propos des profits, résumant bien ses propos et leçons de l’histoire : « L’inflation d’aujourd’hui est le chômage de demain ».

5) Prix des actifs : Connectés ou déconnectés ? » par Pascal Blanqué

L’auteur s’intéresse aux forces déflationnistes, en particulier dans le contexte de la succession des crises asiatique, de l’internet, puis des subprimes.
L’abondance monétaire « alimente d’abord l’euphorie financière et renforce la dichotomie entre prix réels et prix des actifs financiers », ce qui a tendance à mener aux bulles financières, en temps d’inflation quasi-nulle. L’inflation se déplace, en quelque sorte, sur les marchés financiers.

Or, selon Pascal Blanqué, « on n’invente pas deux fois la désinflation. Les sources de la baisse tendancielle des taux d’intérêt sont épuisées. La faiblesse des primes de risque, l’abondance de liquidités et la détérioration de la solvabilité de certains Etats occidentaux situent le risque à moyen terme plutôt à la hausse pour l’inflation et les taux d’intérêt (…) ».

Cependant, « l’explosion éventuelle de la bulle financière menace de détruire de la liquidité et de la richesse » et donc de déclencher une véritable déflation.
L’auteur s’attache ainsi à montrer les limites de la crédibilité des banques centrales dans leur bataille contre l’inflation financière, par la difficulté d’anticiper les évolutions et chocs par la seule disposition de l’arme du taux d’intérêt.
Pour le reste, cette intervention est suffisamment complexe et technique pour que je ne puisse vous la résumer de manière pertinente. Je renvoie donc à sa lecture.

En conclusion de cet ouvrage, il apparaît que la question de l’inflation et de la déflation est plus complexe que jamais, ayant en partie changé de nature par rapport à avant, et n’engage pas de réponse unique.
Pierre Sabatier retient néanmoins que l’inflation primaire (énergie et prix agricoles) ne semble plus faire de doute, tandis que les pressions déflationnistes « devraient l’emporter en ce qui concerne les prix des biens et services et les salaires », en raison du vieillissement de la population et des nécessités du désendettement. Quant à l’inflation financière généralisée, elle semble peu probable.
Reste l’inflation monétaire. A ce propos, il retient que « les stratégies dans lesquelles se sont embarquées la plupart des banques centrales de par le monde laissent penser que l’impression massive de billets de banque pourrait déboucher sur un effondrement monétaire (l’augmentation du nombre de billets en circulation finissant par laminer la valeur de chaque billet) ».
D’où la remise en question à laquelle il appelle, au sujet du seul objectif d’inflation de la BCE, face à la complexité des phénomènes évoqués.

Au total, un ouvrage au sujet pertinent et particulièrement complexe, propice au débat. Une diversité de points de vue ou plus justement d’angles d’analyse, mais qui m’ont semblé pencher très nettement en faveur des solutions keynésiennes (surtout première partie), même si avec une certaine subtilité et des apports intéressants dans l’ensemble. J'aurais aimé y trouver un peu plus de points de vue opposés, pour une réflexion plus riche et équilibrée.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles 
Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non

[Ajouter un commentaire]
Publier un commentaire
Pour insérer un lien produit, utilisez le format : [[ASIN:ASIN titre-produit]] (De quoi s'agit-il?)
Amazon affichera ce nom avec vos soumissions, y compris les chroniques de clients et les posts de discussion. (Plus d'informations)
Nom :
Badge :
Ce badge vous sera affecté et apparaîtra avec votre nom.
There was an error. Please try again.
Consultez lintégralité des directives ">ici.

Remarque Officielle

En tant que représentant de ce produit, vous pouvez publier un commentaire officiel sur cette évaluation. Il apparaîtra immédiatement au-dessous de l'évaluation, quelle que soit l'emplacement où celle-ci est affichée.   Plus d'informations
Le nom et le badge suivants seront affichés avec ce commentaire :
Après avoir cliqué sur le bouton Publier, vous serez invité à créer votre nom public qui sera affiché avec toutes vos contributions.

Ceci est-il votre produit ?

Si vous êtes l'auteur, l'artiste, le fabricant ou un représentant officiel de ce produit, vous pouvez publier un commentaire officiel sur cette évaluation. Il apparaîtra immédiatement au-dessous de l'évaluation, quel que soit l'emplacement où celle-ci est affichée.  Plus d'informations
Sinon, vous pouvez toujours publier un commentaire normal sur cette évaluation.

Ceci est-il votre produit ?

Si vous êtes l'auteur, l'artiste, le fabricant ou un représentant officiel de ce produit, vous pouvez publier un commentaire officiel sur cette évaluation. Il apparaîtra immédiatement au-dessous de l'évaluation, quel que soit l'emplacement où celle-ci est affichée.   Plus d'informations
 
Délai système expiré

Nous n'avons pas pu vérifier si vous représentez le produit. Veuillez réessayer ultérieurement, ou réessayez maintenant. Sinon, vous pouvez publier un commentaire normal.

Puisque vous avez déjà publié un commentaire officiel, ce commentaire apparaîtra dans la section du commentaire ci-dessous. Vous pouvez également modifier votre commentaire officiel.   Plus d'informations
Le nombre maximal de commentaires officiels a été atteint. Le commentaire apparaîtra dans la section du commentaire ci-dessous.   Plus d'informations
Aller s'identifier
 

Remarques

Suivi en cours par 1 client

Trier par: Le plus ancien en premier | Le plus récent en premier
Afficher les messages 1-9 sur 9 de cette discussion.
Message initial: 7 févr. 14 10:27:58 GMT+01:00
Dernière modification par l'auteur le 7 févr. 14 14:04:00 GMT+01:00
L. ROBERT dit:
Bonjour,

Vous " oubliez " tout de même de signaler, cher Johan, que cet ouvrage est publié par le " Cercle Turgot ",
un Think-Tank Libéral dans la mouvance de l'UMP !

Ce qui, j'en conviens, n'est en rien décrédibilisant... Mais, encore faut-il le savoir poue apprécier cet ouvrage à sa juste valeur !

Et ça explique peut-être votre acceuil bien inordinairement compréhensif envers un ouvrage hérétique du point de vue des Ultra-Libéraux.

On notera avec un intérêt amusé que le " Cercle Turgot " est à orientation LIBERALE, alors que " l'Institut Turgot " est à orientation ULTRA-LIBERALE...

Pauvre Turgot : ses admirateurs ne sont même pas foutus de siéger au sein d'un unique Groupe de réflexion !

Ci-dessous, la liste des Clubs et Think-Tank dans la mouvance de l'UMP [ce n'est pas de la diffamation ! Simplement, de l'information].

-----

19 janvier 2011

Les organisations ayant participé mardi 18 janvier 2011 au premier "conseil des clubs et think tanks" de l'UMP:

- Cercle Nation et République
dirigeant: Jacques Myard
orientation: gaullisme, souverainisme

- Cercle Turgot
dirigeants: Jean-Louis Chambon, Jacques-Henri David, Nicolas Bouzou, Patrick Combes, Philippe Dessertine
orientation: libéralisme

- Démocrates & Populaires
dirigeants: Marc-Philippe Daubresse, Pierre Méhaignerie, Fabienne Keller, Christian Kert
orientation: démocratie chrétienne, radicalisme, gaullisme social

- Dialogue & Initiative
dirigeants: Jean-Pierre Raffarin, Marc Laffineur, Pierre Lequiller
orientation: libéralisme

- Fondation Concorde
dirigeant: Michel Rousseau
orientation: libéralisme

- Fondation Pour l'Innovation Politique (Fondapol)
dirigeants: Dominique Reynié, Nicolas Bazire, Charles Beigbeder, Jérôme Monod
orientation: libéralisme

- Fondation Robert Schuman
dirigeant: Jean Dominique Giuliani
orientation: démocratie chrétienne [et libérale, comme son nom l'indique]

- France.9
dirigeant: François Fillon
orientation: néogaullisme

- France République
dirigeant: Laurent Hénart
orientation: radicalisme

- Génération France.fr
dirigeants: Jean-François Copé, Christian Jacob
orientation: copéisme

- Fondation iFRAP
dirigeants: Bernard Zimmern, Agnès Verdier-Molinié
orientation: ultralibéralisme

- Institut Économique Molinari
dirigeante: Cécile Philippe

- Institut pour la Justice
dirigeants: Catherine Nemo, Xavier Bébin

- Institut Turgot
dirigeant: Henri Lepage
orientation: ultralibéralisme

- La Droite Populaire
dirigeants: Thierry Mariani, Lionnel Luca, Philippe Meunier

- La Droite Sociale
dirigeant: Laurent Wauquiez
orientation: démocratie chrétienne, radicalisme, gaullisme social

- Le Chêne
dirigeante: Michèle Alliot-Marie
orientation: néogaullisme

- La Droite Rurale
dirigeant: Pierre Morel A l'Huissier

- Club 89
dirigeant: Benoist Apparu
orientation: néogaullisme

- Le Labo des idées
dirigeante: Valérie Pécresse

- Club Nouveau Siècle
dirigeants: Philippe Dechartre, Bernard Reygrobellet
orientation: gaullisme social

- Les Progressistes
dirigeant: Éric Besson
orientation: social-libéralisme

- Les Réformateurs
dirigeants: Hervé Novelli, Gérard Longuet, Yanick Paternotte
orientation: ultralibéralisme

- Nouvelle République
dirigeant: Michel Barnier

- Nouvelle Société Civile
dirigeant: Yves Jégo
orientation: sarkozysme

- Réforme & Modernité
dirigeant: Hervé Mariton
orientation: libéralisme

- Les IDees.fr
dirigeant: Louis Giscard d'Estaing
orientation: libéralisme

- Club des Droits de l'Homme
dirigeante: Nicole Guedj

- Union des Jeunes pour le Progrès (UJP)
dirigeant: Rudolph Granier
orientation: gaullisme

- Centre d'Études et de Recherches de l'UNI (CERU)
dirigeant: Olivier Vial

- Konrad Adenauer Stiftung
dirigeant: CDU (Allemagne)
orientation: démocratie chrétienne

- Fundación para el Análisis y los Estudios Sociales (FAES)
dirigeant: Partido Popular (Espagne)
orientation: conservatisme

- Cercle d'Outre-Manche
dirigeants: dirigeants français de groupes internationaux opérant au Royaume-Uni et en France

---

Autres (ne figurent pas dans la liste transmise mardi par l'UMP):

- Droite Industrielle et Ouvrière
dirigeant: Bernard Carayon

- Cercle des Gaullistes Sociaux et Républicains
dirigeant: Roger Karoutchi
orientation: gaullisme

-----

Cordialement.

PS : Quand je pense c'est moi qui, selon vous, ferais de la propagande ! Johan, vous êtes un orfèvre en la matière...

Publié le 7 févr. 14 10:45:30 GMT+01:00
Dernière modification par l'auteur le 7 févr. 14 14:50:40 GMT+01:00
L. ROBERT dit:
Après ce petit préambule, Johan, quelques courtes réflexions.

1. Il est EVIDENT que l'infaltion n'est pas UNE FIN EN SOI, et ENCORE MOINS UNE MESURE SUSCEPTIBLE DE RELANCER L'ECONOMIE !

Faire marcher la PLANCHE à BILLET n'a de sens QUE :

- SI L'ON UTILISE CET ARGENT POUR FINANCER DES INVERTISSEMENTS INDUSTRIELS PRODUCTIFS [et pas pour financer les retraites ou accroitre le niveau de vie des pauvres ! ! !], QUE LES BENEFICES ENGRANGES PAR CETTE FORME D'EMPRUNT PERMETTRONT DE REMBOURSER, à CONDITION BIEN SÛR QU'IL Y AIR UN MARCHE, ET QU'UNE CONCURENCE DELOYALE DES PAYS à BAS COÛT NE VIENNE PAS RUINER PAR AVANCE NOS EFFORTS ;

- à CONDITION QUE L'ON SOIT AU BAS D'UN CYCLE ECONOMIQUE, DE TELLE SORTE QUE CES INVESTISSEMENTS INDUSTRIELS PERMETTENT D'ANTICIPER ET DE REPONDRE à UNE DEMANDE à VENIR, ET NE SERVENT PAS à CONSTRUIRE - COMME EN ESPAGNE, VOTRE MODELE - DES INTALLATIONS INDUSTRIELLES VOUEES AU FERRAILLAGE AVANT MÊME D'AVOIR SERVI ! ! !

Le Kaynésianiste n'a de sens que lorsqu'il est appliqué au bas d'un cycle économique, comme l'appliquera avec une très grande efficacité le Président américain Franklin D. Roosevelt aux Etats-Unis à partir de 1932.

Appliqué au haut d'un cycle économique pour tenter d'empêcher une crise économique inévitable est évidemment totalement catastrophique ! ! ! Au haut d'un cycle économique, c'est effectivement une politique monétariste telle que préconsisée par Milton Friedman qu'il faut utiliser.

CE QUI EST STUPIDE, C'EST D'ETRE IDEOLOGIQUEMENT KEYNESIEN OU FRIEDMANIEN :

ILS ONT TOUS LES DEUX RAISON ! ! ! CA DEPEND SIMPLEMENT QUAND...

L'intérêt de l'inflation est de réduire DE FACON ACCEPTABLE le niveau de vie d'une population vivant au dessus de ses moyens, alors que l'autre alternative - la réduction des salaires - est toujours très impopulaire et, de plus, ne touche QUE les salariés et pas les autres types de revenu, ce qui rend son efficacité en matière de réduction de niveau de vie de la population beaucoup moins efficace que l'inflation.

L'inflation ruine les petits rentiers, c'est un fait ; la déflation ruine tous les salariés, c'est un autre fait.
Entre les deux, IL FAUT CHOISIR !

Johan, vous devriez commencer par suivre, au minimum, quelques cours de base en Economie.

2. " Le traumatisme de l'hyperinflation de 1923 "

Jamais une véritable politique Keynesienne intelligente, appliquée au bon moment [c'est plus simple à dire qu'à faire] n'a évidemment conduit à une hyperinflation ! Par contre, une faillite d'un Etat emprisonné dans une monaie indévaluable comme l'Euro, c'est à voir...

3. « Sans consommation, pas d'inflation ! »

Quel niveau....

4. " Vers une déflation à la japonaise ? "

Il vaudrait mieux regarder du coté de la Chine !

5. " « l'économie du bonheur » ! ! ! ! !

Il faut faire payer le pauvres ! Qu'on le veuille ou non, il n'y a pas d'autres solutions. Tous le reste, c'est du populisme.

6. " La résistible hausse des prix agricoles [et de l'Energie]. "

Pour ce qui est prix agricoles, je ne sais pas. Mais, pour ce qui est de l'Energie, oui je sais - et c'est un problème dont on devrait se préoccuper, car il va un jour pas trop lointain nous tomber en plein sur le coin de la gueule.

7. « Les énergies nouvelles permettront-elles de désamorcer la bombe du prix des hydrocarbures ? »

NON, bien sur ! Si on ne veut pas mourrir idiot, on peut lire " Transition énergétique pour tous : Ce que les politiques n'osent pas vous dire (Livre originellement publié sous le titre : Changer le monde. Tout un programme !) " de Jean-Marc Jankovici [il est, comme Maurice Allais, Polytechnicien, mais, Johan, ça n'est pas une tare incurable d'avoir un esprit scientifique, comme vous le pensez].

8. « La résistible hausse des prix agricoles : villes contre campagnes ? »

C'est surtout dans l'hypothèse où le réchauffement climatique réduiraient la production agricole qu'il y aurait des problème ; ici comme souvent ailleurs, ce sont des décisions politiques dirigistes et des planifications contraignantes à l'échelle de la planète qui pourraient encore [on peut toujours rêver...] avoir un effet, et éviter le drame pourtant évitable qui est en train de se mettre en place sous nos yeux, seulement INVISIBLE aux yeux des IDEOLOQUES HYSTERIQUES, EXTREMISTES ET FANATIQUES.

Les autres regardent le Spectacle du Monde avec un regard désabusé.

9. « Dette publique et tentation de l'inflation »

Allons, allons, au moment " où les efforts de l'Espagne commencent à porter leurs fruits... "

Rendez-vous dans 6 mois, ou dans 2 ans ?

Par un même type de raisonnement [1.5 % de croissance au premier trimeste 2011], le distingué économiste d'Antenne 2 François Lenglet [licencié en Français moderne et en philosophie] prévoyait pour la politique économique de Nicolas Sarkozy une croissance sur l'année 2011 de 6 % ! Elle fut, de mémoire, de 0.1 %...

10. « Prix des actifs : Connectés ou déconnectés ? »

« l'explosion éventuelle de la bulle financière menace de détruire de la liquidité et de la richesse », affirme Pascal Blanqué, explosion éventuelle que beaucoup d'économistes verraient bien, en fonction des indications lues dans leur boulle de christelle, pour le printemps prochain.

Spéculateurs, c'est le moment de vendre pour avoir le moment venu des liquidités :

L'EXPLOSION DES BULLES FINANCIERES EST TOUJOURS LE MEILLEUR MOMENT POUR PIQUER AUX PETITS VIEUX
ET A TOUS LES PETITS EPARGNANTS QUI ONT OPTE POUR LA CONSTITUTION D'UNE RETRAITE PAR CAPITALISATION

TOUTES LEURS ECONOMIES !

Johan, êtes-vous, comme moi, fin prêt, vous aussi ?

Cordialement.

En réponse à un message antérieur du 7 févr. 14 10:48:02 GMT+01:00
Dernière modification par l'auteur le 7 févr. 14 10:52:02 GMT+01:00
Un "oubli" ou une ignorance de ma part ?
Vous avez l'air de vous y connaître bien mieux que moi...
Et, lorsqu'un sujet m'intéresse, dois-je passer outre sous prétexte que l'ouvrage qui le traite appartiendrait à telle ou telle catégorie, serait rattaché à tel ou tel mouvement, qui serait lui-même affilié plus ou moins à tel ou tel parti politique ?
Si on procède ainsi, surtout en Economie, on ne s'en sort pas, car tout auteur peut assez facilement être assimilé à tel ou tel mouvement...

Et puis, je n'ai pas l'obsession, comme vous de la politique. Je ne ramène pas tout au politique. On peut aussi lire les réflexions d'auteurs qui sont avant tout des chercheurs ou praticiens dans leur domaine et font état de leurs travaux, sans se mêler d'ailleurs de politique (puisqu'il n'en est ici nullement question).
Ajoutons que vous avez tort de penser unicité ("unique groupe de réflexion"). Par nature, la richesse du débat et des points de vue réside dans leur diversité. Tout le monde ne peut être, comme vous, magnanime et sûr à 100% de la supériorité de ses idées. Et il est heureux !

Dernière précision : qui vous dit que, moi-même, j'aurais la moindre chose à voir avec l'UMP ? Je n'en suis nullement adhérent, n'y songe pas, ne m'y intéresse pas. Le registre qui m'intéresse est celui des idées (économiques, philosophiques, etc.), mais pas de la politique au jour le jour (même si je la suis, bien sûr, avec intérêt, comme beaucoup de gens).

En réponse à un message antérieur du 7 févr. 14 11:17:58 GMT+01:00
Votre deuxième message s'est intercalé avec ma réponse au premier...
Au sujet de ce dernier, donc : Heureusement, L. ROBERT, que vous vous chargez de me donner quelques leçons de base en Economie, vous l'éminent scientifique. J'en ai bien besoin, en effet. Qu'on vous en rende grâce !

En réponse à un message antérieur du 7 févr. 14 11:19:36 GMT+01:00
L. ROBERT dit:
Merci.

En réponse à un message antérieur du 7 févr. 14 12:25:59 GMT+01:00
Dernière modification par l'auteur le 7 févr. 14 14:06:17 GMT+01:00
L. ROBERT dit:
" Qui vous dit que, moi-même, j'aurais la moindre chose à voir avec l'UMP ? "

Mais, Johan, je n'ai jamais dit cela !

En fait, l'UMP est depuis toujours une " Auberge espagnole " qui, comme la défunte " Action Française ", réunit les trois courants de " la Droite " française. A moins que vous ne soyez " de Gauche " - ce qui m'étonnerait fort puisque, en France, " la Gauche " n'existe plus - je crois que tout le monde aura compris que vous êtes un Idéologue " de Droite ". Selon la Loi française, ça n'a heureusement évidemment rien de répréhensible !

-----

Puisque, Johan, vous me semblez toujours n'avoir rien compris avec l'échiquier politique français, et puisque par suite vous m'y incitez, pour ce qui est " des Droites " en France, je vous rapelle que je parts des définitions qu'en donne René Rémond dans " Les Droites en France ", que je reformule comme suit :

1. La " Droite réactionnaire " dérive de la " Droite légitimiste " du XIXème siècle, elle-même issue de la " Droite contre-révolutionnaire ", " Droite réactionnaire " dont les fondateurs en France furent le comte Joseph de Maistre et le vicomte Louis-Gabriel-Ambroise de Bonald, " Droite réactionnaire " dont la Valeur suprême est " la Naissance ", " Droite réactionnaire " que rejoignirent des Libéraux effrayés par la naissance en France de " la Gauche " des 22 au 26 juin 1848, " Droite réactionnaire " qui adopta alors le Libéralisme économique de Frédéric Bastiat tout en rejetant en rejetant le Libéralisme politique des Lumières, " Droite réactionnaire " qui s'engagea massivement dans la collaboration avec l'occupant durant la seconde Guerre Mondiale, " Droite réactionnaire " dont le Grand Homme du XXème siècle fut Philippe Pétain, " Droite réactionnaire " qui est aujourd'hui " Ultra-Libérale " sur le plan économique (et conservatrice comme toujours au plan des moeurs, et toujours extrêmement réactionnaire au plan politique), " Droite réactionnaire " qui est l'équivalent européen (car elle existe dans tous les pays d'Europe) des " néo-cons "américains, " Droite réactionnaire " atlantiste donc anti-européenne comme l'immense majorité de la classe politique française et européenne actuelle, " Droite réactionnaire " qui ne s'est ralliée en France à la République, et en Europe à la Démocratie [sous l'impulsion impérative des Américains], qu'en 1945 ; des Hommes politiques représentatifs de cette " Droite réactionnaire " [aussi appelée " Extrême-Droite "] sont actuellement en France :

- Nicolas Sarkozy [mais pas Jacques Chirac, "Droite gaullienne " !], probable futur Président de la République [2017-2022], qui sera élu sur un programme économique " Ultra-Libéral " [Bidon] et une Magie du Verbe xénophobe époustouflante, Président de la République qui continuera à faire perdurer en Fanfare et dans l'Enthousiasme [Vive la France !] le naufrage européen commencé en 1975 suite à l'adoption catastrophique par l'Europe du Libéralisme en général [adoption du Libéralisme s'étant traduit PAR L'ANEANTISSEMENT QUASI-INSTANTANE DES " TRENTE GLORIEUSES " (que certains CONTINUENT d'attribuer au " choc pétrolier " !), PAR LA DESTRUCTION DES L'INDUSTRIE EN EUROPE, PAR LA DESTRUCTION DES EMPLOIS EN EUROPE, PAR LA DESTRUCTION DE LA CROISSANCE EN EUROPE, PAR LE DEBUT DE L'APPARITION DU CHOMAGE DANS TOUS LES PAYS EUROPENENS, chômage qui constitue un véritable cancer qui DETRUIT lentement et de façon quasi-irréversible LA SOCIETE EUROPENNE, PAR LE DEBUT DE L'APPARITION DE L'ENDETTEMENT DE TOUS LES PAYS EUROPENENS, PAR L'IMPOSSIBILITE, SUITE A L'ADOPTION DE L'EURO PAR UN GRAND NOMBRE DE PAYS EUROPENNS, DE TOUTE RELANCE ECONOMIQUE EN ENROPE, ET DONC EN PARTICULIER EN FRANCE. A ce sujet, voir en particulier l'ouvrage du (seul) Prix Nobel d'Economie français Maurice Allais « La mondialisation, la destruction des emplois et de la croissance : L'évidence empirique » publié en 1999 et qui reprend et développe une thèse qu'il avait déjà publié en 1994 « Combats pour l'Europe, 1992-1994 »] et le naufrage concomitant de la France en particulier ;

- Jean-Marie Le Pen [mais PAS Marion Anne Perrine Le Pen, "Droite gaullienne " !] ;

- Jean-François Copé [mais PAS François Fillion, " Droite libérale "] ;

- Brice Hortefeux ;

- Christine Boutin ;

- Alain Madelin ;

- Marion Maréchal-Le Pen ;

- Patrick Buisson ;

- Michèle Tabarot ;

- Bruno Gollnisch ;

- Nadine Morano ;

- Bruno Mégret ;

- Marie-Claude Bompard ;

- Claude Guéant.

NB : Croyez-vous vraiment, Joahn, que tous ceux qui ont voté pour Jean-Marie Le Pen en 2002, pour Nicolas Sarkozy en 2007 et qui voteront Nicolas Sarkozy en 2017 avaient ou auront conscience de voter pour la " Droite réactionnaire ", alias " l'Extrême-Droite " ? Allons, allons...

2. La " Droite gaullienne " [ou " Droite gaulliste ", ou " Droite autoritaire "], qui dérive de la " Droite bonapartiste " du XIXème siècle, " Droite gaullienne " dont la Valeur suprême est " la Valeur personnelle ", " Droite gaullienne " qui s'engagea dès le premier jour dans la Résistance à l'occupant durant la seconde Guerre Mondiale, " Droite gaullienne " dont le Grand Homme du XXème siècle fut le Général Charles de Gaulle, " Droite gaullienne " européenne car anti-atlantiste - contrairement donc l'immense majorité de la classe politique française et européenne actuelle - " Droite gaullienne " favorable à une République présidentielle, " Droite gaullienne " dont les ennemis les plus féroces sont la " Droite réactionnaire " et la " Droite libérale " [mais aussi " la Gauche " quand elle existait], " Droite gaullienne " dont les représentant politiques actuellement les plus en vue sont :

- [Jacques Chirac] ;

- Dominique Marie François René Galouzeau de Villepin [Michèle Alliot-Marie a, elle, été " éliminée ", sans doute pour toujours] ; après s'être dégonflé aux dernières Présidentielle, Dominique Marie François René Galouzeau de Villepin me semble maintenat " grillé " ;

- Nicolas Dupont-Aignan [qui semble persister, mais - à mon sens - n'a pas la carrure d'un Homme d'Etat] ;

- Marion Anne Perrine Le Pen, de la " Droite gaullienne "contrairement aux cadres de son parti, le Front National, qui sont cadres dans leur immense majorité de la " Droite réactionnaire " ; présentant le seul programme économique non intégralement libéral [Protectionnisme aux Frontières de l'Europe face aux Pays à bas coûts ; Dévaluation monétaire par sortie de l'Euro ; Grands programmes " gaulliens" de Hautes technologies...], Marion Anne Perrine Le Pen sera battue en 2017 au second tour par le programme économique Ultra-Libéral [bidon] et la Magie du Verbe xénophobe époustouflante de Nicolas Sarkozy.

3. La " Droite libérale " (dite « orléaniste » au XIX siècle, favorable à une Monarchie constitutionnelle et qui, pendant la Révolution française, vota la mort de Louis XVI), " Droite libérale " qui a comme Valeur Suprême " l'Argent" , " Droite libérale " opportuniste et de façon générale peu engagée sur les grands problèmes de son temps, " Droite libérale " en majorité pétainiste pendant l'Occupation mais qui retourna sa veste immédiatement après le Débarquement, " Droite libérale " atlantiste donc anti-européenne comme l'immense majorité de la classe politique française et européenne actuelle, " Droite libérale " qui s'était ralliée à la République dès 1877, " Droite libérale " dont les représentants les plus célèbres au XX siècle ont été Robert Schuman et Jean Monnet, " pères " du Plan Charbon-Acier, du Plan Euratom et fossoyeurs de l'Europe politique [logique : ils étaient Libéraux !], " Droite libérale " qui, avec les autres " Droite Libérale " européennes, a imposé le Libéralisme à l'Europe de l'Ouest toute entière à partir de 1975 [adoption du Libéralisme s'étant traduit PAR L'ANEANTISSEMENT QUASI-INSTANTANE DES " TRENTE GLORIEUSES " (que certains CONTINUENT d'attribuer au " choc pétrolier " !), PAR LA DESTRUCTION DES L'INDUSTRIE EN EUROPE, PAR LA DESTRUCTION DES EMPLOIS EN EUROPE, PAR LA DESTRUCTION DE LA CROISSANCE EN EUROPE, PAR LE DEBUT DE L'APPARITION DU CHOMAGE DANS TOUS LES PAYS EUROPENENS, chômage qui constitue un véritable cancer qui DETRUIT lentement et de façon quasi-irréversible LA SOCIETE EUROPENNE, PAR LE DEBUT DE L'APPARITION DE L'ENDETTEMENT DE TOUS LES PAYS EUROPENENS, PAR L'IMPOSSIBILITE, SUITE A L'ADOPTION DE L'EURO PAR UN GRAND NOMBRE DE PAYS EUROPENNS, DE TOUTE RELANCE ECONOMIQUE EN ENROPE, ET DONC EN PARTICULIER EN FRANCE. A ce sujet, voir en particulier l'ouvrage du (seul) Prix Nobel d'Economie français Maurice Allais « La mondialisation, la destruction des emplois et de la croissance : L'évidence empirique » publié en 1999 et qui reprend et développe une thèse qu'il avait déjà publié en 1994 « Combats pour l'Europe, 1992-1994 »], " Droite libérale " qui n'aura pas de représentant au second tour de la Présidentielle de 2017, " Droite libérale " qui, avec " la Gauche " (" socialiste " et " communiste " !) et " l'Extrême-Gauche " (" trotskiste " !), appellera - au sein du " Front Républicain et Sacré " - à voter Nicolas Sarkozy [" Le Fascisme ne passera pas ! "], " Droite libérale " dont les représentants actuels les plus en vue sont [liste non-exhaustive !] :

- [Valery Giscard d'Estaing] ;

- Francois Fillon ;

- François Bayrou ;

- François Hollande ;

- Jean-Louis Borloo ;

- Cécile Duflot ;

- Anne Hidalgo ;

- Bertrand Delanoe ;

- Jean-Pierre Raffarin ;

- Michel Roccard ;

- Daniel Cohn-Bendit ;

- Christine Lagarde ;

- Manuel Valls ;

- Jérôme Cahuzac ;

- Nathalie Kosciusko-Morizet ;

- Gérard Larcher ;

- Laurent Fabius ;

- Gérard Longuet ;

- Bruno Le Maire ;

- Edith Cresson ;

- Pierre Lellouche ;

- Jack Lang ;

- Valérie Pécresse ;

- Francis Mer ;

- Bernard Tapie ;

- Vincent Peillon ;

- Dominique Strauss-Kahn ;

- Éric Woerth ;

- Dominique Bussereau ;

- Thierry Breton ;

- Hervé Morin ;

- Christian Jacob ;

- Xavier Emmanuelli ;

- Christian Sautter ;

- Laurent Wauquiez ;

- Lionel Jospin ;

- Edmond Alphandéry ;

- Jean-Pierre Jouyet ;

- Dominique Perben ;

- Jean Arthuis ;

- Fleur Pellerin ;

- Xavier Darcos ;

- François Loos ;

- Patrick Devedjian ;

- Jacques delors ;

- Jacques Toubon ;

- François Baroin ;

- Jean-Yves Le Drian ;

- Nicolas Hulot ;

- Bernard Kouchner ;

- Jean-Marc Ayrault ;

- Bernard Pons ;

- Paul Quilès ;

- Michel Sapin ;

- Allain Juppé ;

- Ségolène Royal ;

- Michel Barnier ;

- Pierre Méhaignerie ;

- Harlem Désir ;

- Jean Glavany.

PS : Johan, j'ai dû en oublier beaucoup ! Bon, mais les principaux Hommes politiques libéraux me semblent y figurer ; bien entendu, si on ajoutais tous les journaleux libéraux, je dépasserais les capacités de la mémoire de mon ordinateur...

---

Et " la Gauche ", Johan, me direz-vous ?

- Jean-Luc Mélenchon est un CON - je n'ai JAMAIS dit autre chose [même si, d'une certaine façon, je le regrette...] ;

- En France et en Europe, TOUTE la Classe politique socialiste s'est ralliée au Libéralisme [le PS entre 1980 et 2000 ; les PS européens entre 1950 et 1980], et a donc rejoint " la Droite libérale " traditionnelle ;

- En France et en Europe, il n'y a pratiquement PLUS de classe politique " de Gauche " [le PCF est mort entre 1970 et 1990 - il est aujourd'hui ectoplasmique ; la " Gauche " du PS [les " Sociaux-Démocrates " - les vrais !] est réduite à un seul homme (Benoist Hamon - rien à voir avec Vincent Peillon !) - avec, peut-être, il est vrai, qui sait, Martine Aubry ( ?) - et le " parti de Gauche " réduit à quelques fossiles grabataires que l'on n'ose plus montrer].

-----

Bon, il n'est pas difficile de comprendre que vous, Johan, appartenez à la " Droite réactionnaire " !

Quant à Christelle, je jurerais que ses sympaties vont à la " Droite libérale "...

Moi, bien sûr, j'appartiens à la " Droite gaullienne " - celle que tout le monde exècre.

---

Finalement, l'essentiel n'est-il pas de ne pas être dupe, et d'être en accord avec soi-même ?

Cordialement.

PS : Le Libéral-Socialisme est à la " Droite libérale " ce que le " National-Socialisme " est à la " Droite réactionnaire ".

En réponse à un message antérieur du 7 févr. 14 12:44:14 GMT+01:00
Sniffff...

En réponse à un message antérieur du 7 févr. 14 13:26:06 GMT+01:00
Dernière modification par l'auteur le 7 févr. 14 13:59:06 GMT+01:00
L. ROBERT dit:
Tous cela est, en effet, bien triste, Johan, je ne vous le fait pas dire...

Cordialement.

En réponse à un message antérieur du 8 févr. 14 15:10:58 GMT+01:00
Dernière modification par l'auteur le 8 févr. 14 15:12:09 GMT+01:00
Bravo à ce débat de haute volée et instructif; j'ai le mérite de faire court, mais ç fait un peu piteux; il faut reconnaître qu'après ça, on n'a plus rand chose à dire!Je reconnaît l'intérêt de ce commentaire: bravo!
PS: je pense comme vous au sujet de votre réponse du 7 février dernier!
‹ Précédent 1 Suivant ›

Détails de l'évaluation

Article

4.0 étoiles sur 5 (1 commentaire client)
5 étoiles:    (0)
4 étoiles:
 (1)
3 étoiles:    (0)
2 étoiles:    (0)
1 étoiles:    (0)
 
 
 
EUR 16,00
Ajouter au panier Ajouter à votre liste d'envies
Commentateur

Johan Rivalland
(TOP 100 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   

Lieu : LEVALLOIS-PERRET France

Classement des meilleurs critiques: 65