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"Le" musicien de Louis XIII, 8 novembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Boesset - "Je meurs sans mourir" : Airs de cour et musiques de ballets sous Louis XIII (CD)
Anthoine Boësset, "Airs de cour et entrées de ballets", Vincent Dumestre, Le Poème Harmonique, 1 CD Alpha, 2003. (Le CD se trouve également dans un coffret de trois, avec ceux consacrés à Guédron et Moulinié, sous le titre "Si tu veux apprendre les pas à danser...") En 1620, à la mort de Pierre Guédron, dont il avait épousé la fille, Anthoine Boësset (v.1586 - 1643), lui succéda, ayant reçu la survivance de sa charge de compositeur de la Chambre du roi. Collaborateur de son beau-père, de Moulinié et d'autres pour tous les ballets créés à la cour, de celui de "La délivrance de Renaud" (1617) au "Ballet de la félicité" (1639), Boësset fut le compositeur préféré de Louis XIII, qui l'annoblit, et le musicien le plus admiré de son temps. C'est un subtile et admirable mélodiste qui mit en musique les plus grands poètes de son temps (Boisrobert, Racan, Tristan l'Hermite, Théophile de Viau) dans une polyphonie somptueuse qui ne se refuse ni les rythmes marqués ni le franc comique, et l'un des premiers en France à avoir employé la basse continue. Les musicologues lui reprochent de s'être éloigné du courant dramatique dans lequel s'était engagé Pierre Guédron et d'avoir ainsi retardé l'apparition de l'opéra en France. Ne peut-on pas penser, au contraire, que si Boësset fut tant admiré, en son temps, c'est que ses airs, encore longtemps chantés et publiés après sa mort, correspondaient à l'attente du pubic, exactement comme la tragédie en musique de monsieur de Lully réussira, en son temps, parce que le public, longuement préparé, sera apte à la recevoir. Mais avec des "si"... Ce CD nous propose moitié-moitié entrées de ballets et airs de cour, ceux-ci chantés en ancien français restitué, comme toujours avec Le Poème Harmonique, par Claire Lefilliâtre, "dessus", Bruno Le Levreur, "haute-contre", Jean-François Novelli, "taille", Arnaud Marzorati, "basse-contre". A écouter dans le recueillement, de préférence, à mon goût, casque sur les oreilles, pour apprécier pleinement tous les raffinements de cette musique savante et grâcieuse.
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Boesset - "Je meurs sans mourir" : Airs de cour et musiques de ballets sous Louis XIII B0002197TC
Le Poème Harmonique
Alpha
Boesset - "Je meurs sans mourir" : Airs de cour et musiques de ballets sous Louis XIII
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"Le" musicien de Louis XIII
Anthoine Boësset, "Airs de cour et entrées de ballets", Vincent Dumestre, Le Poème Harmonique, 1 CD Alpha, 2003. (Le CD se trouve également dans un coffret de trois, avec ceux consacrés à Guédron et Moulinié, sous le titre "Si tu veux apprendre les pas à danser...")
En 1620, à la mort de Pierre Guédron, dont il avait épousé la fille, Anthoine Boësset (v.1586 - 1643), lui succéda, ayant reçu la survivance de sa charge de compositeur de la Chambre du roi. Collaborateur de son beau-père, de Moulinié et d'autres pour tous les ballets créés à la cour, de celui de "La délivrance de Renaud" (1617) au "Ballet de la félicité" (1639), Boësset fut le compositeur préféré de Louis XIII, qui l'annoblit, et le musicien le plus admiré de son temps. C'est un subtile et admirable mélodiste qui mit en musique les plus grands poètes de son temps (Boisrobert, Racan, Tristan l'Hermite, Théophile de Viau) dans une polyphonie somptueuse qui ne se refuse ni les rythmes marqués ni le franc comique, et l'un des premiers en France à avoir employé la basse continue. Les musicologues lui reprochent de s'être éloigné du courant dramatique dans lequel s'était engagé Pierre Guédron et d'avoir ainsi retardé l'apparition de l'opéra en France. Ne peut-on pas penser, au contraire, que si Boësset fut tant admiré, en son temps, c'est que ses airs, encore longtemps chantés et publiés après sa mort, correspondaient à l'attente du pubic, exactement comme la tragédie en musique de monsieur de Lully réussira, en son temps, parce que le public, longuement préparé, sera apte à la recevoir. Mais avec des "si"...
Ce CD nous propose moitié-moitié entrées de ballets et airs de cour, ceux-ci chantés en ancien français restitué, comme toujours avec Le Poème Harmonique, par Claire Lefilliâtre, "dessus", Bruno Le Levreur, "haute-contre", Jean-François Novelli, "taille", Arnaud Marzorati, "basse-contre".
A écouter dans le recueillement, de préférence, à mon goût, casque sur les oreilles, pour apprécier pleinement tous les raffinements de cette musique savante et grâcieuse.
Roger Dominique Maes
8 novembre 2011
- Général:
5

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Détails de l'évaluation
Lieu : Bruxelles
Classement des meilleurs critiques: 12
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