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21 internautes sur 25 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Une des premières intégrales de l'histoire du disque, 5 décembre 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beethoven : les 32 Sonates pour piano (CD)
Wilhelm Backhauss fut avec Arthur Schnabell (qui fut le premier à enregistrer les 32 sonates de Beethoven) et Edwin Fisher, un de ces pianistes qui décida de revenir à une rigueur plus académique dans l'interprétation des classiques de l'oeuvre pour piano (comme Maria Callas le fit plus tard pour l'opéra).
En effet dans les années 30 certains pianistes virtuoses prirent certaines libertés avec les partitions et quelques fois les interprétations (de Chopin notamment) n'avaient qu'un lointain rapport avec les oeuvres telles que les compositeurs les avaient concues.
Tout cela pour dire qu'il ne faut pas s'attendre à la moindre fantaisie dans ces interprétations d'un pianiste qui fut souvent critiqué pour ses vues dogmatiques mais à qui il faut reconnaitre un touché et une vision de l'oeuvre hors du commun.
Cette intégrale risque de paraitre un peu austère pour ceux qui sont habitués à celles de Nat et Kempff.
De plus Backhauss a pris l'option de ne jouer que rarement les reprises ce qui fait que certaines sonates nous paraissent un peu "courtes".
Ses restrictions misent à part, on sent ici un respect quasi religieux pour Beethoven de la part du grand pianiste et certaines sonates en sont transfigurées.
On pourra regretter un certain manque de poésie mais cela n'était pas dans les vues de Backhauss.
Cela reste tout de même un des grandes intégrales encore disponibles avec Nat, Kempff, Brendel III et Arrau.
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Afficher les messages 1-6 sur 6 de cette discussion.
Message initial: 2 mars 11 16:22:30 GMT+01:00
Selon moi, les reprises d'exposition fnt partie intégrante de l'oeuvre, puisque dans cerains cas les compositeurs les omettent expressément ou les réécrivent (reprise variée: c'est C.P.E. Bach le premier classique notable à en avoir fait usage). Donc, un interprète qui ne repecte pas la reprise de l'exposition lorsqu'elle est indiquée par le compositeur ne peut être considéré comme ayant un 'respect religieux' pour une oeuvre. La musique est un art qui s'inscrit dans le temps. Reprendre ou ne pas reprendre lexposition (ou tout autre partie, comme dans les menuets par exemple) est un acte qui maodifie de façon majeure l'équilibre des parties et donc la structure de l'oeuvre. C'est cent fois plus important que l'interprétation de tel ou tel détail. Il suffit d'écouter une forme sonate (de Beethoven ou de n'importe quel d'autre GRAND compositeur) avec puis sans reprise (ou l'inverse) pour réaliser que l'on a en pratique deux ouvres musicales différentes.
Si grand que soit l'interprète, il n'égalera jamais le compositeur et doit donc rester au service de ce qu'il a écrit.

En réponse à un message antérieur du 24 juin 11 03:30:54 GMT+02:00
Dernière modification par l'auteur le 24 juin 11 03:50:12 GMT+02:00
Vous savez bien qu'à l'époque du 78 tours, et même après, par habitude, on n'enregistrait pas les reprises pour des raisons de durée. Rien à voir avec le respect de l'oeuvre. D'ailleurs, les reprises faisaient partie d'un usage et les compositeurs écrivaient rarement qu'il fallait les faire, bien sûr, dans le cas d'une reprise variée. A plus forte raison pour la grande reprise. De bonne foi, les interprètes de la première moitié du XXe siècle ne les faisaient donc pas, ou rarement. Progressivement, la reprise fut considérée comme de l'ordre d'un choix et non d'une nécessité : ainsi les réponses de Brahms à ceux qui lui demandaient s'il fallait faire les reprises de ses oeuvres; il répondait que ça dépendait de la possibilité qu'on avait de les écouter souvent ou pas. Il y a en fait, un continuum historique entre l'époque des grandes reprises systématiques à l'époque de l'absence de reprise. Quand rien n'est exigé, l'interprète n'est donc pas très avancé.
Plus qu'à des nécessités de structure ou d'équilibre, totalement hypothétiques et qui font partie du ressenti subjectif, l'existence des reprises venait de ce que les auditeurs avaient moins d'occasion d'entendre les oeuvres que nous, qui avons des disques. Le bissage de certains mouvements avait le même rôle. Dans certains cas, on peut même se demander, mais ça aussi c'est subjectif, si la reprise n'est pas néfaste à la structure ou à sa perception : l'Allegro non troppo de la 2e symphonie de Brahms est un bon exemple.

En réponse à un message antérieur du 24 juin 11 21:33:48 GMT+02:00
NOn, cher ami, ce n'est pas tout à fait exact, selon moi. Il est vfrai que des auteurs comme C.P.E. Bach se sont fait une spécialité de la 'reprise variée'. IL est vrai que certains compositeurs l'écrivent par pur académisme. Mais il est vrai aussi que les compositeurs qui n'en veulent pas ne l'écrivent pas. Dans beaucoup de cas - Beethoven en particulier, très conscient des équilibres entre zones tonales - réécrit uniquement les transitions; de dominante à tonique la première fois, de dominante au ton par lequel il choisit de démarrer le développement lors de la reprise. Or, certains interprètes, abandonnant la reprise, suppriment donc les mesures écrites par Beethoven, dont l'intention était claire !!!! J'ajouterai plu subtilement que, dans certains cas, l'étude de la réexposition (et de la codda) montrent qu'lles tirent leur équilibre au sein du mouvement de la fameuse reprise. Je pense donc qu'il faut être prudent en fonction de l'écriture de l'oeuvre et du compositeur. je suis prêt à accorder que, même chez Mozart, si subtil architecte, certaines reprises relèvent de l'académisme pur et simple. Amicalement.
PS - Vous aurez compris que je les joue toujours ........

En réponse à un message antérieur du 25 juin 11 16:57:44 GMT+02:00
Dernière modification par l'auteur le 25 juin 11 18:28:05 GMT+02:00
Très bien, avec de tels exemples, votre réponse est convaincante. Je crois néanmoins qu'on ne peut pas en vouloir aux interprètes formés à l'époque du 78 tours, où deux minutes supplémentaires, c'était un disque de plus.
D'un point de vue pratique, je me demande si la 97e Symphonie de Haydn par Hermann Abendroth serait meilleure si la reprise était observée. En sens inverse, j'observe que pendant les années 30, les Pro Arte allaient le plus vite possible dans l'opus 1 n° 1, en prenant tous les raccourcis possibles, alors que pour l'opus 77, ils faisaient la reprise de l'exposition : considération supérieure pour les chefs-d'oeuvre ? Je prends volontairement des exemples dans la musique du XVIIIe siècle, époque où on faisait le maximum de reprises.

En réponse à un message antérieur du 26 juin 11 21:09:11 GMT+02:00
NOn bien sûr il n faut en vouloir à parsonne. Nous sommes bien d'accord que chaque oeuvre est un cas particulier. Il est clair que l'on en peut mettre sur le même plan les quatuors op. 1 de Haydn, et ceux de l'op. 77, où l'équilibre achitectural est extrêment subtil, et où l'on voit naître des "tuliages" - comme l'on dirait aujourd'hui - om la transition nette entre déb veloppement et réexposition est escamotée au profit d'un continuum dans lequel il faut regarder la partition à plusieurs fois pour voir qu'il y a effetivement un point de transition, et où (Charles Rosen, des ses remarquables ouvrages, en donne un excellent exemple, justement à propos d'un finale de l'op 77 si mes souvenirs sont bons.

En réponse à un message antérieur du 29 avr. 13 10:31:27 GMT+02:00
Dernière modification par l'auteur le 29 avr. 13 10:39:13 GMT+02:00
Nicolas dit:
Cher Gérard et Peire,

Très intéréssante discussion. Cette question des reprises est fascinante et certains interprètes connus pour être "religieux du texte" peuvent parfois les omettre de facon troublante. Je pense notamment à Gustav Leonhardt dans les Variations Goldberg qui a "snobé" les reprises systématiquement.

Quant à Backhaus, sans remettre en cause la probité, la hauteur de vue et la rigueur intellectuelle du personnage, il semble maintenant établi que. au delà de la question des reprises, son respect du texte était assez relatif. Je me souviens d'une émission du jardin des critiques où les critiques "en aveugles" étaient sortis étonnés que la version qu'il avait critiquée était de Backhaus tant il avait notés des intonations "à contre texte". Pour moi (et ce n'est pas un gage de vérité compte tenu de mes compétences), des approches, qui peuvent appraître plus iconoclastes au premier abord, comme celle de Friedrich Gulda sont peut-être plus respectueuses du texte.

Mais bien sûr, liberté avec le texte ne rime pas avec médiocrité quand on s'attarde sur les intentions du compositeur. Claudio Arrau disait par exemple qu'il n'avait pas simplement joué les sonates de Beethoven mais avait plutôt fait un vrai travail de reconstruction et le résultat est vraiment admirable... Mais bien sûr sans rigueur, les libertés de l'interprète tournent (trop) souvent au grand n'importe quoi, et il y a de "bons" exemples.

Cela dit, sans être mon préféré, ce Beethoven de Backhaus commence à m'intérésser de plus en plus dans cette droiture et ces angles qui dépassent les tentations de pianisme complaisant qui guettent même les plus grands pianistes.
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