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5.0 étoiles sur 5 Le retour de la bête !, 12 juin 2012
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Ce commentaire fait référence à cette édition : The industrialist ltd edition (CD)
S'il y a bien un groupe dont je n'attendais plus grand chose aujourd'hui, en 2012, c'est bien Fear Factory. Et pourtant, je l'ai aimé, ce groupe, à l'époque des fabuleux Demanufacture et Obsolete. J'ai même fait partie de la poignée de fans français qui les a accueillis à l'Arapaho en 1995 pour un concert mémorable. Puis un "Digimortal" bien décevant a fait tomber le groupe de son piédestal. Groupe qui est parti en quenouille à partir de cette époque, avec le départ puis le retour de Burton C. Bell et le départ, réel celui-là, de Dino Cazares. Le bassiste Christian Olde Wolbers avait alors repris la guitare et Fear Factory avait signé un retour sympa mais sans plus en 2004 avec "Archetype", en tout cas bien loin des deux bombes citées plus haut. Depuis, deux albums ont encore vu le jour et, malgré le retour de Dino Cazares au bercail, je dois dire que, pour moi en tout cas, tout ça manquait cruellement d'intérêt. Bref, un grand groupe de mort, un de plus'

Et voilà que cette année, le miracle a lieu. Miracle qui a pour nom "The Industrialist". Enfin, le combo de Los Angeles s'est souvenu qu'il était l'un des précurseurs d'un Death Metal Indus de haute volée. Enfin, le groupe a retrouvé la recette pour composer des morceaux dignes d'intérêt ("The Industrialist"). Enfin, Burton s'est rappelé qu'il pouvait chanter de manière hyper agressive mais aussi de manière mélodique. Et même s'il n'a plus la fluidité de l'époque, il est encore capable de belles envolées pour nous concocter des refrains marquants ("Recharger", "New Messiah") appuyés par des nappes de synthés ("Difference Engine") et ça manquait ces derniers temps. Le groupe a enfin retrouvé le sens de la mélodie. Les synthés puisqu'on en parle : Fear Factory s'est souvenu qu'ils étaient là pour appuyer le propos, le rendre encore plus froid, plus clinique ("Depraved Mind Murder"). Synthés de nouveau tenus par le complice des grandes heures, Rhys Fulber. Enfin, Dino s'est souvenu que ses riffs de machine pouvaient faire des dégâts considérables ("Difference Engine", "Virus of Faith"). Enfin, Fear Factory s'est rappelé qu'il avait le droit d'innover, de prendre des risques en mettant encore plus d'indus dans sa musique ("God Eater" ' un titre qui fait fortement penser à du Pitch Shifter, on y revient plus bas') Enfin de la variété d'un morceau à l'autre ! Finie l'impression d'écouter cinq fois le même titre.
Apparemment, les parties de batterie ont été programmées pour cet album (Gene Hoglan a quitté le groupe juste avant l'enregistrement). On pourrait penser que la frappe d'un vrai batteur manque (d'autant que Gene ou son prédécesseur, Raymond Herrera, avaient une sacrée présence) mais le beat quasi inhumain de la batterie chez ce groupe se prête à ce genre de pratique. Ceci dit, aucune inquiétude, le groupe a déjà retrouvé un batteur en la personne de Mike Heller (Malignancy, System Divide). A la basse, un autre nouveau venu, Matt DeVries (ex-Chimaira), remplace un Byron Stroud parti chez 3 Inches Of Blood (quelle erreur !) pour finir de construire une rythmique implacable, mi-humaine mi-robotique. Ce qui correspond finalement très bien à Fear Factory.
Vous l'avez compris, le groupe revient en très grande forme. L'usine de la peur est toujours capable, dans le même temps, de nous atomiser de riffs hypnotiques et de balancer des plages complètement planantes ("Religion is Flawed Because Man Is Flawed"), de nous clouer sur place par des rythmiques gargantuesques ("Disassemble") et de nous faire voyager dans un univers glacial où la machine règne en maître ("Human Augmentation", longue conclusion indus et spatiale de cette nouvelle aventure.)
L'édition digipack propose deux titres en plus. Un remix très indus du morceau "Difference Engine" (méconnaissable), moyennement intéressant si on n'apprécie que peu les remix indus, et une reprise du groupe anglais Pitch Shifter, "Landfill" (de l'album "Industrial", vous apprécierez le parallèle). Un groupe peu connu mais qui a contribué aux grandes heures du Death Indus au début des '90.

"The Industrialist" est tout simplement le meilleur album de Fear Factory depuis... "Obsolete" (c'est à dire quatorze ans !) Comme quoi, il ne faut jamais désespérer, tout arrive ! Avec des albums de ce type, les Américains vont vite retrouver leur place de leader. Maintenant, si ce syndrome pouvait toucher d'autres groupes américains ayant sortis de véritables bombes dans les années 90 et incapable de remettre ça depuis, ce serait l'apothéose !

Retrouvez cette chronique (et d'autres) sur le site "auxportesdumetal.com".
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Message initial: 16 juin 12 17:45:33 GMT+02:00
Barclau dit:
Encore d'accord, les deux albums que tu cites étaient phénoménaux! Toute ma jeunesse. Après on les a perdu, mais si ici on les retrouve, je fonce!

En réponse à un message antérieur du 16 juin 12 18:48:01 GMT+02:00
orion dit:
Salut !
Oui, tu peux foncer... c'est d'ailleurs ce que j'ai fait. Comme toi, je les avais perdu depuis Obsolete... et les revoilà ! Vraiment, la grosse surprise de l'année car je ne les attendais plus à ce niveau.
@+
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