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29 internautes sur 32 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 du solide, 30 mai 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Passion selon Saint-Matthieu (CD)
Première version de la Grosse Passion enregistrée par richter pour DG, et une des meilleures de la discographie malgré son caractère préhistorique (avant la révolution baroque des années 70 et les enregistrements "historiquement informés" sur instruments d'époque etc).
Tempi beaucoup plus lents que chez les baroqueux, et pourtant j'aime autant ce disque que celui de Gardiner, à qui ses détracteurs reprochent à l'inverse sa précipitation.
la version de richter a la religiosité, l'ampleur, la puissance des vieux enregistrements (ceux qui utilisent des instruments modernes...), et pourtant il fait figure de précurseur de la renaissance baroque qui a suivi. La sonorité des instruments est telle qu'on les croirait presque originaux, et les voix ont un peu de la clarté, de la transparence qui se sont imposées depuis (meme si dans cet enregistrement de 1958 certains solistes chantent encore un peu Bach comme si c'était de l'opéra).
la qualité de la prise de son stereo est parfaite, et les voix du choeur vous enveloppent et vous transpercent comme si elles vous parvenaient tout droit du ciel ou d'outre tombe. Si les versions récentes sont appréciées pour leur vivacité dramatique, celle ci n'a rien a leur envier sur ce point et malgré son côté posé, majestueux a l ancienne, on est littéralement submergé par les moments de fulgurance musicale qu'elles nous offre, au point d'avoir du mal a croire qu'il soit possible de faire sortir de telles sonorités d'un orchestre ou d'une (combinaison de) voix humaine(s).
malgré toutes leurs vertus, les versions actuelles courent le risque de paraitre parfois un peu plates ou artificielles, avec toute leur virtuosité sautillante et éthérée. Avec Richter c'est du solide, dans tous les sens du terme, sans aucun risque d'ennui pour autant. Peut-etre même moins grâce à ses récitatifs "chantés", et ce souffle, cette même vision qui anime l'oeuvre de bout en bout, au lieu d'avoir une alternance de morceaux de bravoures isolés et de longues plages plus lentes qui semblent completement déconnectées du reste.
Richter a donc vraiment sa place, aux côtés des Herrewwege, Harnoncourt, et Gardiner, et vous offrira en plus la joie d'un dépaysement, (re)découvrir un Bach peut-etre moins lumineux mais plus poignant, moins éthéré et plus viscéral, moins "joli", plus rugueux et plus empreint de terreur sacrée.

PS: vous pouvez trouver cette version de 1958 (collection The Originals... à ne pas confondre avec les versions jouées sur instruments originaux...) dans un coffret DG Archiv a peine plus cher comprenant les principales oeuvres sacrées de Bach, magnificat compris.
Référence: B00004SAAW
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Afficher les messages 1-3 sur 3 de cette discussion.
Message initial: 14 avr. 12 13:37:18 GMT+02:00
bridge7 dit:
c est vraiement la bonne version de saint matthieu ; magnifique......

En réponse à un message antérieur du 6 nov. 12 16:02:52 GMT+01:00
Dernière modification par l'auteur le 17 avr. 13 11:28:50 GMT+02:00
Du solide ? oui comme du pain noir étouffe-chrétien ! Tempo trop lent. Malgré toute ses qualités, ce chef, comme effrayé de la grandeur de JS Bach, n'a pas compris, comme moult de sa génération, que les fondations de la musique du Cantor reposent sur la danse et le corps...dommage

Publié le 15 avr. 13 00:05:02 GMT+02:00
Dernière modification par l'auteur le 13 mai 13 12:15:10 GMT+02:00
Gem'inga dit:
Bonjour Thomas,
Totalement d'accord avec votre commentaire. Parmi les différents enregistrements de la Passion selon Saint Matthieu que je connais, la version de Richter de 1958 est ma préférée aux côtés de celle de Leonhardt, découverte assez récemment et vraiment sublime elle aussi.
Malgré les différences importantes entre ces deux approches, et indépendamment des considérations techniques et historiques, le souffle et l'émotion passent au travers de chacune d'elles grâce à la puissante vision d'ensemble qui les sous-tend.
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