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La femme de fer !, 3 décembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Good Wife - Season 2 [Import anglais] (DVD)
Cette édition ne s'adresse qu'aux anglophones ! 2° saison pour la série-feuilleton de Michelle et Robert King produite par Ridley et Tony Scott, à nouveau en 23 épisodes de 40mn. L'histoire de départ : Une jeune femme (Julianna Margulies), épouse outragée au courage exemplaire, dont le mari procureur (Chris Noth, qui jouait déjà les grands absents dans 'Sex and the city' : Mr. Big, c'était lui !) a été arrêté pour corruption, est obligée de retravailler en tant qu'avocate après de longues années passées à la maison à élever leur deux enfants. Elle rejoint donc le cabinet d'un ancien ami d'études (Josh Charles), qui la met dès le départ en concurrence avec un débutant (Matt Czuchry, déjà vu dans 'Gilmore girls'), qui dirige celui-ci avec une associée (Christine Baranski), étant entendu que le cabinet ne pourra garder de manière définitive que l'un d'eux. En attendant, son mari essaie et de prouver son innocence (il aurait été piégé par son successeur) et de reconquérir sa femme, qui bien sûr souffre de voir les frasques, notamment sexuelles (le syndrome 'DXK'), de son époux étalées dans les médias. Aidée par sa belle-mère (Mary-Beth Peil, qui avait déjà joué la grand-mère dans 'Dawson'), qui s'occupe des enfants pendant que leur maman travaille, et secondée au bureau par une excellente enquêteuse (Archie Panjabi), qui mange à tous les râteliers, dans tous les domaines, mais se montre également constamment extraordinairement performante, notre héroïne essaie de conserver son emploi, bien que ses deux patrons aient à faire face à de grosses difficultés financières. Un début d'idylle entre son ancien ami d'études, devenu son nouveau patron, et Julianna Margulies vient pimenter l'intrigue qui voit à un moment donné Monsieur sortir de prison pour réintégrer le domicile familial avec toutefois l'interdiction absolue de quitter celui-ci, ce qui l'amène à confier ses affaires à son conseiller (Alan Cumming, parfait dans son rôle d'âme damnée, tellement précieusement britannique dans tous les sens du terme). Dans cette 2° saison, le cabinet d'avocats a, en raison de ses difficultés financières, fusionné avec un autre cabinet et les associés sont désormais trois, le 'petit nouveau' étant également le nouveau mentor de notre belle héroïne. Un deuxième enquêteur devient par ailleurs le pendant masculin d'Archie Panjabi, qui n'apprécie guère cette nouvelle concurrence pas toujours très loyale. Chris Noth, totalement libre à nouveau, est quant à lui, bien décidé à récupérer sa place de procureur face à Titus Welliver ('Deadwood', 'Life', 'Lost', 'Prison break', 'Sons of anarchy'), mais doit apprendre à composer avec les nouveaux moyens de communication qui voient, vite fait, une call-girl avoir sur 'YouTube' des propos très éclairés sur la 'fermeté' de l'ancien procureur, qui n'en sort pas (cela ne vous rappellerait-il rien ?). Matt Czuchry, viré par Christine Baranski, travaille maintenant pour le nouveau procureur et s'occupe exclusivement des affaires concernant son ancien employeur. Quant à Julianna Margulies, ni dupe ni soumise, l'ex femme au foyer devenue une femme libérée, elle poursuit sa métamorphose tout en hésitant sentimentalement entre Josh Charles (qui a une nouvelle maîtresse sur le plan strictement sexuel) et Chris Noth (qui veut à tout prix partager à nouveau le lit conjugal) tout en commençant de s'inquiéter de la dérive religieuse de sa fille... Avec (dans l'ordre de leur apparition durant la saison) le comédien et réalisateur Griffin Dunne ('Le loup-garou de Londres' et 'After hours') dans le rôle d'un juge, Edward Herrmann (le grand-père et père des 'Gilmore girls') dans celui d'un avocat, Michael J. Fox (étonnant et vraiment formidable) qui joue dans 3 épisodes un avocat atteint d'une maladie neurologique et qui s'en sert pour manipuler jurés et clients (et que nous allons probablement retrouver dans la saison suivante), Lily Taylor ('Six feet under') en ex du personnage joué par Archie Panjabi, Skip Sudduth ('New York 911') en enquêteur travaillant pour Chris Noth, Reyko Aylesworth ('24 heures chrono') en avocate, l'américano-française Leelee Sobieski ('Eyes wide shut', 'Jeanne d'Arc', 'Les liaisons dangereuses') en prévenue, Fahrid Murray-Abraham ('Scarface', 'Le nom de la rose' et 'Amadeus') en avocat, America Ferrera ('Ugly Betty') en nounou trader devenue assistante juridique carrément craquante (dans plusieurs épisodes), Martha Plimption (la 'délicieuse' Maman de 'Raising Hope') en avocate particulièrement particulière et 'last but not least' John Glover (Lionel Luthor dans 'Smallville') en baveux. Et bien sûr, au fur et à mesure des épisodes, sont à nouveau traitées de nombreuses intrigues uniques, souvent vraiment intéressantes et qui font le sel de cette série juridique d'une réelle grande qualité qui n'est pas sans faire penser à celles du formidable David E. Kelley ('The practice', 'Ally McBeal' et 'Boston justice'), en ce sens qu'elle est particulièrement bien ancrée dans la réalité politique actuelle d'une part tout en traitant de problèmes éthiques autant que moraux d'autre part. Quant au mélange, totalement abouti, entre les histoires qui relèvent de la vie privée des personnages et celles qui se rapportent à l'évolution de leurs parcours professionnels, au-delà des affaires traitées par le cabinet, il est tout aussi réussi. Comment concilier vie privée et vie publique, accomplir son cheminement personnel tout en étant complice et/ou victime des stratégies de communication de collaborateurs zélés, être une épouse humiliée, mais qui demeure fidèle au poste, arriver à s'émanciper en tant que femme dans ce monde d'aujourd'hui qui compte encore tant de portes à ouvrir, ce sont quelques unes des questions auxquelles tente de répondre cette série-feuilleton juridico-politique à la fois réaliste et romanesque dont les personnages sont nombreux, complexes et fascinants. Julianna Margulies, déjà très remarquée dans 'Urgences' et qui n'a jamais été plus belle que dans 'The good wife', a tout simplement trouvé le rôle de sa vie dans cette série d'exception : toujours digne, attentive, ouverte, décidée à aller de l'avant et à ne plus dépendre d'un homme auquel elle n'arrive plus vraiment à faire confiance, elle fait montre d'un sang-froid exceptionnel face à toutes les embûches que sa situation et son emploi ainsi que le travail de sape des ennemis de son mari mettent en travers de son chemin. Son beau regard plein de fierté, malgré tous les doutes que peut connaître son personnage, vous accompagnera longtemps. Alors, à vos lecteurs et plongez-vous avec délice dans cette suite qui laisse augurer du meilleur pour l'avenir !
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The Good Wife - Season 2 [Import anglais] B004SOQCDS
Paramount
The Good Wife - Season 2 [Import anglais]
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La femme de fer !
Cette édition ne s'adresse qu'aux anglophones !
2° saison pour la série-feuilleton de Michelle et Robert King produite par Ridley et Tony Scott, à nouveau en 23 épisodes de 40mn.
L'histoire de départ :
Une jeune femme (Julianna Margulies), épouse outragée au courage exemplaire, dont le mari procureur (Chris Noth, qui jouait déjà les grands absents dans 'Sex and the city' : Mr. Big, c'était lui !) a été arrêté pour corruption, est obligée de retravailler en tant qu'avocate après de longues années passées à la maison à élever leur deux enfants. Elle rejoint donc le cabinet d'un ancien ami d'études (Josh Charles), qui la met dès le départ en concurrence avec un débutant (Matt Czuchry, déjà vu dans 'Gilmore girls'), qui dirige celui-ci avec une associée (Christine Baranski), étant entendu que le cabinet ne pourra garder de manière définitive que l'un d'eux. En attendant, son mari essaie et de prouver son innocence (il aurait été piégé par son successeur) et de reconquérir sa femme, qui bien sûr souffre de voir les frasques, notamment sexuelles (le syndrome 'DXK'), de son époux étalées dans les médias. Aidée par sa belle-mère (Mary-Beth Peil, qui avait déjà joué la grand-mère dans 'Dawson'), qui s'occupe des enfants pendant que leur maman travaille, et secondée au bureau par une excellente enquêteuse (Archie Panjabi), qui mange à tous les râteliers, dans tous les domaines, mais se montre également constamment extraordinairement performante, notre héroïne essaie de conserver son emploi, bien que ses deux patrons aient à faire face à de grosses difficultés financières. Un début d'idylle entre son ancien ami d'études, devenu son nouveau patron, et Julianna Margulies vient pimenter l'intrigue qui voit à un moment donné Monsieur sortir de prison pour réintégrer le domicile familial avec toutefois l'interdiction absolue de quitter celui-ci, ce qui l'amène à confier ses affaires à son conseiller (Alan Cumming, parfait dans son rôle d'âme damnée, tellement précieusement britannique dans tous les sens du terme).
Dans cette 2° saison, le cabinet d'avocats a, en raison de ses difficultés financières, fusionné avec un autre cabinet et les associés sont désormais trois, le 'petit nouveau' étant également le nouveau mentor de notre belle héroïne. Un deuxième enquêteur devient par ailleurs le pendant masculin d'Archie Panjabi, qui n'apprécie guère cette nouvelle concurrence pas toujours très loyale. Chris Noth, totalement libre à nouveau, est quant à lui, bien décidé à récupérer sa place de procureur face à Titus Welliver ('Deadwood', 'Life', 'Lost', 'Prison break', 'Sons of anarchy'), mais doit apprendre à composer avec les nouveaux moyens de communication qui voient, vite fait, une call-girl avoir sur 'YouTube' des propos très éclairés sur la 'fermeté' de l'ancien procureur, qui n'en sort pas (cela ne vous rappellerait-il rien ?). Matt Czuchry, viré par Christine Baranski, travaille maintenant pour le nouveau procureur et s'occupe exclusivement des affaires concernant son ancien employeur. Quant à Julianna Margulies, ni dupe ni soumise, l'ex femme au foyer devenue une femme libérée, elle poursuit sa métamorphose tout en hésitant sentimentalement entre Josh Charles (qui a une nouvelle maîtresse sur le plan strictement sexuel) et Chris Noth (qui veut à tout prix partager à nouveau le lit conjugal) tout en commençant de s'inquiéter de la dérive religieuse de sa fille...
Avec (dans l'ordre de leur apparition durant la saison) le comédien et réalisateur Griffin Dunne ('Le loup-garou de Londres' et 'After hours') dans le rôle d'un juge, Edward Herrmann (le grand-père et père des 'Gilmore girls') dans celui d'un avocat, Michael J. Fox (étonnant et vraiment formidable) qui joue dans 3 épisodes un avocat atteint d'une maladie neurologique et qui s'en sert pour manipuler jurés et clients (et que nous allons probablement retrouver dans la saison suivante), Lily Taylor ('Six feet under') en ex du personnage joué par Archie Panjabi, Skip Sudduth ('New York 911') en enquêteur travaillant pour Chris Noth, Reyko Aylesworth ('24 heures chrono') en avocate, l'américano-française Leelee Sobieski ('Eyes wide shut', 'Jeanne d'Arc', 'Les liaisons dangereuses') en prévenue, Fahrid Murray-Abraham ('Scarface', 'Le nom de la rose' et 'Amadeus') en avocat, America Ferrera ('Ugly Betty') en nounou trader devenue assistante juridique carrément craquante (dans plusieurs épisodes), Martha Plimption (la 'délicieuse' Maman de 'Raising Hope') en avocate particulièrement particulière et 'last but not least' John Glover (Lionel Luthor dans 'Smallville') en baveux.
Et bien sûr, au fur et à mesure des épisodes, sont à nouveau traitées de nombreuses intrigues uniques, souvent vraiment intéressantes et qui font le sel de cette série juridique d'une réelle grande qualité qui n'est pas sans faire penser à celles du formidable David E. Kelley ('The practice', 'Ally McBeal' et 'Boston justice'), en ce sens qu'elle est particulièrement bien ancrée dans la réalité politique actuelle d'une part tout en traitant de problèmes éthiques autant que moraux d'autre part. Quant au mélange, totalement abouti, entre les histoires qui relèvent de la vie privée des personnages et celles qui se rapportent à l'évolution de leurs parcours professionnels, au-delà des affaires traitées par le cabinet, il est tout aussi réussi.
Comment concilier vie privée et vie publique, accomplir son cheminement personnel tout en étant complice et/ou victime des stratégies de communication de collaborateurs zélés, être une épouse humiliée, mais qui demeure fidèle au poste, arriver à s'émanciper en tant que femme dans ce monde d'aujourd'hui qui compte encore tant de portes à ouvrir, ce sont quelques unes des questions auxquelles tente de répondre cette série-feuilleton juridico-politique à la fois réaliste et romanesque dont les personnages sont nombreux, complexes et fascinants.
Julianna Margulies, déjà très remarquée dans 'Urgences' et qui n'a jamais été plus belle que dans 'The good wife', a tout simplement trouvé le rôle de sa vie dans cette série d'exception : toujours digne, attentive, ouverte, décidée à aller de l'avant et à ne plus dépendre d'un homme auquel elle n'arrive plus vraiment à faire confiance, elle fait montre d'un sang-froid exceptionnel face à toutes les embûches que sa situation et son emploi ainsi que le travail de sape des ennemis de son mari mettent en travers de son chemin. Son beau regard plein de fierté, malgré tous les doutes que peut connaître son personnage, vous accompagnera longtemps.
Alors, à vos lecteurs et plongez-vous avec délice dans cette suite qui laisse augurer du meilleur pour l'avenir !
Le voyageur immobile
3 décembre 2011
- Général:
5

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