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Ce commentaire fait référence à cette édition : DC Universe: The Stories of Alan Moore (Broché)
Ce tome regroupe plusieurs histories courtes (voire très courtes) écrites entre 1985 et 1988 par Alan Moore, pour l'éditeur DC Comics."For the man who has everything" (Superman annual 11, illustrations de Dave Gibbons, 40 pages) - Batman, Robin (Jason Todd) et Wonder Woman arrivent à la Forteresse de Solitude pour souhaiter un bon anniversaire à Superman. Mais ce dernier est sous l'emprise d'une des fleurs de Mongul. Alan Moore donne à Superman ce qu'il a toujours souhaité : Krypton n'a pas explosé. Ce récit figure également dans le recueil Whatever Happened to the Man of Tomorrow ("WHTTMOT?", en abrégé). Merveilleux. "Night Olympics" (en deuxième partie de Detective comics 549 & 550, illustrations de Klaus Janson, 14 pages) - Green Arrow (Oliver Queen) et Black Canary (Dinah Lance, pas encore son épouse) arrêtent des pilleurs profitant d'une émeute. Black Canary fait preuve d'une sensibilité féministe et Moore joue déjà sur la composante fasciste de ces individus (les superhéros) qui font régner leur sens de la justice par la force. "Mogo doesn't socialize" (en deuxième partie de Green Lantern 188, illustrations de Dave Gibbons, 6 pages) - Alan Moore apporte tout son savoir faire d'histoires courtes acquis lors des ses travaux pour 2000AD, à ce récit. Arisia découvre dans la bibliothèque d'Oa l'existence d'un Green Lantern extraordinaire : Mogo qui a la particularité de ne jamais participer aux réunions des Green Lanterns imposées par les Guardians. Il s'agit de la première apparition de Mogo. Father's day (épisodes 17 & 18 de Vigilante, illustrations de Jim Baikie, 46 pages) - Marv Wolfman avait créé chez DC un personnage ressemblant au Punisher de Marvel, mais en plus "réaliste". Alan Moore le plonge dans un récit très noir ayant pour thème la maltraitance des enfants. Il en profite également pour relativiser le réalisme de la série en se moquant d'Adrian Chase qui appartient visiblement à la bourgeoisie et qui ne connaît pas les us et coutumes des quartiers défavorisés. "Brief lives" (en deuxième partie d'Omega Men 26, illustrations de Kevin O'Neill, 4 pages) - Cette fois-ci Alan Moore est débarrassé de l'obligation d'utiliser des personnages récurrents propriétés de DC Comics. Il prouve les doigts dans le nez qu'il sait écrire une histoire courte de science-fiction passionnante et parfaite dans sa concision. Une perle. "A man's world" (en deuxième partie d'Omega Men 27, dessins de Paris Cullins, encrage de Rick Magyar, 4 pages) - Cette fois-ci, il s'attache plus à jouer sur le langage en inventant des mots dont la signification contient la chute du récit. J'ai trouvé cette histoire plus quelconque que la précédente. "Jungle line" (DC Comics presents 85, dessins de Rick Veitch, encrage d'Al Williamson, 23 pages) - Clark Kent est atteint d'une fièvre bizarre qui le fait délirer. Pensant sa dernière heure arrivée, il préfère mourir dans un endroit désolé pour éviter de contaminer d'autres personnes. Il a choisi les marais habités par Swamp Thing. Cette histoire est un peu décevante par rapport à ce que Moore a écrit dans la série Saga of Swamp Thing. Elle figure également dans "WHTTMOT?". "Tygers" (Annuel 2 de Tales of the Green Lantern Corps, illustrations de Kevin O'Neill, 12 pages) - Abin Sur est envoyé sur Ysmault par les Guardians d'Oa. Il trouve un extraterrestre crucifié qui lui propose de répondre à 3 de ses questions. Il s'agit de la nouvelle qui inspira Geoff Johns pour imaginer Blackest Night. Le récit est captivant et les illustrations de O'Neill sont dérangeantes au possible. Il n'est pas étonnant que le Comics Authority (l'autorité d'autocensure des comics à l'époque) ait décrété qu'ils ne pourraient jamais approuver les illustrations de ce dessinateur. "Whatever happened to the man of tomorrow ?" (Superman 426 & Action Comics 583, dessins de Kurt Swan, encrage de George Perez et Kurt Schaffenberger, 48 pages) - DC Comics a décidé de remettre à plat sa continuité interne dans une maxisérie appelée Crisis on Infinite Earths, à l'issue de laquelle la continuité de Superman repartira de zéro. Alan Moore décroche la responsabilité d'écrire la dernière histoire de la première version de Superman. Il bâtit un récit à 2 niveaux de lecture : Superman engagé dans un dernier combat contre ses opposants habituels, et cette version de Superman dépassée devant leur cruauté grandissante. Ces épisodes figurent également dans "WHTTMOT?". Magnifique. "Footsteps" (Secret Origins 10, illustrations de Joe Orlando, 10 pages) - Alan Moore imagine l'une des origines possibles du Phantom Stranger. Il ne se contente pas de développer une idée aussi séduisante que logique, il organise également son récit sur la base de 5 séquences de 2 pages chacune où chaque page impaire est un symétrique de la page paire suivante. "In Blackest Night" (Annuel 3 de Tales of the Green Lantern Corps, illustrations de Bill Willingham, 6 pages) - Katma Tui doit trouver une recrue pour un anneau vert sur une planète où la lumière n'existe pas, où la notion de couleur n'existe pas. Alan Moore bâtit à nouveau une courte nouvelle parfaitement équilibrée. "Mortal clay" (Batman annual 11, illustrations de George Freeman, 23 pages) - Cette histoire raconte le sort de Preston Payne, le troisième criminel à porter le nom de Clayface. Derrière une histoire gentillette d'amour entre un monstre et un mannequin en cire, Alan Moore joue avec la représentation de la réalité telle que chacun se l'imagine dans sa tête, en particulier les intentions que l'on peut prêter, à tort ou à raison, aux autres. Pénétrant. "The killing joke" (initialement paru en 1988, illustrations de Brian Bolland, 46 pages) - Le Joker s'est à nouveau échappé. Il a décidé de montrer à Batman sa conception de la réalité. Pour se faire, il s'en prend sadiquement à James et Barbara Gordon. Cette histoire a fait l'objet d'une édition recolorisée magnifique : The Killing Joke. D'une manière générale, les illustrations se laissent regarder sans trop de difficulté, avec Kevin O'Neill et Brian Bolland qui sont largement au dessus du reste. Si vous avez déjà "WHTTMOT?" et "The killing Joke", vous découvrirez quelques curiosités et des histoires remarquables de Moore telles que celles de Vigilante, de Mogo, du Phantom Stranger, de Clayface et "Tygers". Si vous n'avez ni l'une ni l'autre, ce tome vous fera les découvrir les différentes facettes de cet auteur sous forme d'histoires courtes et simples. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles Remarques
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Message initial:
10 mai 11 12:10:54 GMT+02:00
Bruce Tringale dit:
J'ai mis la main sur Jack B Quick par Moore , un machin très drole . Tu connais ?
En réponse à un message antérieur du
10 mai 11 18:42:01 GMT+02:00
Dernière modification par l'auteur le 10 mai 11 18:49:36 GMT+02:00
Présence dit:
Oui, je connais. Je l'avais lu en français lors de sa parution et j'avais beaucoup aimé. Quand j'ai voulu en offrir autour de moi, il était déjà épuisé. Il s'agit d'histoires courtes extraites de Tomorrow Stories et Tomorrow Stories dans la ligne ABC comics. Je me souviens encore du chat et de la tartine beurrée et du pauvre Schrödinger.
En réponse à un message antérieur du
10 mai 11 22:42:49 GMT+02:00
Dernière modification par l'auteur le 11 mai 11 13:27:36 GMT+02:00
Tornado dit:
J'ai L'univers des super-héros DC en vf. C'est la version courte de Dc Universe: The Stories of Alan Moore. Il y manque Killing Joke et 4 ou 5 petites histoires. J'avais été très déçu par "WHTTMOT?", mais j'avais profondément adoré "Mortal clay". "For the man who has everything" est très sympa. Il en existe une version animée très fidèle dans la série JLA de Bruce Timm.
"Jack B Quick", j'ai aussi. Pas encore lu... ça me fait penser qu'à part ce "Jack B Quick", les Tomorrow Stories n'ont jamais connu le luxe de la vf. Pour le coup, c'est un des très rares trucs de Moore que je ne possède pas. RRRRR......
En réponse à un message antérieur du
11 mai 11 19:29:28 GMT+02:00
Présence dit:
Je suis également frustré pour les "Tomorrow stories" car je m'y suis intéressé trop tard et j'ai raté le tome 1. J'espère que DC Comics sortira une réédition un jours où l'autre.
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