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36 internautes sur 41 ont trouvé ce commentaire utile
Ce commentaire fait référence à cette édition : Invictus (DVD)
Ce n'est pas parce que le concept de la "nation arc-en-ciel" est loin, que l'idée de la france "blanc-black-beur" est rangée au placard qu'il faut accuser Eastwood de tous les maux : naïveté, mièvrerie, que sais-je encore ?Ceux qui sont allés voir se film en espérant regarder un documentaire sur le rugby feraient bien d'arrêter de regarder seulement Stade 2. Sans rire, comment croire une seconde qu'un américain réalise un film valable sur le rugby ? Autant demander à Marc Dorcel de tourner une comédie romantique... Ce n'est pas un film sur le rugby, tout comme "Million dollar baby" n'était pas un film sur la boxe. La boxe comme le rugby étaient des supports sur une histoire.. Freeman, surtout, et Eastwood ont voulu rendre hommage à celui qui est certainement l'homme politique le plus grand du 20ème siècle. Il est facile de railler Mandela et les gens qui en parlent. Regardez ses actions, ses faits. Il n'a pas tout réussi, la tâche était trop grande pour un seul homme et une seule vie. Il a évité que l'Afrique du Sud tombe dans le chaos le plus total après la fin de l'apartheid. Il a mené une politique étrangère très intelligente, donné confiance au monde entier. Et à l'intérieur, il a fait admettre le concept de pardon ET de repentance pour les anciens tortionnaires. Pour quelqu'un qui a passé 27 années en prison, c'est exceptionnel. Arrêtez donc de railler et sortir des phrases toutes faites "pfff... on le fait passer pour Mère Térésa", et regardez en détail. Freeman le rend humain, avec ses faiblesses, ses failles, ses limites. A certains moments, on sent bien que le chantre de la réconciliation a envie d'en coller deux dans la tronche du p'tit blanc en face. Le fait d'utiliser le rugby comme élément fédérateur est bien une manipulation politique. Mais c'est de la politique avec un grand "P", pas de la politicienne de bas étage. On assiste au pragmatisme respectueux du nouveau président qui laisse le choix aux anciens fonctionnaires blancs de continuer à servir leur pays ou à partir. "Nous avons besoin de vous !" Leur dit-il. Quel meilleur hommage à leur valeur ? On perçoit le courage de l'homme qui ose défier sa base de militants en leur demandant de ne pas changer le nom pourtant haï des Springbox. L'entretien avec François Piennart, où le rugbyman sort abasourdi, La tournée des joueurs dans les bidonvilles, La visite de la prison avec les prisonniers en fantômes dans la cour, L'arrivée de Mandela dans le stade avec le maillot n°6, Le survol surprise de l'avion de ligne, Le p'tit gars qui écoute le match avec les flics. Tous ces moments là m'ont touché, je dois être fleur bleue... Mais j'assume. Je veux voir Eastwood comme une réalisateur empreint d'humanisme, je refuse de rejeter ses films avec un cynisme moqueur pour le plaisir de faire des bons mots. Je mets "seulement" 4 étoiles, car à la différence de Gran Torino, on connaissait la fin ! ;o) Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles Remarques
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Message initial:
25 mai 10 18:26:17 GMT+02:00
Loustaud dit:
merci pour cet excellent commentaire. Vous m'avez donné envie de voir le film.Je vais acheter le Blu Ray
Publié le
29 juil. 10 07:08:28 GMT+02:00
Philiplo dit:
Tout a fait d'accord sur ce qui fait la force de ce film : l'humanité et le sens politique de Nelson Mandela un des tres grands hommes politiques du XXe siècle.
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