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Harnoncourt dans Mozart : tout dépend de son humeur du moment : parfois excitant, parfois horripilant, 9 février 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Mozart : Les Plus belles symphonies N°25, 26, 28, 35, 36, 38, 39, 40 & 41 (Coffret 4 CD) (CD)
Au début des années 80, Harnoncourt entreprit avec le Concertgebouw l'enregistrement des symphonies de Mozart. Plus d'une génération plus tard, il est permis de faire le point sur ces interprétations qui firent date : la rencontre d'un orchestre de haute tradition (ayant déjà réalisé avec Krips d'immenses références), avec un chef spécialiste de la relecture radicale ne pouvait que porter ses fruits... et déranger quelques oreilles trop bien coconnées dans l'ouate de confortables et flatteuses versions du divin-Mozart. Le réveil fut brutal et reste secouant même maintenant : contrastes extrêmes, martelage des timbales, agressivité des cuivres, phrasés hachés, premiers temps enfoncés, tempi très souvent rapides (les finales !), tout concourt à nous dire : fini les projections post-romantiques du XIXè, l'élégance superficielle, les menuets pompeux, les andante et les adagio rêvassants. Ici, on est au théâtre, chaque symphonie est un drame vivant fait de chair et de sang, d'urgence, de violence, laissant peu de place à la poésie, combattant par le choc des notes un destin impitoyable. Les reprises systématiques sont bienvenues dans la construction d'une architecture où dominent plus les angles droits du classicisme que les courbes du baroque.
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Mozart : Les Plus belles symphonies N°25, 26, 28, 35, 36, 38, 39, 40 & 41 (Coffret 4 CD) B0000AS2Q5
Nikolaus Harnoncourt
Teldec Classique
Mozart : Les Plus belles symphonies N°25, 26, 28, 35, 36, 38, 39, 40 & 41 (Coffret 4 CD)
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Harnoncourt dans Mozart : tout dépend de son humeur du moment : parfois excitant, parfois horripilant
Au début des années 80, Harnoncourt entreprit avec le Concertgebouw l'enregistrement des symphonies de Mozart. Plus d'une génération plus tard, il est permis de faire le point sur ces interprétations qui firent date : la rencontre d'un orchestre de haute tradition (ayant déjà réalisé avec Krips d'immenses références), avec un chef spécialiste de la relecture radicale ne pouvait que porter ses fruits... et déranger quelques oreilles trop bien coconnées dans l'ouate de confortables et flatteuses versions du divin-Mozart. Le réveil fut brutal et reste secouant même maintenant : contrastes extrêmes, martelage des timbales, agressivité des cuivres, phrasés hachés, premiers temps enfoncés, tempi très souvent rapides (les finales !), tout concourt à nous dire : fini les projections post-romantiques du XIXè, l'élégance superficielle, les menuets pompeux, les andante et les adagio rêvassants. Ici, on est au théâtre, chaque symphonie est un drame vivant fait de chair et de sang, d'urgence, de violence, laissant peu de place à la poésie, combattant par le choc des notes un destin impitoyable. Les reprises systématiques sont bienvenues dans la construction d'une architecture où dominent plus les angles droits du classicisme que les courbes du baroque.
Nicolas Mesnier-Nature "NMN" "LE DISCOPHAGE"
9 février 2009
- Général:
5

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Détails de l'évaluation
Lieu : Besançon, France
Classement des meilleurs critiques: 113
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