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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 J'admire à défaut d'aimer vraiment, 18 avril 2013
Achat vérifié(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Beethoven - Mendelssohn (Living Stereo-SACD hybride) (CD)
Eh bien non, je n'ai pas attribué cinq étoiles à ces interprétations souvent considérées comme référence.
On a beau se dire que Jascha Heifetz reste dans nos mémoires comme un suprême violoniste, pour certains le plus grand du XX° Siècle, précédé par sa réputation d'infaillibilité...
On a beau se dire que ces disques mythiques ont instruit plusieurs générations de mélomanes, certains les considérant comme une aune...
On a beau se dire que les sexagénaires prises de son RCA font encore le bonheur de certains audiophiles aujourd'hui...

Je ne puis rallier mon suffrage à ceux qui révèrent ces témoignages, principalement à cause du Beethoven dont le style me disconvient.
Ce que j'aime dans cet opus où le compositeur allemand a distillé son inspiration la plus touchante, c'est la souplesse du lyrisme, la simplicité du chant, l'humilité du ton, la douceur du caractère, la plasticité des formes : toutes qualités que tend à récuser cet enregistrement de novembre 1955.

Dans le premier mouvement, à mon sens traité trop diligemment (vingt minutes quarante), m'en voudra-t-on si j'écris que Charles Munch dirige parfois à la hussarde ? Tant m'est insupportable d'entendre la troisième section du premier groupe thématique (en si bémol, 1'00-1'29) empoignée comme s'il s'agissait de l'Allegro con brio de la Symphonie n°5 !
Surtout quand la perspective acoustique, sèchement captée par les micros, renforce l'agressivité de l'impact.
La section en ré mineur du deuxième thème m'apparaît parcourue de façon hâtive et anodine (1'45-2'12).
L'apparition du soliste ne va pas calmer le jeu, au contraire. Le métronome compte la noire à 116 pour l'exposition (-3'02) puis à 123 (3'02-4'49) dans un passage où Heifetz semble vouloir devancer l'orchestre, au risque de l'arythmie dans la portion en fa majeur.
Comparons avec une autre célèbre version qui faisait autorité à l'époque du 78 tours : avec une noire respectivement négociée à 109 puis 112, Fritz Kreisler & John Barbirolli ne traînaient pas sans pourtant forcer l'allure.
L'émotion attendue n'est pas au rendez-vous, mais plutôt au garde-à-vous : ainsi dans la reprise en la mineur du second thème (5'07-5'33), la mélodie des violons & violoncelles me semble bien rudimentairement phrasée, n'entrant pas en osmose avec les broderies solistes qui se limitent à du remplissage décoratif.
Oublions ce couinement certainement volontaire mais disgracieux lors de l'ascension en doubles-croches (6'06-, mesure 182).
La reprise minorisée du premier thème (9'56-11'00) ne m'attendrit guère. La noire passe de 120 à 102 : ce ralenti concédé au divin troisième thème (11'00-12'01), amené sans poésie, ne suffit pas à ce qu'on le trouve encore empressé, et échoue à instiller cette alchimie éthérée d'un des plus tendres passages de toute l'histoire de la musique.
Alchimie certes subtile à réaliser : combien Arthur Grumiaux & Colin Davis y réussissaient-ils !
La cadenza choisie est celle de Leopold Auer revue par Heifetz (17'01-19'41), exécutée avec une aisance qui rappelle évidemment la maestria de qui la joue.

Dans le Larghetto, laisse-t-il « au vestiaire ses éblouissements de virtuose pour chanter à fendre l'âme » comme écrivait le Guide Fayard des Indispensables du CD ?
Dès son apparition à 1'00, je n'ai pas l'impression qu'il veuille faire pleurer dans les chaumières. L'archet trace pointu, ne rechigne pas à la dureté (cet intrusif mi suraigu à 1'27 : un effet calculé puisqu'il récidive à 2'29).
Saluons l'exquis travail sur les nuances pour le second thème (4'12-5'12), la consistance de la palette, la densité des attaques, et la perfection de l'ornementation.
Nullement rédhibitoire bien sûr : si vous avez l'ouïe fine, vous entendrez que les micros ont immortalisé la toux d'un instrumentiste (mesure 53, 3'22).

Exposé charnu sur la corde de sol, ductilité nacrée des bariolages (1,29), chatoiement des doubles-cordes (5'30-), entrain infatigable : Heifetz signe ses prouesses dans le Finale que le chef alsacien manoeuvre avec robustesse (c'est musclé à 5'17 !) quoiqu'en se montrant bien ingrat envers les moments de magie que ce Rondo peut nous offrir. Notamment dans le troisième thème en sol mineur où l'énergique maestro, persévérant dans le caractère de la danse rustique, ne laisse guère au basson loisir d'épancher sa nostalgie (3'04-3'37).

Ceci n'est pas un billet d'humeur qui voudrait impoliment cracher dans une soupe dont moult oreilles font leur miel. Que les admirateurs inconditionnels m'excusent mais je ne puis honnêtement m'incliner sans réserve.

Certes l'esthétique défendue pour le Concerto de Mendelssohn s'avère très typée, mais je lui ferai moins grief.
Une gracieuse musique de parfums écrite par un élégant notaire ?
Non dans cette interprétation de février 1959, qui l'accapare tel un morceau de bravoure et fait souffler la tempête dans l'Allegro molto appassionato. Le pouls du premier thème bat la chamade (quitte à précipiter la suave mélancolie qu'on aime y entendre) qui sera à peine modérée par cette façon d'agacer le second (2'27-).
Il faut un chef de la trempe de Munch, des pupitres aguerris comme ceux de Boston, un prestidigitateur comme Heifetz pour que la loquacité de ce morceau brûle d'une urgence sans répit.
Par son vibrato corsé, sa diction impassible, son phrasé sur la brèche : le violoniste lituanien pimente l'Andante d'une singulière âcreté.
Même lui ne peut assurer un parfait noyau à chaque note du Finale quand on choisit de l'aborder à pareil tempo, téméraire au-delà de toute raison (noire à 181 !)
L'humour malicieux s'efface alors derrière le prodige quasiment sportif de la démonstration. Sur ce terrain, même si elle néglige la spiritualité de la partition, la baguette enfiévrée de Munch n'est pas la moindre des pousse-au-crime !
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Message initial: 25 févr. 16 09:05:40 GMT+01:00
Dernière modification par l'auteur le 25 févr. 16 09:10:03 GMT+01:00
Papageno dit:
Je partage tout à fait votre approche de ce CD que je possède en "Living Stereo" normal. Le concerto de Beethoven est pris beaucoup trop rapidement, ce qui lui enlève une partie de sa beauté et de la tendre poésie qu'on y trouve habituellement dans d'autres interprétations. Par ailleurs Munch dirige vraiment à coups de serpe, on croirait entendre Harnoncourt dans les symphonies de Mozart!... Je viens juste d'écouter Kyung Wha Chung avec les Wiener Philharmoniker dirigés par Kondrachine qui figure dans le "pavé Decca" récemment paru, c'est vraiment autre chose!... Cela s'arrange un peu avec le concerto de Mendelssohn, mais en donnant 4 étoiles à ce CD vous êtes vraiment indulgent, pour moi c'est 3, et encore par respect pour cet immense violoniste que fut Heifetz.
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Mélomaniac
(#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR)    (TOP 50 COMMENTATEURS)   

Lieu : France

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