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5.0 étoiles sur 5 « UN MAGICIEN DE L'ORGUE », 27 avril 2013
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Oeuvres Pour Orgue (Orgelwerke-Organ Works) (CD)
« Karl RICHTER, né à Plauen en 1926 dans une famille de pasteur évangélique, ne fut pas seulement un chef d'orchestre et un cantor de très haut niveau, mais un organiste exceptionnel. Si son phénoménal succès de « cantor du disque » a fait quelque peu oublier cette partie de ses activités, l'orgue a pourtant accompagné toute sa carrière : à partir de 1937, Richter prend à Dresde des leçons auprès de Herbert Collum, l'organiste de l' église de la Croix, puis devient en 1940 l'élève du légendaire Karl Straube ; en 1949, il est nommé organiste de l'église st-Thomas à Leipzig ; en 1950, il remporte le premier prix d'orgue au concours Bach de Leipzig, ce qui lui vaut d'être appelé en octobre 1951 à la Faculté Nationale de Musique de Munich pour y enseigner l'orgue et la musique sacrée évangélique.
Richter entre dès 1952 en contact avec Archiv Produktion, pour qu'il enregistre la partie de clavecin des « concerti grossi » de Haendel sous la direction de Fritz Lehmann ; un an plus tard, il enregistre les « Musicalische Exequiem » de Schütz ; Peu de temps après, le directeur du Choeur Bach de Munich entame une remarquable carrière médiatique : instauré successeur de Lehmann à la mort de celui-ci en 1956, il devient le spécialiste incontesté de BACH pour Archiv Produktion. Jusqu'à sa mort prématurée en 1981, Richter enregistra non seulement les grands oratorios, mais plus de 70 cantates de Bach - ce qui ne l'empêche pas de diriger en concert Haydn, Haendel, Beethoven, Brahms, Bruckner ou Verdi. »

DG a eu la bonne idée de nous restituer en 2011 quelques 20 pièces du Cantor de Leipzig devenues introuvables, par le fameux organiste spécialiste de toute la musique de BACH, Karl RICHTER dans les années 1964, 1969 et 1980 sur deux orgues baroques lumineux dénués des boues sonores du pathos symphonique du romantisme Cavaillé-collesque !

La citation du titre du commentaire veut tout dire. En effet, tout au long de ces trois CD nous avons la forte impression de redécouvrir nombre de ces pièces qui sont réalisées sur deux instruments :
- Le grand orgue de GOTTFRIED SILBERMANN de FREIBERG. Célèbre facteur d'orgue contemporain de JS Bach, Silbermann fut longtemps actif à Freiberg sous le titre de « Facteur d'orgue de l'État et la Cour du Roi de Pologne et Prince Électeur de Saxe ». Le grand orgue est pourvu de 3 manuels et pédalier et 44 registres avec trémolo et tremblant, accouplements manuels des aigus, soupapes de blocage.
Ce grand instrument faisait partie d'un legs de 50 orgues et positifs que Silbermann laissa à sa mort en 1753. Pour Richter, cet instrument incarnait purement et simplement l'idéal baroque fait de clarté dans la complexité.
La configuration de l'orgue Silbermann ayant été modifiée en 1985, les disques de Richter ont aussi valeur de document organologique.

- Le second instrument est l'orgue de la JÆGERSBORG-KIRKE à COPENHAGUE (Danemark) doté de 3 claviers et pédalier de 25 registres d'une facture néobaroque de la firme danoise Marcussen & Fils.

Ces trois CD comprennent : 3 Toccatas & fugues ; 6 Préludes & Fugues et une Fantaisie ; 3 Sonates en Trio ;
3 Préludes de Choral ; 2 grands Choralpartita ; La Canzona en ré mineur et enfin la monumentale Passacaille & Fugue en ut mineur.
Le premier CD commence par la célébrissime Toccata en ré mineur que Bach composa à l'âge de 20 ans. RICHTER nous en restitue la légèreté et la force d'une irradiante clarté dont les dentelles de la Fugue tissent un vrai vitrail dont on « voit » tous les détails.
Les Sonates en Trio n°1, 2 et 5 déploient toute la clarté de leur écriture à trois voix. Les 6 Préludes et Fugues choisies et une Fantaisie y exposent toutes leurs magnificences exaltantes dans leurs subtilités et leurs crescendos, c'est grand, c'est cosmique... transparent comme la voie lactée, le chant des étoiles de la mathématique biologique de Jean Sébastien ! Nous avons là une fois de plus l'exemple de ce qu'est la RESTITUTION de l'esprit d'une oeuvre opposée à l'ego interprétatif d'instrumentistes immatures psychiquement et spirituellement.
Enfin, le Choralpartita BWV 768 (19'27), une des trois pièces d'orgue les plus longues, précède la PASSACAILLE & FUGUE EN UT MINEUR,(15'27)

SUR LA PASSACAILLE & FUGUE en ut mineur BWV 582

« Il émane de la Passacaille pour orgue BWWV 582 de Johan Sébastien Bach une fascination mystique qui ne se retrouve dans aucune autre composition pour orgue [...] mais aucun de ses chefs-d'oeuvre n'est plus exposé - car sans pendant permettant la comparaison - véritable géant dominant tout ce qui l'entoure. Dans l'oeuvre de Bach les autres formes sont surabondamment représentées, mais il n'existe qu'une passacaille. Il est devenu inutile, lorsque l'on parle de cette oeuvre, de lui adjoindre le nom de Bach, car elle est l'incarnation même de tout ce qui a été produit dans ce genre ; elle dépasse de loin les productions similaires et a servi de modèles aux générations suivantes.» (Joachim Berenbold ; CD signum 1998)

Pièce musicale majeure de toute la musique, ce chef-d'oeuvre absolu de l'orgue, qui trône au-dessus de toute la littérature de l'instrument, est la plus formidable synthèse d'écriture et d'équilibre entre le contrepoint et l'harmonie, l'art de la variation et de la couleur, soit le timbre ou régistration. « Au fond, Bach était un architecte. Plus on approfondit l'étude de son développement, plus on se rend compte que tous les progrès que lui doit l'art musical se résument en un mot: perfection sans cesse croissante de l'architecture musicale. » ALBERT SCHWEITZER

L'oeuvre la plus difficile sur laquelle butte pratiquement tous les organistes dans l'incompréhension totale de cette oeuvre particulière que j'avais détaillé dans BACH CHAPUIS : Bach : Intégrale de l'oeuvre pour orgue
RICHTER nous en donne une représentation assez convaincante, puisque le thème d'entrée au pédalier comporte un jeu de fond de 16 pieds et respecte les changements de régistrations et le grand crescendo.
Je disais alors :
« L'exposition du magnifique thème en ut mineur de 15 notes à 3/4 sur 8 mesures en valeur de noire- blanche alternée , instaure d'emblée un geste hiératique dans la solennelle et majesté grave de sa tonalité d'ut mineur. [...] De toute évidence l'écriture de la partition expose ce thème de la PASSACAILLE dans le registre le plus grave du pédalier de l'orgue. Il doit donc apparaître dans les profondeurs du firmament comme l'indique la partition dans une nuance pianissimo, avec des jeux de fond, Bourdon de 16. L'entrée des claviers expose une première variation, sorte de questionnement méditatif grave, à la fois serein, calme et douloureux dans son harmonie et ses rythmes syncopés placides.
Le déroulement des 15 variations doit rester immuable dans la régularité de son tempo qui en fait une force tranquille en suivant un crescendo constant avec modification des timbres à chaque variation pour finir en apothéose. Certaines batteries dans la fugue dont le contre sujet est combiné avec celui de la passacaille confèrent une profondeur sidérale d'éternité ! » En effet, l'analyse transversale y révèle des choses inouïes que l'oreille peut entendre dans une restitution sonore adéquate mais que l'intelligence ne comprends pas sans entrer dans les arcanes de sa gestation et de sa signification métaphysique que nous ne pouvons donner ici. " L'objectif final de toute musique ne peut être que la gloire de Dieu et le rafraîchissement de l'âme." (JS. BACH)

-- Un des exemples le plus désastreux de la déstructuration de l'oeuvre se trouve dans l'intégrale Bach chez Brilliant Classics, l'organiste HANS FAGIUS, sur un orgue suédois de 1728, est immédiatement disqualifié dès la première note, puisque le thème au pédalier est tonitruant avec anches 16/8/4 ainsi que sur les claviers, soit fortissimo continuellement ! Cette absence totale de régistration, absurdement tout au long de la pièce, expédiée en 12'32 métronomiquement et sans respiration en soudant comme un soudard la passacaille à la fugue, sans transition d'aucune sorte, est une horreur absolue qui fait que l'on peut détester l'orgue et Bach avec de tels olibrius sourds à la musique !

Nous avons là, la preuve absolue que si les notes d'une partition ne sont pas habillées par le timbre qui est la vie du son qui leur convient, de par l'écriture et la transparence acoustique nécessaire à l'intangibilité comme à l'intelligibilité du texte, il n'y a plus de musique, et le plus grand chef-d'oeuvre devient barbant !

-- André ISOIR fait exactement la même faute que FAGIUS et CHAPUIS, il claironne in extenso et expédie le tout en 11'53 ! Tonitruant dès le début, il ne fait que de se servir de la boite d'expression pour éloigner la charge de la cavalerie lourde de temps à autre ! C'est ennuyeux d'un bout à l'autre, où il arrive tout de même à alléger dans la partie centrale de la passacaille dans les arpèges, mais c'est lamentablement raté, l'éclatement de l'unité de l'oeuvre, cependant un peu moins dérISOIRE, mais inécoutable, musicalement et organistiquement parlant !

-- Helmut WALCHA I, (ARCHIV 1947-1952 10CD / 2 ORGUES) joue sur l'orgue, ARP SCHNITGER de l'église St. Pierre et St. Paul à Cappel, (petite ville d'Allemagne du nord) représente la quintessence de l'orgue de la fin du 17e siècle de l' Allemagne du Nord avec un plénum brillant, lumineux sonore et ample qui reproduisent les timbres de l'instrumentarium de plein air de la Renaissance, un instrument très chargé en anches et mixture. .Bach - Intégrale des oeuvres pour orgue (1947-1952) (Coll. Original Masters) ou Bach : Oeuvres pour Orgues (Coffret 10CD)
WALCHA fait exactement la même faute dès le départ, trop de jeux d'anches peu de fonds mais et la prise de son de près et sans aucune réverbération permet une lisibilité immédiate. Mais la présence constante des anches donne une écoute fatiguante à la longue, de par la stridence de l'aigüe où l'oreille trop sollicitée sur ce registre continuel, décroche ne pouvant se reposer sur le médium et les graves. C'est à la fois une question physiologique, donc acoustique et musicale, d'autant que cet orgue entièrement d'origine à de magnifiques jeux comme les 15 minutes de présentations du CD1 le met en évidence. Il est clair qu'une autre régistration était possible.

-- WALCHA II (ARCHIV 1957-1971 - 14 CD / 6 ORGUES) sur le grand orgue Hegerbeer & Caspar-Schintger du XVIIe siècle de St. Laurenskerk d'Alkmaar, doté de 3 claviers et pédalier de 58 jeux : Clavier 1 = 15 registres ; Clavier 2 = 14 registres ; Clavier 3 = 18 registres ; Pédalier = 11 registres.
Walcha continue la même faute sur le pédalier du thème exposé seul et forté puis l'entrée des claviers se fait sur des anches de 8 et 4 ! La charge continue, sauf sur les arpèges aux deux claviers de la partie centrale. Bref, décevant, car l'instrument permettez de vraiment de faire autre chose de ce chef-d'oeuvre ! Trop d'aigües vous glace le sang avec cette marche sur les glaces, le pas ça caille ! Bach : Oeuvres pour orgue

-- Avec Jean GUILLOU (concert public 1999 - 12 CD Philips) sur le très grand orgue VAN DEN NEUVEL de Saint-Eustache, Paris, composé de 5 manuels de 61 notes et pédalier de 32 notes. Le positif a 18 jeux, le Grand-Orgue 16 jeux, le Récit 17 jeux, le Grand-Choeur 19 jeux, le Solo 11 jeux et la Pédale 20 jeux, ce qui donne un ensemble de 101 jeux totalisant 147 rangs et 8 000 tuyaux.
Enfin, avec son intelligence et sa sensibilité, Jean GUILLOU a compris la dimension cosmique et mystique de l'oeuvre : les 16 pieds de fonds au pédalier et commence avec les jeux de 8 aux manuels et les couleurs se déploient à la console de son vaisseaux cosmique sonores. Cependant, une agogique trop relâchée se permet des suspensions et des ralentis entre les variations qui brisent l'unité temporelle de la course immuable de cette comète, ici d'une durée de 13'26. Quoi qu'il en soit un grand moment d'orgue et d'émotion en direct qui approche la perfection.
En fait, la dimension cosmique de cette musique n'était pas faite pour les instruments anciens mais pour l'orgue moderne aux milles sons de la voie lactée. À recommander chaudement malgré mes qq réserves sur la Passacaille : L'intégrale de l'oeuvre d'orgue de Jean-Sébastien BACH qui de toute façon est la meilleure version trouvable de la discographie. La plaquette du coffret signée de la main de l'organiste est véritablement transcendante qui surajoute l'intelligence pénétrante au jeu superlatif du soliste et d'une prise de son parfaite.
Bach : L'Oeuvre pour orgue (coffret 12 CD) ou L'Oeuvre Pour Orgue (Coffret 12 CD)

-- Christian RIEGER (1997 sur l'orgue historique J.A. SILBERMANN de St. Landolin à Ettenheim-Münster commet également la faute de commencer en « cuivrant » avec des anches. Cependant il sait renouveler son discours en 13'21 dans une belle acoustique. Mais ce disque à l'avantage de donner 5 VERSIONS DE LA PASSACAILLE de Bach : 2 Versions différentes pour orgues (dont LISZT/J.G.TÖPFER)

-- 2 Versions pianos (E. D'ALBERT/ M. REGER) Pour d'ALBERT L'exposé FF dans le grave du piano est une faute du pianiste, mais après le discours est très beau et mérite grandement cette écoute.
Pour la version REGER (pianiste et organiste) la version à 4 mains permet bien sûr de jouer toutes les 5 parties de l'orgue et le thème de la basse est modéré comme le mouvement. Une belle version pianistique qui restitue la partition de l'orgue dans l'ossature des sculpteurs d'ivoire ! une autre écoute en 12'41.
Dommage que le spécialiste des versions pour orgues au piano Ferruccio BUSONI s'en soit abstenu.

-- Pour la version LISZT /TÖPFER sur l'orgue romantique des frères LINK (1906) dans l'église de Giengen sur Brenz, le 16 pieds introduit avec très grande lenteur (40 à la noire !) le thème au pédalier et des 8 pieds aux manuels... puis double le tempo dans certaines variations, et retombe à 40 ? Ce qui donne une durée totale de 18'58 !!! Une étonnante curiosité...

-- La version orchestre (STOKOVSKI) est donné par le Staatorchester Frankfurt (Oder) par N. Athinäos.
5 VERSIONEN DER PASSACAGLIA BWV 582 signum SIG X93-00 (1998) : 5 Versions of the Passacaglia Bwv 582

-- En tant qu'organiste, évidemment le Maître de l'orchestre commence le thème pianissimo aux violoncelles et contrebasse, les violons viennent naturellement « aux manuels » et les variations étalent leurs irisations orchestrales. Une prise de son analytique sans réverbération permet de tout distinguer. pour une durée de 14'17 minutes. Par STOKOVSKI lui-même en 1959 nous avons une autre atmosphère plus ample et profonde et plus amène avec un orchestre évidemment supérieur et une autre expression. Une très grande version orchestrale par le magicien de l'orchestre avec la riche activité des contrebasses, les strates mélodieuses des bois, les échos des cors et les brillantes cadences donne un côté opulent, grave et joyeux à la fois.
Sa durée de 9 minutes implique d'emblée une autre vitalité dans une agogique libérée de tout mouvement métronomique des trois temps qui deviennent un ! Mais le kitch romantique, j'aime ça, aussi, paradoxalement !
BACH famous transcription Léopold Stokowski : Passacaille & Fugue Bwv 582, Komm Susser Tod Bwv 478...

-- Avec Ottorino RESPIGHI nous avons une version orchestrale qui fait moins référence à l'orgue qui renouvelle l'approche de la Passacaille et dont le compositeur ne peut oublier sa riche palette du meilleur orchestrateur du XXe siècle avec RAVEL et qui ne peut pas ne pas penser à sa Trilogie Romaine, un autre chef-d'oeuvre absolu de la musique orchestrale. Il renouvelle complètement l'approche de sa transcription par rapport à STOKOVSKI, et c'est t rès bien ainsi. Le contraste entre les deux est passionnant. A connaître absolument, d'autant que ce CD est riche de découverte : Respighi: Rossiniana No1-4; Metamorphosen modi XII P169

Pour en revenir à Karl RICHTER, tout au long de la durée de ces 3 heures 30, calme, sérénité, force et beauté, la musique de BACH restituée dans sa vraie dimension métaphysique et mystique, la simplicité qui va droit au coeur. Richter aimait les tempos extrêmes qui pourront surprendre parfois. RAVEL disait « je ne veux pas que l'on interprète ma musique, je veux qu'on la joue ». C'est ce que fait magnifiquement Karl RICHTER avec une technique éblouissante et sans faille dans un jeu entièrement maîtrisé et inspiré, de parfaites régistrations dont la transparence des jeux nous fait entendre toute la complexité de la musique de BACH comme dans les concerti BACH-VIVALDI que nous avons longuement commentés: J.S.BACH:6 ORGAN CONCERGROS/TR
Là aussi, il conviendra de laisser du temps entre chaque pièce à réécouter avant de passer à la suivante étant donné la concentration musicale de chaque oeuvre.

RICHTER n'a jamais eu l'intention d'enregistrer l'intégrale des oeuvres pour orgue de Bach et préféra se concentrer sur les compositions les plus expressives que le Cantor dédia au « roi des instrument ».
La musique était pour lui une communication par les sons, un phénomène acoustique vivant, un langage de l'âme basé sur la maîtrise technique de l'instrument, de la voix et de la direction d'orchestre.
Il refusa l'attitude historisante : « les instruments modernes nous ont été livrés par le cours de l'Histoire et une interprétation qui n'est pas pleinement pensée, pleinement sentie, ne sera pas validée par l'usage d'un clavecin d'époque.... »
« Un vieux magicien de la délicatesse sonore, rythmique et linéaire » (Revue allemande Hi-Fi Stéréophonie)
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Message initial: 29 avr. 13 23:21:41 GMT+02:00
Titus dit:
Bravo l'Aigle pour votre étude si documentée !

En réponse à un message antérieur du 29 avr. 13 23:29:29 GMT+02:00
L' AIGLE dit:
Bravo à vous car il faut avoir du soufle et de la matière grise pour en arriver à bout !

Publié le 1 mai 13 09:38:04 GMT+02:00
Nicolas dit:
Fascinant commentaire en effet sur cette version que je ne connais pas et sur les interprétations de la passacaille en général. Je suis complètement d'accord avec vous pour ce qui est de la version d'ISOIR.

J'aime bien la version Walcha II même si je comprends vos réserves.

Mais c'est peut-être vers Alain que je me retourne le plus souvent dans des versions différentes. L'unité implacable de cette oeuvre et sa lisibilité est particulièrement impressionante dans sa seconde intégrale alors que dans la dernière, elle commence à voir une relation de plus en plus personelle et mystique avec l'au delà. Mais vous trouverez certainement que cela siffle un peu trop car MCA aime ces mixtures schnitgeriennes aigues et expressives.

En réponse à un message antérieur du 2 mai 13 14:35:22 GMT+02:00
Henrard dit:
Bravo, je reste assez confondu devant un tel commentaire.

Publié le 15 août 13 15:24:18 GMT+02:00
Nicolas dit:
Cher l'aigle,

D'abord, je m'étonne qu'avec au moins trois personnes ayant trouvé votre commentaire apparemment utile (Titus, Henrard et moi) vous vous trouvez avec un seul votre utile sur 3 exprimés, c'est à croire que je me suis trompé de bouton (j'ai cliqué sur "OUI" encore une fois au cas où). En tout cas, je voulais vous remercier pour ce commentaire qui a vidé un peu mon porte monnaie mais qui m'a fait découvrir ces magnifiques restitutions pour reprendre vos termes.

Concernant la passacaille, deux doutes m'envahissent après avoir écouté d'autres versions depuis:
1) Faut-il vraiment changer de registrations pendant le jeu il semble qu'elle soit écrite pour "ORGANO PLENO"?
2) Faut-il vraiment ralentir le tempo vers "ADAGIO" pour la fugue?

Je trouve que la conception "d'un bloc" avec le même tempo et la même registration tout le long ne fonctionne pas si mal. Elle facilite l'apprehension de la richesse rythmique de cette pièce et accentue ce caractère implacable.

Bien à vous
Nicolas

En réponse à un message antérieur du 15 août 13 17:01:21 GMT+02:00
Dernière modification par l'auteur le 15 août 13 17:03:37 GMT+02:00
L' AIGLE dit:
Cher Nicolas
L'écriture de la partition dans ces qq 20 variations est d'une grande subtilité et l'édition BACH de Marcel Dupré, sans conteste la meilleure, y est très sensible. Je fais référence à mon jeux de mots ou Passacaille veut dire "passer dans la rue" très prosaïquement. Or la musique cosmique de BACH se transforme " en passant dans la nue" d'où la nécessité d'y visiter les différentes galaxies des variations dans ce voyage interplanétaires.
Il est extrêmement rare qu'une seule régistration satisfasse l'oreille ! C'est comme si une symphonie utilisait toujours la même orchestration et forte. " L'ennui naquit un jour de l'uniformité" ! Les deux ralentissements sont ontologiquement nécessaires. On n'arrête pas un vaisseau brutalement, il faut ralentir, question de lois physiques. Il y faut aussi l'articulation des différents staccatos pour aérer la voie lactée !

J'avais fait une longue réponse à votre dernier mail, il y a des lunes, l'avez-vous reçu ? Je vous proposais de vous envoyer les Concertos BACH-VIVALDI par RICHTER, en copie CD parfaite et encore plus beau que les enregistrements d'ici dont j'ai fait un long commentaire aussi avant celui-ci et qui n'a reçu aucun VU !
J'ai répondu drastiquement et comme vous avez pu le voir pour dégager les marches harmoniques trop moussues !
J'ai fait un com conséquent sur [[ASIN:B000001G53 Wagner : Parsifal] et dans les remarques je traite de la discourtoisie et de "ma politique" à ce sujet.

Bien à vous et grandement merci de votre sollicitude.
Eh! oui, un ostracisme frappe les VU sur mon site !!!

En réponse à un message antérieur du 16 août 13 08:25:44 GMT+02:00
Dernière modification par l'auteur le 16 août 13 08:26:37 GMT+02:00
Nicolas dit:
Merci pour ces indications, vous parlez de symphonie mais un des problèmes est de savoir si cette oeuvre est symphonique ou pas et je pense, comme Mendelssohn et au contraire de Lizst, qu'elle ne l'est pas. Bach n'a pas besoin de symphonie (concept étranger à son langage) pour exprimer le cosmos et sa foi.

Un peu de MCA dans le texte quant à cette oeuvre et comment elle la joue:
"La gigantesque passacaille .... fut écrite dans les mêmes années que l'Orgelbüchlein"....
"On peut jouer la passacaille de bien des manières différentes. Chaque organiste développe sa propre conception...le génie de BACH transcende notre interprétation"
"J'ai adopté un plan inspiré par le chiffre 3: les 21 expositions de la passacaille peuvent se décomposer en 7 groupes comportant chacun 3 variations. Chacun de ces groupes exploite un même procédé contrapunctique et débute par la citation d'un choral luthérien.
En ce qui concerne la registration, j'ai fait alterner les 3 "Plenum" des 3 claviers de l'orgue [Treutman de Goslar] pour mettre en valeur cette division de l'oeuvre en variant la couleur sans briser l'unité formelle.

Quant au tema fugatum, MCA ajoute:
"C'est une véritable fugue qui complète et couronne la passacaille. le grand thème domine, inséparable de ses deux contre-sujets: l'un expressif, avec ds intervalles diminués, l'autre en mouvement continu. Comment ne pas penser à la Trinité: Père, Fils et Esprit Saint.
....................
La cadence finale est prolongée par une Coda où la polyphonie, de plus en plus riche, passe de 4 à 7 voix avec une double pédale. L'indication originale "Adagio" renforce la majesté de cette conclusion".

Le résultat est fascinant, probablement pas assez clair pour vos critères mais très expressif et (é)mouvant avec des registres qui s'entrechoquent et un jeu qui évoque plus la mer et brassage des éléments donnant naissance à la vie que le cosmos à proprement parler.

En réponse à un message antérieur du 16 août 13 10:34:42 GMT+02:00
L' AIGLE dit:
Il y a symphonie et sinfonia ! VIVALDI est le premier à l'avoir informé et dans les cantates de Bach le mot est bien indiqué !
Et en effet, l'impression y est très forte, au sens étymologique du terme, pas celui du romantisme, évidemment.

En réponse à un message antérieur du 16 août 13 20:00:19 GMT+02:00
Dernière modification par l'auteur le 16 août 13 20:05:40 GMT+02:00
Nicolas dit:
Bien sûr, la sinfonia fait partie de l'éventail des formes de Bach, ce qui ne veut pas dire que les registrations symphoniques sont forcément adaptées à la passacaille. Et on en revient au débat Mendelssohn garant de la tradition contre Liszt qui voulait améliorer ou en tout cas remettre au goût du jour cette oeuvre. Cela dit, la version de lizst est pas mal du tout quand même.
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L' AIGLE
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