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4.0 étoiles sur 5 Scheers, 19 juin 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : News Of The World - Remasterisé 2011 (CD)
En été 1996, pendant de longues vacances à Argelès, mes amis et moi avons découvert comment les Allemands dansaient sur We Will Rock You. Enfin, danser... ils se mettaient à genoux, tapaient par terre avec leurs mains puis claquaient des mains pour suivre le rythme tribal de ce morceau d'ouverture à la fois étrange et totalement épuré, qui se termine avec un solo de guitare et qui me rappelle, par son format, le Eruption de Van Halen sorti la même année (mais avant ou après ?). En gros, c'est le credo de News of the world, l'inverse de leurs premiers albums et même peut-être le vrai complément à A Night at the Opera : l'épuration. Ou comme on dit quand on est hype : less is more.

Comme toujours on retrouve le son Queen et leurs divers points de vue stylistiques, mais poussés au maximum de leurs racines : jamais aucun autre morceau de Queen a été aussi rageur que le hard-punk de Sheer Heart Attack (ce morceau est-il une chute de l'album du même nom sorti quatre ans auparavant ?), jamais ils ne feront un titre plus proche de Led Zep avec It's Late (un de mes titres préférés du groupe), jamais ils n'avaient été aussi loin dans la chanson romantique avec My Melancholy Blues. On entend bien que pour une fois, la production est brute, presque live, à la fois froide et directe. Je crois que pendant l'enregistrement, un groupe de punk enregistrait à côté, peut-être bien les Pistols, et que la cohabitation s'est mal passée. Normal, Queen représentait à ce moment la bête prog-opera à abattre. Peut-être l'esprit DIY de cette époque leur a soufflé cette production quasi basique et inverse à tout ce qu'ils avaient précédemment fait.

En tout cas ça marche car ils signent deux hymnes inusables, et j'aime à penser que We Are The Champions est une chanson sur les homos. L'album ne ressemble pas du tout à ces deux premiers titres, passant par la pop semblant sortir d'une comédie musicale (Spread Your Wings) à du blues sans chichis (Sleeping on the sidewalk) et du funk disco glacial (Get Down Make Love). Complètement disparate, il n'est pourtant pas indigeste, et entre Sheer Heart Attack et les titres de l'album suivant Jazz (Mustapha, Bicycle Race), un autre groupe a dû être très influencé par la liberté de ton et de genres que Queen représente si bien : Mr Bungle.

Un dernier mot sur la pochette. Pour moi, c'est sans doute une des premières pochettes peintes de cette qualité que je voyais, ne voulant pas être un montage ou une photo pour attirer l'oeil, mais bien un travail d'esthète. Et puis entre La planète sauvage et le Roi et l'oiseau, je me demande encore si le robot géant est juste un effet de mode ou stigmatisait l'esprit de l'époque, pessimiste jusqu'au trognon, punk et nihilisme.

Queen est au top même si on a le droit de ne pas totalement aimer News of the world. Mais leurs compétences sont totales et ils entrent définitivement au panthéon du rock à ce moment-là.
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Message initial: 24 juin 13 19:43:59 GMT+02:00
Présence dit:
J'y aurais mis 5 étoiles sans hésitation. Je suis capable de fredonner les refrains de toutes les chansons. J'ai bien dû l'acheter 3 fois : en vinyl des années après sa sortie, une première fois en CD, et la remasterisation de 2011. Chaque fois que j'écoute "Spread your wings", le cynisme des paroles m'enchante.

En réponse à un message antérieur du 24 juin 13 22:23:29 GMT+02:00
M. Cyrille dit:
Merci pour le VU. J'ai hésité à mettre cinq étoiles, mais en fait c'est une découverte pour moi. J'ai ce disque depuis longtemps et je le connais bien, mais je ne connaissais pas vraiment Queen, à part A Night At The Opera (que j'adore), leurs tubes, The Miracle et Innuendo que j'avais écoutés à leur sortie (mais je n'en ai quasiment aucun souvenir). J'avais aussi jeté une oreille sur leurs deux premiers albums vers mes seize ans, complètement oubliés pour ma part (à part Keep yourself alive).

Et là je me suis mis en tête de me faire toute leur discographie par ordre chronologique, j'ai commencé il y a deux semaines, et j'ai complètement redécouvert ce disque. Du coup, j'ai acheté le remaster de 2011, tellement j'ai été impressioné. Est-ce que celui de A Night At The Opera vaut le coup ? Je vais me pencher sur les paroles de Spread Your Wings, j'ai pas fait gaffe à tout ça encore.

Je fais de petits résumés à mes amis sur ces disques ailleurs (et celui-ci me paraissait tellement réussi que je l'ai mis ici), veux-tu que je te les publie dans les commentaires ?

En réponse à un message antérieur du 25 juin 13 20:11:27 GMT+02:00
Dernière modification par l'auteur le 25 juin 13 20:12:31 GMT+02:00
Présence dit:
Spread your wings - A mes oreilles, le cynisme des paroles apparaît grâce aux intonations un peu gouailleuses et mérpisantes de Freddie Mercury.

Remaster "Night at the opera" - Je ne suis pas assez audiophile pour savoir si la qualité de ce remaster est vraiment impressionnante. J'avais le premier pressage CD, et la technique ayant fait des progrès depuis la fin des années 1980, il est à mes oreilles meilleur.

Je prends toujours plaisir à lire des commentaires de CD écrits par des commentateurs que je suis. Donc si ça ne te demande pas trop de temps, je lirais tes résumés avec plaisir.

En réponse à un message antérieur du 25 juin 13 20:47:02 GMT+02:00
M. Cyrille dit:
Merci pour les infos. Alors c'est parti. Queen I j'ai pas dit grand chose à part que c'était globalement pénible.

Queen II : Quel bordel. Alors oui, c'est un peu mieux dosé, mais c'est toujours bouffi de trucs et d'idées et ça part dans tous les sens, c'est éreintant. Tout Queen est déjà là, dans le son, les voix, les arrangements, les diverses influences, mais tout sonne comme un brouillon (The March Of The Black Queen est clairement un brouillon de Bohemian Rapsody), comme si ils voulaient, à chaque titre, montrer toutes leurs facettes. Et ça marche pas, pas assez de mélodies accrocheuses ou de direction qui donne au disque une cohésion.

Parce qu'ils ont autre chose à offrir : ils ne sont pas assez rock pour être The Who, mais ils aiment cette idée de rock-opera ; ils ne sont pas assez introvertis pour être Genesis, mais le progressif, c'est sympa ; ils ne sont pas assez charismatiques pour être T-Rex, mais le glam, c'est à la mode et ça le fait ; ils ne sont pas assez lourds pour être Led Zeppelin, mais le blues c'est pratique pour les gammes d'accord. Et puis ils aiment rigoler, contrairement aux autres pré-cités... Bref, tous les ingrédients sont là, mais la recette ne marche pas. Le déclic aura lieu juste après, dans A Night At The Opera.

Je n'ai aucune idée de ce que j'aurai pensé de ces deux premiers disques de Queen à leur sortie. Je pense que si c'était un groupe des années 2000, ce seraient leurs deux premiers EP, débarassés de boursouflures, et que leur premier album serait un mix des deux, ou A Night At The Opera.

En réponse à un message antérieur du 25 juin 13 20:48:55 GMT+02:00
M. Cyrille dit:
Sheer Heart Attack : Ah ben voilà le premier album de Queen. Je me suis planté, il y a ce Sheer Heart Attack entre le II et A Night At The Opera. Sorti la même année que le II, comme quoi on ne peut pas leur reprocher d'être plein d'hormones heu d'idées. On retrouve tout ce qu'il y avait avant (glam, prog, hard) mais étonnamment cohérent, discipliné, et avec au moins un tube, en total décalage avec les modes de l'époque : Killer Queen. D'ailleurs c'est quoi comme genre de musique, ce titre ? De l'opéra-bouffe ? Du ragtime blanc ? Ils ont compris qu'un titre par genre, c'était plus efficace, la première face n'a aucune faille, y compris les voix de Mercury qui semblent enfin organisées. Bon après faut aimer.

La seconde face semble vouloir refaire celle de Abbey Road, avec des titres courts qui se suivent rapidement et n'est pas totalement réussie, à part le dernier morceau : premier titre où Freddie fait le crooner. Et il le fait très bien. C'est à la fois leur premier et leur dernier album, tout ce qu'ils feront par la suite restera dans ces frontières (assez larges quand même). Ce qui est remarquable, c'est qu'ils ne ressemblent vraiment qu'à eux, leurs influences entres Beatles et Led Zep auront donné un métis unique. Les seuls à ma connaissance qui auront envie de les imiter, c'est Van Halen.

En réponse à un message antérieur du 25 juin 13 20:53:41 GMT+02:00
M. Cyrille dit:
A Night At The Opera : Même si je ne les ai pas encore tous écoutés, c'est le moment Highlander : There can be only one. Ce disque est parfait, et semble être le meilleur Queen. Y a toujours tout ce qu'ils aiment avec le hard (Death on two legs), le glam (Sweet Lady), le prog (The Prophet Song) et des styles musicaux du passé que je serai bien en peine de nommer (d'ailleurs je suis preneur de ces infos si quelqu'un connaît dans quels genres évoluent Lazy on a sunday afternoon, 39, Seaside Rendezvous et Good company). Styles qui font faire de l'acoustique à Queen, et ça sonne très bien. Enfin, des idées partout, mais une dans chaque titre, finissant de définir un Queen protéiforme et qui réussit enfin à tout intégrer dans un titre indémodable, une de mes chansons préférées de tous les temps : Bohemian Rhapsody. Je me demande si le groupe allait bien à ce moment là : pourquoi God Save The Queen en fin d'album ? Pour dire que les meilleurs groupes sont Anglais ou prévoir leur fin possible ?

En réponse à un message antérieur du 25 juin 13 20:57:01 GMT+02:00
M. Cyrille dit:
A Day at The Races : Encore un titre piqué à un film des Marx Brothers, une pochette qui rappelle la précédente mais noire au lieu de blanche, tout fait penser au premier abord à une continuité ou une complémentarité. Il s'agit du deuxième cas, tant on est loin de A Night At The Opera. Ici, tous les titres ont une durée proche (entre 3'30 et 5'), et semblent être des faces B, même si Tie Your Mother Down est un rock hyper efficace et Somebody to love une ballade grandiloquente (j'ai l'impression d'y entendre David Lee Roth reprendre Just a gigolo). Ils font preuve d'un savoir-faire évident, proposant des tubes calibrés, mais aucun humour à l'horizon ni même aucun risque musical (à part celui de changer complètement d'orientation pour quelque chose de facile à écouter). C'est sympa mais je me suis emmerdé. Ce sont des chutes de studio ou quoi ?

En réponse à un message antérieur du 25 juin 13 20:59:15 GMT+02:00
M. Cyrille dit:
Jazz : Bon : c'est l'album fun. D'ailleurs y a un titre qui s'appelle Fun It dessus. Et puis dans Don't stop me now, il dit qu'il s'amuse trop bien, ne l'arrêtez pas maintenant s'il vous plaît. Il paraît que la fête de lancement pour ce disque est mémorable, payée par le groupe (et pas la maison d'édition) avec des nains, des groupes de jazz, des nanas à poil etc... Jazz parce que le groupe est à ce moment complètement libre de faire ce qu'il lui plaît, et il va pas se gêner.

Il fait du music-hall, blues, chant de muezzin, pop, hard et même encore un peu de prog (à deux reprises : dans l'expérimental mais tubesque Bicycle Race, comme quoi pas besoin de suivre un format classique pour péter les charts, avec des bruits de sonnette au milieu, et dans le dernier titre, qui reprend des passages des morceaux précédents : tout ça, on l'avait entendu chez Genesis). Et avec humour. Définitivement consacré, composant un nouvel hymne (Don't stop me now) mais cette fois, non martial : un hymne à la joie, un concentré de bonheur. Je pense qu'il est inconcevable de ne pas aimer ce titre. Enfin je vois pas comment on ne peut pas aimer.

Je ne connaissais pas Mustapha et les autres, notamment le bluesy Dreamer's ball. Mais je ne m'en passerai plus, Jazz est le troisième (et peut-être dernier) album nécessaire de Queen.

En réponse à un message antérieur du 25 juin 13 21:00:53 GMT+02:00
M. Cyrille dit:
The Game : Ca a beau s'appeler The Game, on ne s'amuse pas beaucoup. Fini de rigoler. Pas pour Queen qui s'amusent comme des petits fous et écrivent un magnifique disco minimaliste avec Another One Bites The Dust, refont un revival 50's, et comme d'habitude mélangent un peu tous les genres. Mais à l'image de l'horrible pochette, ça aurait dû rester une blague, un album de reprises d'Elvis, des morceaux pour s'éclater en répète ou en studio, un souvenir perso. Au lieu de ça ils filent ça à la terre entière qui les porte au pinacle, surtout aux Etats-Unis, qui comprend enfin un album de Queen.

Car c'est simple, voire simplet. La complexité a complètement disparu, et même si c'est très pro et très bien fait, même si il n'y a objectivement pas de mauvais morceau sur ce disque, cela n'a plus grand chose à voir avec du rock. C'est de la variété. C'est un peu comme le dernier album de Police, qui est de très bonne facture mais qui ouvrait la voie à une musique de stade et de radio grand public. Même leur hymne qui clôt l'album (Save Me) n'a pas le panache de leur compositions passées.

Et puis comme pour beaucoup, c'est l'arrivée des synthés. Les années 80 quoi. Kiki le kiki de tous les kikis, Licence IV, Naf-Naf, Billy Ocean, Madonna, le fluo, MTV, Dire Straits, les clips tape à l'oeil, l'informatique graphique balbutiante, Bananarama, le Minitel, Jump, Les maîtres de l'univers, Footlose. Vers un univers coloré manquant cruellement de fond.

Et voilà. J'en suis à Flash Gordon, mais je ne l'ai pas encore assez écouté.

En réponse à un message antérieur du 26 juin 13 11:48:10 GMT+02:00
M. Cyrille dit:
Flash Gordon : Flash Gordon, pour moi, c'est un film que j'ai adoré, gamin, puis étudiant, quand je me suis rendu compte que c'était nul, kitsch, drôle. Faudrait que je le revoie. Mais je me souviens de mon père me parlant de la musique de Queen en m'emmenant voir ce film, et je confonds peut-être, mais il y avait aussi du Queen dans Bandits Bandits (Time Bandits) de Terry Gilliam que j'avais adoré aussi. Je me souviens être arrivé en retard à la séance pour ce dernier.

Et puis plus tard, c'est surtout devenu un sample d'un de mes albums favoris, celui du second Public Enemy (It Takes A Nation Of Millions To Hold Us Back, sur Terminator X to the Edge of Panic).

Conçu en même temps que The Game, ils s'amusaient vraiment comme des fous à cette époque. C'est une vraie BO avec deux titres chantés et assez tubesques, voire meilleurs que les titres de The Game, pour le reste, c'est un travail différent et intéressant sur lequel ils se sont penchés. Mais le résultat n'est pas assez ludique pour l'auditeur, les extraits de dialogues sont marrants mais ça ne fait pas une bande-son ou un album. C'est uniquement fait pour le film. Du coup son écoute est assez ennuyeuse voire contraignante. Mais comme d'habitude, je suis épaté par leurs compétences et ouverture d'esprit.
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M. Cyrille
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