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7 internautes sur 22 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Un film sidéral pas toujours sidérant, 28 octobre 2013
Ce commentaire fait référence à cette édition : Gravity - Oscar® 2014 du Meilleur Réalisateur - DVD + DIGITAL Ultraviolet [DVD + Copie digitale] (DVD)
Magie du marketing ou fascination générale, il est bien compliqué d’expliquer le buzz fou que provoque ce film depuis de longues semaines par le biais d’un public conquis à tous les niveaux (spectateurs, presse, spécialistes). Face à l’emballement, je vais essayer de garder les pieds sur Terre. Do you copy ?

Les grands films aux accents réalistes prenant place au delà de notre gros cailloux sont rares. Cuarón a fait le choix de se rapprocher le plus de la réalité en établissant les règles physiques en vigueur dans notre univers depuis 13,7 milliards d’années. Il n’y a pas de son ni de feu dans l’espace et il est impossible de survivre sans combinaison ne serait-ce que quelques secondes, n’en déplaise à Monsieur Danny Boyle. Parti de là, faut il être difficile sur le réalisme globale de Gravity ? Selon mes connaissances ultra basiques de passionné du cosmos, j’ai envie de dire oui ! C’est pourquoi, à titre d’exemple, je grince des dents lorsque la sortie extra véhiculaire du début se fait dans une décontraction totale entre boutades faussement poilantes, musique dans les casques et balade sans attache autour de la navette spatiale (même pas en rêve !!). L’on peut continuer avec la motricité exagérée des cosmonautes qui portent pourtant des combinaisons de 150kg ou le bazar total qu’il y a dans l’ISS tel l’appart d’un célibataire bordélique. Néanmoins, pour faire un film intéressant, les choix du réalisateur sont malgré tout assez compréhensibles. S’il s’était borné au réalisme complet, mieux valait s’attendre à un court métrage de 20 minutes car oui, normalement, une fois qu’on est éjecté dans l’espace, c’est définitivement le clap de fin ! VDM.

Au delà des considérations pseudo-physiques auquel je donne peut être trop d’importance, Gravity est aussi et surtout d’une beauté solaire. Les images de notre planète bleue sont magnifiques face à ce noir imperturbable où sont tapis des milliards d’étoiles ignorant tout de notre présence. Devant l’immensité de l’Univers, nous sommes bien seuls. La perte de nos repaires terrestres qui forme la base du vertige émotionnel que tente de donner le film est à la fois transcendant et effrayant. Cuarón a tenté de faire ressortir ses sentiments antagonistes dans ce huis clos spatial où le danger peut venir de partout, n’importe quand. L’effet est hautement claustro-phobique dans ce macrocosme pourtant extraordinairement grand.

Les images fortes s’enchainent comme cet incroyable plan séquence qui introduit le film, (au bon souvenir des Fils de l’Homme) mais également les impressionnantes scènes de destructions en apesanteur qui ont dû être un enfer pour le service des effets spéciaux. De plus, le film est fort bien documenté et propose de très bonnes reproductions de l’ISS, des capsules Soyouz ou encore du télescope Hubble pour le plus grand plaisir des astronomes du dimanche (et les autres). Encore un gros gros point qui prolonge l’immersion. Sur la mise en scène de Cuarón, on peut également noter la technique irréprochable du film qui reproduit avec brio la sensation d’apesanteur. Il faut savoir que les plans dans l’espace ont été tournés à l’aide de machines utilisées dans les usines de voitures de façon à ce que la camera semble flotter dans la vide stellaire là où il n’y a plus de gravité, donc plus de « haut » ni de « bas ». Un boulot techniquement irréprochable.

Mais la grande question en suspend est de comprendre pourquoi avoir choisi le duo d’acteurs Clooney-Bullock ?? Est ce une obligation lancée par les producteurs ? Le seul moyen pour Cuarón de réaliser son film ? Difficile d’être catégorique même si je penche pour cette idée. Tout d’abord, la possibilité de voir des cosmonautes cinquantenaires est relativement limitée mais encore plus lorsqu’on apprend qu’il s’agit du premier vol pour le Dr Stone (Sandra Bullock). Ensuite, nos véritables amis cosmonautes prennent part à une sélection inaccessible au commun des mortels où l’entrainement et les capacités techniques requises sont démentiels. Pas de place pour les faibles ! Il faut être psychologiquement imperturbable, alors on peut se permettre de faire la mou devant les états d’âme de madame face au rôle auto parodique de Clooney.
Pour combler le tout, on n’échappe pas aux poncifs ultra téléphonés sur l’utilité de la vie, les douleurs passés et l’héroïsme US. Mention ultra spéciale pour la ligne de texte la plus grotesque de l’année : « wouf wouf, waf waf ». Le ridicule ne tue parait il pas mais ces pitreries n’ont rien à faire là dedans. Monsieur Cuarón, voyons !

Enfin, la bande son aurait gagné à être moins bateau. J’aurais bien vu un peu de « grande musique » comme savait si bien le faire Maitre Kubrick. Les bruitages sont réussis, on se croirait à l’intérieur de la combinaison en train de suer à grosses goutes.

Il y aurait tellement de choses à dire sur Gravity qu’un simple article ne suffirait pas. Rien de mieux qu’un film qui permet de débattre et d’échanger les visions différentes qu’il peut induire. Filmé avec une justesse et une beauté rarement égalée grâce à des techniques tout à fait inédites, le réalisateur mexicain s’affirme plus que jamais comme un des meilleurs réalisateurs du Système Solaire. Le duo d’acteurs ne m’a pas convaincu même s’il n’est évidemment pas immonde. Il ne suffit pas de mettre Bullock en culotte et Clooney en chambreur charmeur pour monter au septième ciel. Gravity n’est pas la supernova annoncée mais plutôt une étoile à neutrons qui illuminera pendant longtemps notre esprit comme un phare dans dans l’exigeante galaxie SF. Vers l’Infini, et au delà !
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Message initial: 29 oct. 13 11:57:49 GMT+01:00
Dernière modification par l'auteur le 29 oct. 13 11:58:40 GMT+01:00
Ellipsis, vous ne voyez pas l'essentiel, vous vous attachez à l'hyperréalisme qui, s'il est certes, essentiel, fondamental et désiré, n'est que le contenant du film, vous ne voyez pas le rêve et le contenu. Je veux parler de l'érotisme déguisé, ce qui constitue au travers des images subliminales 50% de la volonté du réalisateur et de l'histoire et qui justifie très exactement la présence de Clooney et Bullock. Ce film est un survivor érotique ! Je ne vais pas développer d'avantage sur le sujet car je pense avoir tout dit sur la question dans mon commentaire 5 étoiles. Je suis d'accord sur le ridicule du scénario, et sur l'absence de musique classique désirée par le réalisateur pour se détacher de Kubrick, l'allusion faite à Kubrick est ailleurs. Par contre il eut été plaisant par exemple d'entendre du Dire Straits ou du Pink Floyd mais cela aurait daté le film. Quant aux erreurs: techniques comme la fluidité des actions dans le cosmos et la légèreté des paroles que vous pointez, les premières sont justifiables du fait que le réalisateur ne date pas son époque, il peut s'agir d'une action qui se place dans les 20 prochaines années et là tout est possible sans pour entrer dans la SF et pour la seconde, c'est pour placer directement le film sous le signe de la légèreté des rapports entre les 2 héros, c'est une scène de drague. C'est aussi expliqué dans mon commentaire.

En réponse à un message antérieur du 30 oct. 13 18:47:53 GMT+01:00
Ellipsis dit:
J'ai lu votre commentaire, tout d'abord cela confirme qu'il y a plein d'interprétations différentes, ce qui est le propre des bons films. Je conçois également que ma capacité d’interprétation des images est encore relative mais j'ai du mal à considérer Gravity comme un film aux accents érotiques ! Cette drague n'a pas forcement sa place. Pourquoi ne pas avoir clairement fait le choix entre le réalisme et les rapports psychologiques entre les personnages ?

En réponse à un message antérieur du 31 oct. 13 11:32:54 GMT+01:00
Certes, il y a plein d'interprétations différentes, mais il y a celle du réalisateur qui prime. L'érotisme est déguisé comme dans les films d'autrefois et ne se lit qu'au travers de la symbolique. La drague se place ici dans l'hyperréalisme. Le réalisateur dit tout, montre tout. Il dit tout haut ce qu'un homme et une femme isolés dans l'espace pensent tout bas en posant la question à son public avec ironie : il vous reste une heure à vivre et vous êtes enfermé avec Bullock (ou Clooney pour les femmes) dans un espace réduit et sans possibilité de communiquer que faites vous ?... il vous pose la question et donne sa réponse... Sans la drague pas de relation consommée, pas de renaissance (toile de fond du message). ça pimente un peu le film, sinon ce ne serait trop froid type documentaire. Au moins il y a une petite histoire humaine et un petit message...

Publié le 31 oct. 13 19:32:49 GMT+01:00
Zombotte dit:
Je respecte votre opinion bien que je vous trouve sévère. Il semble être de bon ton de vouloir "dégommer" ce qui plaît au plus grand nombre. On ne parle pas d'une comédie inoffensive mais d'un survival spacial qui compte deux acteurs !
Gravity est comme vous l'avez signalé un choc visuel mais de grâce, ne cherchez pas la véracité scientifique : ce n'est qu'un film, pas un documentaire ! De plus l'humour que vous fustigez est bienvenu dans le film et la scène que vous qualifiez de "ridicule" est tout simplement la plus émouvante de l'année. Je ne vois aucune trace d’héroïsme US dans le film. C'est bien la dernière chose que l'ont peut reprocher au film de Cuaron. Vous êtes je pense passé à côté de l'essentiel : à savoir un extraordinaire portrait de femme, le plus beau que j'ai vu depuis des années. Une histoire remplie de symboles qui raconte l'accomplissement d'une femme, son indépendance, son deuil. Les dernières minutes, tétanisantes, comme le reste du film, sont simplement une nouvelle naissance. Gravity est donc plus qu'un "simple" film de SF. Mais sa force, son intelligence et sa maestria, c'est que quelque soit l'angle sous lequel vous le regardez, vous serez comblé. Oui, Gravity est un chef d'oeuvre absolu, un classique instantané, ni plus ni moins.

En réponse à un message antérieur du 31 oct. 13 22:56:49 GMT+01:00
Ellipsis dit:
Tout d'abord, merci d'avoir pris le temps de lire mon avis. Par contre je ne peux pas laisser passer le fait que vous montrer du doigt mon honnêteté ! J'essaye maintenant depuis trois ans d'aiguiser mon sens critique en écrivant à propos des films que je vais voir au ciné. Il n'y aurait aucun intérêt que je les casse juste pour le plaisir de le faire !! Mon intérêt pour Cuaron est immense, c'est un de mes réalisateurs préférés mais je crois être en droit de chercher l'excellence quand je sens qu'il y en a l'importunité. Ne restons pas dans le caniveau, cherchons le meilleur.
C'est vrai, il y a également une partie de subjectivité car voir le plus de réalisme possible dans Gravity était surement un "fantasme". Rares sont les films qui tentent de recréer les conditions réelles de l'espace.

- Quand vous dites que ce n'est qu'un film, difficile de considérer cela comme un argument déterminant. Rien n'interdit de proposer quelque chose s'approchant de la réalité. A croire que vous vous seriez contenté de voir des hommes verts et des explosions à la Star Wars tant que les symboles étaient là.
- On a tous un sens de l'humour différent mais si je veux voir Clooney s'autoparodier, je regarde Burn After Reading dont le sujet semble plus approprié à la déconne.
- Je dois avoir un coeur de pierre pour ne pas apprécier toute la valeur de la scène la mieux écrite de l'année, désolé.
- Heroisme US, ok il y en a peu mais le sacrifice humain, la dolce vite en apesanteur sont tout de même des composantes discutables.

Malgré ses critiques, je tiens à rappeler que ma note est de 4 étoiles ! C'était un très bon film sur de nombreux points et il a le grand mérite d'encourager le débat, de donner lieu à des interprations diverses et il restera surtout en mémoire quoi qu'il arrive. Il sera dans ma dvdthéque à la sortie mais s'il vous plait, ne me faites pas passer pour celui que je ne suis pas...

Le meilleur film de Cuaron reste Les Fils de l'Homme. J'insiste.

En réponse à un message antérieur du 1 nov. 13 14:25:04 GMT+01:00
Dernière modification par l'auteur le 1 nov. 13 18:15:03 GMT+01:00
Zombotte et Ellipsis, vous éludez à votre tour l'essentiel : le portrait de femme est secondaire car il ne s'inscrit que dans l'histoire du couple dans sa dimension générationnelle. Qu'est devenu le couple aujourd'hui ? Quel est la place de l'homme et celle de la femme. Le réalisateur ne fait pas un portrait de femme (sinon allez voir Jane Campion) mais un portrait de couple en 2013 ! Vous omettez aussi la dimension érotique !

L'histoire :
La femme a besoin de l'homme, sans lui la vie n'existe pas (la séduction Clooney, le pygmalion, le procréateur éventuel) mais la procréation peut se faire sans lui !

Les symboliques :
La symbolique est la suivante : dans un univers difficile voire dangereux (le cosmos symbolise la vie) une femme pour la réalisation de soi, en tant qu'être féminin, ne peut composer sans l'homme, elle a besoin de lui pour se réaliser en tant que femme : bâtir son égo par la séduction de l'homme (du père puis de l'amant) apprendre aussi grâce, de et par l'homme ; c'est la symbolique du pygmalion, Clooney c'est l'homme expérimenté et directeur parfois dur (quand il la gronde) mais dont la femme va finir par se libérer en faisant seule face aux contraintes de la vie, en prenant son indépendance.

La symbolique du couple homme/femme qui se sépare : le cordon ombilical est coupé quand Clooney se détache, mais en se séparant l'homme continue de la guider (Clooney jour le rôle à la fois du père et de l'amant !).

La symbolique érotique : Clooney qui drague au début puis Clooney tête du spermatozoïde qui participe à la fécondation en se détachant de la queue mais en définitive Bullock ne fait-elle pas le choix d'une fécondation in vitro en se passant de l'homme : elle s'offre aux météorites qui foncent sur elle comme des spermatozoïdes. La procréation assistée, la femme d'aujourd'hui se sépare ou est séparée par la difficulté vie de l'homme mais en définitive peut continuer de procréer, de donner la vie sans lui !

C'est tout le dilemme de notre époque : la femme a besoin de l'homme pour devenir femme mais peut se passer du père comme de l'amant, devenir indépendante, se réaliser et faire face aux dangers de la vie quasiment seule. Le couple en pâtit : il se construit au gré des besoins, des intérêts, mais il ne résiste pas aux dangers de la vie. Pourtant un espoir de naissance (procréation) et de renaissance de la femme est possible, la vie continue...

La symbolique de l'homme qui reste indissociable des besoins de la femme : le retour imaginaire de Clooney dans ses rêves...

Enfin, comme je le dis dans un précédent commentaire, le film est excellent mais ce ne sera jamais un chef d'œ½uvre !
Car l'histoire et le scénario restent assez mince, mais dans un combat, une fuite, va t'on déclamer du Shakespeare ?! C'est le problème des films de ce genre, ils peuvent être excellents comme celui-ci, se placer au-dessus des blockbusters de leur catégorie (comme le fit à son époque "Blade runner"), mais un chef d'½uvre comme il y en a 2, 3 par décennie se bâtit aussi sur une grande histoire, une fresque reposant sur un scenario irréprochable souvent adapté d'un roman d'un grand auteur, une histoire universelle (La planète des singes 1, Docteur Jivago, Laurence d'Arabie, le Guépard, Citizen Kane, America America, Géant, le Parrain, Violence et passion, la liste de Schindler, Scarface, il était une fois dans l'Ouest...). Le chef d'œ½uvre est reconnu comme tel quand il devient intemporel, comme un tableau de Leonard de Vinci. Mais je pense que ce film vieillira mal, datera avec l'évolution des techniques et restera pour son époque un bon film d'effets spéciaux et une évolution dans la 3D. Une nuance tout de même : si ce film ne saurait être appelé chef d'½uvre universel, il constitue sans aucun doute un chef d'½uvre visuel, pour sa photo, ses travelling cameras, ses effets visuels artistiques et dynamiques, sa 3D époustouflante, sa musique et son accompagnement de l'image. Il se place à égalité avec un Laurence d'Arabie à son époque. Pour cela il mérite des Oscars.

Enfin, on ne peut même pas évoquer le mot SF car l'auteur veut l'hyperréalisme. La SF dans l'espace c'est du Alien ou sur Terre c'est du Soleil Vert. Là c'est du Survivor érotique à message générationnel !

Oui Ellipsis, Clooney surjoue, il fait du Clooney drago-séducteur pour bien montrer cette dimension érotique nécessaire qui amorce le cycle du couple. Sans séduction, sans amour la femme ne se construit pas avec le père. Sans séduction hors père il n'y a pas de relation homme/femme. Mais la naissance renaissance est la conclusion du film qui répond à la question : oui le couple homme/femme tend aujourd'hui à disparaître, le père aide sa fille à le quitter (Clooney se détache) et continue de la guider et pour ce qui est de l'amant, la femme apprend à faire sans lui, elle se passe de lui, la relation entre les deux dans l'habitacle n'est pas consommée ! Même si l'homme continue de la hanter dans ses fantasmes (le retour de Clooney) elle n'a plus besoin de lui pour donner la vie ni pour faire sa vie ! Clooney drague mais ne consomme plus ! Il y a 40 ans le cinéma nous aurait servi un baiser car il y a 40 ans le couple était nécessaire pour la procréation et l'homme y avait sa place ! L'homme d'aujourd'hui est cantonné au rôle soit du père soit de l'amant et pour le rôle du géniteur la femme peut se passer de lui, la mère célibataire après procréation assistée ! Voilà toute l'histoire de ce film !

En réponse à un message antérieur du 1 nov. 13 21:37:37 GMT+01:00
Zombotte dit:
Cher Ellipsis, merci pour votre réponse. Si je vous ai offusqué en mettant en doute votre honnêteté, je m'en excuse. Je ne sous-entends nullement que vous avez un c½ur de pierre, comme vous le signalez dans votre commentaire, nous avons tous un sens de l'humour différent et de la même façon votre remarque vaut pour les émotions. Je pense affirmer sans me tromper que nous nous rejoignons dans l'attente du prochain Cuaron.
Au plaisir de vous lire
Cordialement

En réponse à un message antérieur du 4 nov. 13 17:16:36 GMT+01:00
Ellipsis dit:
Pas de problème, je m'excuse également si j'ai pu paraitre excessif.
En effet, vivement l'annonce du prochain projet de Cuaron ;)

En réponse à un message antérieur du 4 nov. 13 17:21:45 GMT+01:00
Ellipsis dit:
Votre analyse est intéressante et confirme qu'un nouveau visionnage une fois le Blu-Ray sorti sera sans doute nécessaire. J’espère aussi que les bonus et le commentaire audio auront un réel intérêt !
Merci d'avoir pris le temps de construire une réponse tout à fait exhaustive.
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