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2 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Vol au-dessus d'un nid de coucou (DVD)
Fin, vigoureux, provocateur, ce film repose avant tout sur Nicholson, acteur génial, qui parvient, ou qui est parvenu à l'époque, à nous faire oublier les ficelles de la manipulation. Simplifiant la réalité, jouant sur les émotions, il entraîne le spectateur à prendre parti pour les uns contre les autres. C'est à la fois un film militant et un film américain type, manichéen, traçant une ligne stricte entre les deux axes, l'axe du bien (représenté par Nicholson et tous les fous) contre l'axe du mal (représenté par l'infirmière et la psychiatrie). Cette infirmière, vraiment abominable, dans son calme désincarné, où ne passe pas la moindre compassion, la moindre étincelle d'amour, est un monstre où se projettent toute l'indignation du personnage joué par Nicholson (Randall Mc Murphy) mais aussi et surtout toute celle du spectateur. Ainsi, malgré toutes ces qualités, le film reste de tonalité populiste, puisqu'il ne fait que renforcer les préjugés populaires sur la psychiatrie. Non pas que ce qui est dit sur la psychiatrie de l'époque soit totalement faux ; ce qui le rend faux, c'est ce discours sans nuance, simplifié à l'extrême, pour les besoins de la démonstration. A partir de la seconde partie, le film faiblit encore en entrant totalement dans la fiction (au mauvais sens du terme), quand Grand Chef se met à parler, montrant par là-même qu'il a trompé tout le monde, médecins y compris, en se faisant passer pour sourd-muet. Peu crédible. En outre je ne vois pas bien comment on peut justifier, d'un point de vue réaliste, la « scène d'orgie nocturne à l'hôpital », mais il faut admettre, avec le réveil du petit matin, que ces passages sont joyeux et drôles. Tout ce qui suit en revanche relève encore de la manipulation, et même de façon outrancière : il s'agit pour le bouquet final d'accumuler le maximum de haine sur cette infirmière, d'en faire le bouc émissaire, au point de donner au spectateur le même désir de meurtre qu'au protagoniste. C'est très efficace, et très malhonnête. Par les mêmes procédés on aurait pu tout aussi bien attirer la haine du spectateur sur le Juif par exemple. Le film se termine par la mort « chimique » de Mc Murphy (« ils » sont arrivés à le mater),puis sa mort par étouffement (passage inutile, mais qui rajoute au pathétique) et enfin l'évasion spectaculaire de Grand Chef qui semble nous indiquer la voie libertaire. En résumé le film est bien fait, formidablement joué, parfois jubilatoire... mais parfaitement détestable.
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Message initial:
6 avr. 12 14:39:37 GMT+02:00
BENI dit:
Vous reflechissez et analysez tellement que vos conclusions sont totalement fausses. Ce film est tout le contraire de ce que vous ecrivez, il est tout simplement magnifique, emouvant, superbe, merveilleux...
En réponse à un message antérieur du
6 avr. 12 14:55:28 GMT+02:00
Cherix dit:
On n'analyse jamais trop. On peut analyser mal. L'analyse c'est précisément le contraire de ce que vous faites : l'accumulation d'adjectifs purement subjectifs. Il faut toujours se méfier des "manipulations". La manipulation artistique ça existe. Manipulation par l'émotion, les ficelles de l'émotion. C'est par l'émotion qu'un Hitler a pu entraîner dans l'horreur des gens qui n'étaient pas plus mauvais que vous et moi.
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