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Ce commentaire fait référence à cette édition : La Belgariade, Tome 5 : La fin de partie de l'enchanteur (Poche)
En cinq tomes, le cycle de la Belgariade a fini par me séduire. Il m'en a fallu pour digérer le tissu de stéréotypes déployé par l'auteur tout au long de cette saga : du petit garçon innocent destiné à sauver le monde, aux magiciens tout puissants en passant par les artefacts sacrés, les armées titanesques et j'en passe, David Eddings nous en a fait voir de toutes les couleurs.Pourtant, en dépit de ces clichés usés jusqu'à la corde et de ce pillage du Seigneur des Anneaux, on se retrouve piégé dans la toile. Les personnages tout d'abord, totalement convaincants et crédibles (Belgarath le vieux loup de mer tatillon, Polgara la femme libérée et épanouie, Silk le voleur au grand cœur et à l'humour décapant, etc.) sont attachants et bien développés tout au long des cinq tomes (merci à sa femme Leigh pour les personnages féminins). Les dialogues ensuite, souvent drôles et vifs, entretiennent l'intérêt d'une histoire un peu falote. Ce dernier tome, comme le précédent, rehausse largement le niveau de la Belgariade. Les rebondissements se font bien plus nombreux et on note un net progrès dans la structure narrative du roman. La séparation des personnages alliée à la partie d'échecs que se livrent les deux camps donne une dimension intéressante à l'ouvrage. Le jeu entre les différentes nations génère des queues d'intrigues politiques pas désagréables. Enfin, Eddings s'avère très doué dans la description de la guerre : cruelle sans verser dans le mélodrame, La fin de partie de l'enchanteur recèle quelques moments poignants. La qualité de ce tome devrait vous pousser à lire la Belgariade jusqu'au bout : tenez bon, ça vaut le coup. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles |
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