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La fin d'une épopée,
22 juillet 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Smiley Smile & Wild Honey (CD)
Mettons-nous d'accord : Smiley Smile n'est en aucun cas comparable aux sessions Smile. Au moment de sa sortie, il a pu être détesté parce que ses fans attendaient Smile, c'est vrai que le choc a dû être dur... Mais bon tout cela remonte à 1967 (je ne suis moi-même né qu'en 73), une partie des sessions Smile vont sans doute être commercialisées dans quelques mois (à moins que la sortie soit à nouveau annulée, ce qui ne m'étonnerait qu'à moitié) et précisons que contrairement à ce qu'affirme la bio des gens d'Amazon, les bandes enregistrées pour Smile n'ont pas été détruites.
Smiley Smile maintenant : avec le recul du temps, plusieurs choses s'imposent à l'esprit ; d'abord, l'album a quelque chose de profondément malsain, pas étonnant qu'il ait fait un tabac dans un hôpital psychiatrique (authentique !). Il en est passionnant, authentiquement psychédélique (en pleine descente d'acide...). Précisons que c'est Brian Wilson qui est alors au plus mal, son rôle est ambigu : à la fois mettre d'oeuvre et mis en retrait par les autres membres du groupe qui doivent absolument pondre un album dans les plus brefs délais.
Et voilà l'album : mono et 27mn, pas une de plus, quasiment aucune réalisation (celle-ci est créditée aux Beach Boys...) sauf bien sûr sur Good Vibrations qui s'intègre étonnamment bien aux autres chansons et voilà sans doute pourquoi : les 9 chansons en sus de Good Vibrations et Heroes and Villains regorgent d'idées et de mélodies et forment une entité très forte grâce à des mélodies renversantes mais qui sentent bon la psychiatrie et le mauvais trip.
Il suffit de comparer les versions de Wind Chimes et de Wonderful enregistrées lors des sessions Smile (et disponibles sur le coffret 30 years of the Beach Boys) et celles présentes sur Smiley Smile. Dans le premier cas, une beauté solaire extraordinaire, dans le second cas, leur caricature effrayante, profondément malsain vous disais-je... Mais passionnant et jouissif, jamais ennuyeux. Smiley Smile est en celà comparable au Madcap Laughs de Syd Barrett. Un document plus qu'un album, mais quel document !
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