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Ce commentaire fait référence à cette édition : Au coeur de l'affaire Villemin : Mémoires d'un rat (Broché)
L'auteur semble lucide et réaliste sur la condition de journaliste dans ce genre d'affaires... et évoque même certaines dérives de certains confrères (que l'on peut vraiment ici qualifier de charognards...)Mises à part quelques coquilles, imprécisions ou erreurs (mais quand même un peu trop à mon goût), Denis Robert fait très bien son travail et essaye de rester objectif. (coquilles, imprécisions et erreurs qui datent apparemment de l'époque et sont restées telles qu'elles apparaissaient dans les articles publiés dans Libération) La chronique qu'il fait de l'affaire (des affaires) entourant la mort de Grégory Villemin permet de constater pas mal de choses intéressantes pour qui (comme les parents de l'enfant) cherche la vérité : * L'instruction du juge Simon révèle que le corps de l'enfant n'était pas froid ni rigide quand il a été récupéré par les pompiers. Il n'a donc pu se trouver dans l'eau (12°) à 17H30. La femme témoin ne se serait finalement pas trompée et aurait vraiment vu un sac plastique bleu à cet horaire. Le corps de l'enfant aurait donc été mis à l'eau entre 20H et 20H50 ? merde ce serait pile au moment du sacro-sain JT de 20H ! qui a osé ne pas être devant sa télé à cette heure-là ce jour-là ??!! (le mannequin de la piscine de Bruyères faisait-il 18 Kg ?) Il est donc possible que le corps n'ait en fait pas dérivé et qu'il ait été accroché tout de suite aux branchages (pour qu'il reste bien en vue ? ...d'où l'utilité des cordelettes ?). * Le bonnet de l'enfant est descendu au maximum sur sa tête, couvrant ainsi son visage, comme pour le préserver (ou qu'il reste facilement identifiable). * Le capitaine de gendarmerie Sesmat trouve que l'enfant semble être "entré dans l'eau de lui même, comme par jeu". L'enfant avait donc un visage et une expression sereins (et on n'a pas trouvé de trace dans le sang d'une substance signe de stress lors de l'autopsie). Par contre ses poumons et son coeur fonctionnaient toujours. Le garçon était donc sans doute déjà décédé ou alors endormi, dans le coma ou inconscient lorsqu'il a atteint l'eau de la Vologne et cet état s'est maintenu ou aggravé jusqu'à la mort. * AUCUNE diatomée (algues microscopiques normalement présentes en abondance dans toute eau de rivière... je suppose qu'auparavant on a vérifié qu'il y en avait aussi dans la Vologne...?) n'est retrouvée dans l'eau inhalée par l'enfant => IL N'EST PAS MORT DANS L'EAU DE LA RIVIERE ! mais avant d'y être mis. * Le juge d'instruction Lambert est très étrangement inspiré en imposant des dictées (! ...justifiées car on pense que le "corbeau" est droitier mais écrit ses sales lettres de la main gauche...mais bon le "corbeau" peut continuer de maquiller autrement) à certains suspects, au lieu de perquisitionner et de saisir des écrits des intéressés légèrement antérieurs aux faits. Enfin on peut maintenant au moins comparer ces derniers aux résultats des dictées pour voir si quelqu'un a quand même essayé de maquiller son écriture. Tout ça fait quand même peu sérieux (sans compter les éléments égarés ou jamais examinés) et semble plus le fruit d'un jeune homme nostalgique de l'Ecole Primaire que d'une brillante et indiscutable idée d'un juge d'instruction en quête de vérité (cruel manque d'expérience ?). Et si le "corbeau" avait eu un(e) secrétaire bénévole (et involontaire ?)... (les fautes d'orthographe et de grammaire faites dans les premières lettres sont des erreurs phonétiques...que pourrait donc commettre par exemple quelqu'un peu à l'aise avec l'écriture et à qui on dicterait le texte !) ? * Une seringue d'insuline usagée est retrouvée à côté de son sachet de protection, au bord de la rivière deux à trois semaines après la mort de l'enfant. Personne ne parle de mesure de glycémie post-mortem ou de dosage d'insuline ou de glucagon dans le sang de la victime, ni même de ce genre d'examens sur un échantillon de sang qui aurait été prélevé (en prévision de contre-expertises par exemple...) avant inhumation du petit garçon. Cette seringue est du même type que celles données à la famille Bolle par l'infirmière (a-t-on vérifié le numéro de lot sur le sachet de protection ?) Quelqu'un jouait-il à l'infirmier ou à l'infirmière au bord de l'eau ? Ou un des centaines de journalistes, diabétique, aurait été négligeant ? * Certains "experts psychiatres" auraient mieux fait d'être eux-mêmes internés avant juillet 1985 (en fait une certaine presse a prêté aux vrais experts des propos qu'ils n'ont jamais tenus, n'ayant jamais été interviewés par les "journalistes" de cette presse...!) * Le matin suivant la veillée du corps de son petit-fils, la grand-mère de Grégory, raccompagnée par la femme de B. L. dans la voiture de celui-ci, sent dans l'habitacle l'odeur particulière qu'a les vêtements de l'enfant (parfum de lavande), mais il n'y a pas de preuve matérielle qui pourrait être saisie lors d'une éventuelle perquisition. * Le "corbeau" de l'automne 1984 (lettre en écriture scripte) est-il vraiment le même que celui qui a sévi jusqu'au printemps 1983 (lettres en écriture majuscule) ? * Les variations de Muriel (ou Murielle) Bolle sont plus que suspectes. Cependant certains détails de ses premières déclarations ne collent pas avec d'autres éléments de l'enquête. Il est donc fort possible que des gendarmes l'aient influencée, et malheureusement sans doute sans le vouloir (?). Mais comment auraient-ils pu connaître les petits noms "amicaux" de chacun (Muriel/Murielle Bolle et Sébastien Laroche...) ???? Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles |
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