L'histoire est simple. Un petit garçon de 5 ans, Primo, vit seul avec son père dans un hameau de montagne. Point final. Toute la trame du récit de Hubert Mingarelli se trouve dans cette courte présentation.
J'aurais pu m'arrêter là, pour parler de ce roman, car tout est dit dans ces deux précédentes lignes. Pourtant, ce livre est un petit bijou d'émotion. Au-delà de la naïveté de l'histoire, il y a cette relation père-fils bouleversante. Le père qui se trouve au chômage tente de subvenir à ses besoins en essayant de cultiver des rosiers qu'il espère pouvoir vendre aux ouvriers de son ancienne usine. Pendant ce temps-là, Primo marche dans les herbes hautes de derrière la maison, se « construit » un tunnel, observe et rêve. Il imagine ce qu'il va pouvoir s'acheter avec la vente de ces plants de rosiers, à commencer par « une rivière verte et silencieuse » où il pourrait observer les poissons, avec les souvenirs éphémères de son père les pêchant à mains nues...
Beau, Simple et Émouvant ! Un fils et un père, seuls dans cette maison sans électricité et rien d'autre. De l'espoir, de la tristesse mais jamais de larme...