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UN DOSSIER Bibliographie, chronologie, variantes, témoignages, extraits de presse. Eclaircissements historiques et contextuels, commentaires critiques récents.
UNE ICONOGRAPHIE Des illustrations nombreuses et variées proposent une interprétation visuelle originale. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
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Commentaires client les plus utiles
9 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Julien le magnifique,
Par Nastasia Buergo (France) - Voir tous mes commentaires (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR) (TOP 50 COMMENTATEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Rouge et le Noir (Poche)
Ecrit tout en finesse, pas si différent de la vision de Balzac, car Julien Sorel ressemble tellement à Rastignac que c'en est frappant, mais sans la pointe de vinaigre blanc que Balzac n'oublie jamais de mettre dans ses recettes. Stendhal, lui, utilise son style plus direct et pour ainsi dire plus journalistique tout en soignant la psychologie et les hésitations dans les choix de tous ses personnages. Julien, fils de rien, va peu à peu s'essayer dans le grand monde. Il devra en apprendre les règles, les frustrations et tacher de ne pas se perdre lui-même. Chemin faisant il rencontrera des femmes dont il devra circonvenir en usant d'amour, à moins que ce ne soit le contraire.
Evidemment, un classique incontournable pour lequel je ne résiste pas au plaisir d'offrir une citation: "Les gens qu'on honore ne sont que des fripons qui ont eu le bonheur de n'être pas pris en flagrant délit". Et pour finir, si vous aimez ce genre d'ouvrage où un jeune provincial fait son chemin dans Paris grâce aux dames de ses conquêtes, je vous conseille, dans une genre un peu plus truculent, drôle et libertin, un grand classique mais malheureusement trop peu connu de Marivaux, Le paysan parvenu. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
22 internautes sur 26 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
UN CHEF D'OEUVRE D'UN TRES GRAND AUTEUR !,
Par Bardamu (France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le rouge et le noir (Poche)
Ce livre est merveilleux. Vraiment superbe. En parler, c'est déjà le diminuer, le dévaluer. Si les affres d'un Julien SOREL amoureux "mortellement fatigué des combats que, toute la journée, la timidité et l'orgueil s'étaient livrés dans son coeur" ne vous émeuvent pas, si le parcours, les intrigues, d'un Julien SOREL ambitieux "parce-que la délicatesse de son coeur lui a fait besoin de quelques unes des jouissances que donne l'argent" ne vous passionne pas, si la justesse dans la déscription des tréfonds de l'esprit humain, si l'irone du ton, si la beauté du style,si,si,si.... Enfin si tout ça vous laisse indifférent, vous pourrez toujours vous identifier aux solides habitants du village natal de Julien, habitants pour qui "toute idée vive était une ineptie". Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
7 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Grande épopée métaphysico-romanesque,
Par Etienne Leclercq "Musicfan56" (Lorient) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS) (VRAI NOM)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le rouge et le noir (Poche)
Je préviens d'emblée les futurs lecteurs de cette critique qu'il s'agit de ma première lecture du livre et que, par conséquent, elle sera succinte en regard de tout ce que nous révèle le roman.
Stendhal a bâti (le terme n'est pas inapproprié) cette intrigue à partir d'un fait divers avec, comme trame de fond, la France sous la Restauration de Charles X. L'intrigue se passe à Verrières, dans le Doubs. Elle met en scène Julien Sorel, jeune homme issu d'une famille de bûcherons, qui aspire à de grandes actions dans une société fortement divisés entre une classe bourgeoise libérale, montante depuis Napoléon, son idole "absolu", et une classe aristocratique plus ou moins réactionnaire. Son ambition ira jusqu'à apprendre par coeur la Bible pour se faire remarquer (le livre ne le dit pas clairement) et sera finalement pris comme tuteur des enfants de la famille de Rênal, ultra-conservatrice. Parallèlement à l'instruction qui leur dispensera, il tombera amoureux de Madame de Rênal; un amour qui, on l'apprendra par la suite, sera le seul véritable qu'il aura toute sa vie. A cause de leur relation amoureuse, qui se concrétisera, il sera amené à quitter Verrières pour Besançon, où il fera son séminaire avec l'abbé Pirard, janséniste ami de l'abbé Chélan, qui a éduqué Julien pendant ses jeunes années. A l'issue de cette pénible expérience, il sera sollicité par le marquis de la Mole, qui se révélera être un "père de substitution", le père biologique de Julien n'ayant jamais eu la moindre affection pour lui. Au bout de plusieurs mois, la fille du marquis, Mathilde, éprouvera un certain intérêt pour lui, sa hauteur d'esprit et sa morgue, inhérentes à sa personnalité. Sur cette trame a-priori archi-classique, Stendhal se distinguera par son analyse extrêmement détaillée des tréfonds de l'âme humaine. Ainsi, on verra le héros changer brusquement de caractère lorqu'une contrariété apparaît, froissant son orgueil démesuré. Mais le mérite de Stendhal est de ne jamais le présenter comme un monstre naturellement démoniaque, ce qu'une lecture en diagonale pourrait nous faire croire : en effet, la jeunesse de Julien n'a pas été épanouie malgré le chirurgien de l'armée napoléonienne qui lui a toujours témoigné de l'affection et lui a ouvert l'esprit sur les Lumières, Napoléon,... Ainsi, les premiers chapitres nous le montrent profondément antipathique, imbu de lui-même et méprisant vis-à-vis des Rênal. C'est dans leur demeure que commencera pourtant son éducation. Son tempérament altier le fera rester stoïque les premeirs temps pour progressivement sur l'amour pour Madame de Rênal, qui se révèlera beaucoup plus tard. Pourtant, sa personnalité s'aliénera à Paris, où le simple fait d'être issu d'origine modeste a disparu de ses pensées ... jusqu'à ce que la réalité reprenne le dessus. Quand il est annobli, marié à Mathilde, qu'il croit être SON époux, tout bascule ! Et sa fin dans la misère et la plus profonde solitude lui fait prendre conscience de ce qu'il avait à Verrières : la seule qu'il a jamais aimée, Madame de Rênal. Parmi les 1001 axes de lecture possibles, citons le regard très critique que Stendhal porte sur la société de la Restauration, où ne subsiste aucune passion, aucun intérêt pour les grandes causes, fait en quoi Julien se distingue aux yeux de Mathilde, nostalgique de l'époque où Boniface de la Mole tentait tout pour sa bien aimée. Cette société sous contrôle des jésuites (que Stendhal méprise) où rien ne se fait sans intérêt. Tout est calculé, rien n'est spontané. Et ce n'est qu'à l'article de la mort que Julien s'aperçoit que son ambition était vaine et que toute chose n'est que vanité. Seul reste l'amour sincère, seule et unique chose sur laquelle son esprit calculateur ne biaise pas. Un roman initiatique et sévère ! Un reproche à faire à ce livre : le style didactique de Stendhal, qui certes ne laisse rien passer des changements d'humeur de Julien, mais qui s'appesantit parfois sur certaines phrases qui en deviennent amphigouriques. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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