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10 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Sombre et lumineux à la fois, 14 novembre 2009
Un homme et son enfant avancent seuls sur une route, dans un paysage dévasté, de cendres et de pluie. Ils ont pour seul bien un caddie qu'ils poussent, contenant quelques vieilles couvertures et quelques vivres qui s'épuisent trop vite. Ils luttent contre la pluie, le froid, la neige, la faim, mais aussi la barbarie et la haine des rares rescapés qu'ils rencontrent. Où est-on ? A quelle époque ? Que s'est-il passé ? On ne le sait pas. L'apocalypse a eu lieu, nous dit la quatrième de couverture. C'est tout. Roman d'anticipation ? De science-fiction ? Roman d'un monde possible où notre folie nous mène ? Roman de l'après 11 septembre ? Eruption volcanique qui a enseveli les hommes ? Guerre ? Bombe atomique ?
Il ne se passe rien d'autre dans ce roman, ou pas grand-chose, toujours cette avancée sur la route, dans le froid, la peur, la violence, la faim. Pourtant quel roman intrigant dès le départ ! Etrange, fascinant, sombre, noir mais percé par cet éclat lumineux de l'amour entre un père et son petit garçon.
J'ai craint passé les cinquante premières pages que le roman soit répétitif et lassant, mais non, un fil ténu vous tire pour savoir ce que ces deux font là et où ils vont. La réponse, on ne l'aura pas. On ne peut qu'imaginer, supposer, penser que. C'est peut-être ma frustration dans cette lecture, parce que si je me laisse embarquer dans une histoire, j'aime aussi en avoir toutes les clés, c'est donc ce qui mitige mon avis, sur ce qui est quand même un grand roman.
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62 internautes sur 69 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
La fin de l'Homme, 25 février 2008
Après l'Apocalypse... Les incendies ont ravagé la surface de la terre et détruit faune et flore ; une couche de cendre épaisse recouvre des paysages dévastés que parcourent, transis et affamés, un père et son fils. Ils ne savent où aller et poursuivent le mirage de rejoindre la mer, plus loin au Sud ; ils vivent sous la menace constante d'autres rescapés, plus affamés encore et plus démunis; ils ne savent pas pourquoi continuer à vivre.
Quel incroyable chef d'oeuvre... Pour les amateurs de Mc Carthy, il est réjouissant de voir qu'après la Trilogie des confins, et alors qu'il a passé les 70 ans, le maître est encore capable de se renouveler et de produire son grand oeuvre, son livre somme, la synthèse parfaite des premières oeuvres âpres et hermétiques, comme l'Enfant de Dieu ou le Gardien du verger, des récits de l'errance qui sublimaient Suttree, du récit d'aventures aux péripéties dramatiques à la De si jolis chevaux. La Route est à la fois un récit d'anticipation et un poème en prose ; une méditation sur la transcendance et un suspense. Pour les nouveaux adeptes de Mc Carthy (et ils seront nombreux, le livre triomphant partout où il paraît), qu'ils s'attendent à être bouleversés jusqu'aux larmes par une langue riche et difficile, alternant l'abstraction la plus élevée et le recours au vocabulaire technique le plus prosaïque, dans ce récit qui relie en permanence l'animalité et la transcendance, le corps et l'esprit. Il passe un souffle aérien, celui du génie artistique ou de la grâce, à votre choix, sur cet incroyable roman.
C'est Viggo Mortensen qui devrait tenir le rôle du Père dans le film à venir.
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22 internautes sur 24 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
La Route : un livre essentiel, 14 août 2008
Une histoire d'amour entre un père et son fils, tous deux survivants de l'apocalypse. Roman noir où les protagonistes déambulent au milieu d'un monde dévasté, parcouru de survivants déshumanisés et canibales. Dans cette histoire d'amour paternel et filial se dessine un parcours initiatique où le père transmet à son fils cette graine d'humanité restante, ce feu intérieur. L'enfant quant à lui évolue de la pure naïveté à la maturité parfaite d'un être élu, nécessaire mutation pour que l'humanité puisse renaître de ses cendres. Roman dans la veine de Barjavel et de Wells, essentiel et puissant que les professeurs de philosophie pourraient avantageusement ajouter à leur programme ...
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