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La ruche (Littérature française) [Format Kindle]

Arthur Loustalot
3.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (6 commentaires client)

Prix éditeur - format imprimé : EUR 16,00
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Descriptions du produit

Extrait

C'est le matin dans l'appartement. Dans les chambres closes, elles ne dorment plus. L'entrée est sombre, le verrou a été fermé à double tour. A droite, la première porte est close. C'est la chambre de la mère ; Alice. L'entrée s'élargit comme un palier, dessert la cuisine à gauche, le salon en diagonale, le couloir en face. Cette porte aussi est fermée. C'est le couloir des filles.
La cuisine est étroite. Derrière la fenêtre, l'immeuble d'en face, trop proche, condamne la vue. Les murs jaunes sont couverts d'étagères où les pots s'accumulent. Sur la table ronde, deux cendriers débordent, les assiettes sales sont empilées et dans le placard à balais, le chauffe-eau ronronne. Trois chaises sont alignées contre le mur de droite. De l'autre côté de la table, près de l'évier, une seule leur fait face.
Les rideaux en velours tirés dans le salon masquent la baie vitrée. Le canapé a été poussé au milieu de la grande pièce vide, sur le faux parquet beige. Le mur du fond est caché par les bibliothèques, au centre, la télévision trône.
Sur le vaisselier du palier s'entassent les factures et le courrier des derniers jours. Un placard dans un renfoncement abrite un aspirateur et une boîte à outils. La première porte dans l'entrée s'ouvre, celle du couloir des filles est toujours close. Alice se tient devant.
Elle porte son pyjama. Une gourmette au poignet gauche qu'elle secoue quand elle réfléchit. Les cheveux noirs en ligne sur les omoplates, la frange coupée droit, le teint mat et le nez aigu - Alice confiait en riant aux autres mères qui attendaient à la sortie de l'école : mes filles me disent que je ressemble à Cléopâtre ! Le nez proche de la porte, elle retrousse les manches de son pyjama, secoue sa gourmette; elle écoute.
Derrière, à travers les cloisons des chambres, ses filles chuchotent. Alice entend son prénom. Une serrure est déverrouillée, trois pas soudains sur la moquette, une porte qu'on ouvre - une autre se ferme ailleurs. Et puis la chasse d'eau est tirée. Dans la cuisine, le chauffe-eau s'actionne. Il ventile et couvre les voix. Sur la table, le dîner de la veille n'a pas été rangé, et la pendule fait tic, tac. La porte des cabinets s'ouvre, se ferme, les pas traversent de nouveau le couloir ; une autre porte s'ouvre et se ferme - la serrure est verrouillée. Le chauffe-eau se tait, la pendule marque le temps. Et les murmures reprennent. Encore, elle entend son prénom ; des éclats de rire. Alice agrippe la poignée de la porte et l'entrouvre sans bruit. Le long couloir est vide et toutes les portes sont closes. La salle de bains, au bout, est dans le noir. L'appartement est silencieux, sauf la pendule, et les murmures. Alice se ronge les ongles. Elle n'entend plus rien, passe et ferme la porte derrière elle. Sur la droite, trois flaques lumineuses sous les portes en enfilade tachent la moquette grise. Les chambres sont occupées par ordre de naissance. Au fond, dans la salle de bains invisible, le robinet goutte sur l'émail du lavabo. Régulier, le son synthétique révoque - personne ne va le réparer. Il n'est plus là pour réparer.

Revue de presse

À 20 ans du matin, le petit Parigot, gueule d'ange et diable au coeur, écrivait comme un vieux cow-boy du Montana. Là où commence le secret, son premier recueil de nouvelles, ressemblait à du Hemingway trempé dans du Jim Harrison. On dit que c'était beau, subtil, sensuel...
À 24 ans du matin, Loustalot n'écrit plus les grands espaces, la nature ébouriffante où des hommes se perdent, il s'enferme au contraire, se cadenasse, lui et ses personnages, dans un huis clos physique et psychologique grand comme un dé à coudre...
À des années-lumière du premier, ce deuxième livre de Loustalot est un choc, un saisissement, un roman familial noir et intranquille, mais qui éblouit. (Marine de Tilly - Le Point du 15 août 2013)

Deux ans après Là où commence le secret (JC Lattès, 2011), recueil de nouvelles d'une stupéfiante maîtrise, Arthur Loustalot ose un huis clos asphyxiant...
A mille lieues de la facture de son précédent livre, Loustalot saisit à nouveau par son ambition et son habileté, offrant un roman familial terrible, d'une intranquillité glaçante. (Philippe-Jean Catinchi - Le Monde du 12 septembre 2013)

Depuis que son mari l'a quittée, une mère sombre et entraîne ses filles dans son sillage. Arthur Loustalot nous fait vivre un terrifiant enfer familial...
Alors la tendresse va et vient, comme la ­colère et le désespoir. On lit ces pages et on voit que ces filles si jeunes savent déjà qu'il y a des armoires fermées à clé qui sont vides  : leur père, par exemple, qu'elles n'appellent pas et qui glisse sur leur histoire quand il passe. Je vous le répète, c'est le livre le plus émouvant de la rentrée. Un des plus littéraires aussi tant Loustalot se tient rivé à son unité de lieu, de personnages et d'action. Du grand théâtre classique. (Gilles Martin-Chauffier - Paris-Match, octobre 2013)

Détails sur le produit

  • Format : Format Kindle
  • Taille du fichier : 353 KB
  • Nombre de pages de l'édition imprimée : 200 pages
  • Editeur : JC Lattès (28 août 2013)
  • Vendu par : Amazon Media EU S.à r.l.
  • Langue : Français
  • ASIN: B00E5YQBV4
  • Word Wise: Non activé
  • Moyenne des commentaires client : 3.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (6 commentaires client)
  • Classement des meilleures ventes d'Amazon: n°77.914 dans la Boutique Kindle (Voir le Top 100 dans la Boutique Kindle)
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1 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile 
1.0 étoiles sur 5 Trois soeurs 17 décembre 2013
Par Feron Béatrice TOP 500 COMMENTATEURS
Format:Broché
Alice vit confinée dans un appartement avec ses trois filles. Son mari l'a quittée. Elle perd la tête. Tantôt, elle lave compulsivement la vaisselle. Tantôt, elle hurle qu'elle n'en peut plus et doit tout faire toute seule. Soudain, elle commence à jeter par terre tout ce qui l'entoure. Elle entasse les ordures sous la fenêtre. Elle dépote les plantes. Quand elle casse les meubles et les empile en forme de bûcher, les filles se disent qu'il est temps d'agir.
Le roman est construit comme un huis clos oppressant et éprouvant pour les nerfs. Les choses ne sont jamais dites clairement. Il faut lire entre les lignes.
La chronologie est complètement éclatée. On saute sans arrêt d'une époque à l'autre. On quitte un passage où les filles sont adultes pour les retrouver enfants à la page suivante sans que rien ne nous en avertisse.
Pas de chapitres. Des paragraphes de quelques pages à quelques lignes, des remarques « une semaine plus tôt, un samedi soir », « la dernière nuit ; dans la cuisine », « douze ans plus tôt » font perdre tous les repères temporels et désorientent le lecteur.
Un style confus, haletant : « la dernière soirée ; Claire a dit : tout a basculé. On l'a viré, on croyait qu'on aurait une seconde chance – et l'appartement qu'on a visité, et Marion corrige : non, on avait toujours peur – déjà, et Claire, tu ne dormais pas, et Louise, tu te faisais du mal – c'était perdu d'avance, et elle était déjà comme ça.
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1 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Pas du tout convaincue 7 octobre 2013
Par Chriscajou TOP 500 COMMENTATEURS
Format:Broché
Mon commentaire sera diamétralement opposés aux commentaires positifs ci-dessus.
Non que ce roman soit mauvais (la preuve, les commentaires très positifs ici et là) mais cela n’a pas fonctionné avec moi.

Loustalot nous offre une espèce de melting pot grammatical : j’ai trouvé cette écriture peu claire –voire brouillonne- et donc, peu agréable à lire (pas de tiret pour insérer des dialogues, discours direct et indirect indistincts, des phrases qui interrompent sans cesse les précédentes, etc.).

Si l’on ajoute à cela la chronologie sans cesse bousculée avec des allers retours incessants entre le passé et le présent, ça donne vraiment un ensemble… plutôt confus.

Outre la plume, l’élément majeur qui a sans doute fait de cette lecture un échec est le personnage de la mère. Suite à sa séparation avec son mari, elle sombre dans la folie et elle entraine ses filles, sans aucun remords, dans cette spirale dépressive et hystérique. Le tout accompagné d’un chantage affectif à peine dissimulé. Une mère toxique qui crie, qui s’avachit, qui se lamente, qui se plaint, qui hurle, qui devient de plus en plus odieuse. Au début, j’ai sans cesse oscillé entre la pitié face à Alice (son mari ne l’a pas épargnée) et la rancœur en la voyant infliger cette vie qui n’en est pas une à ses filles sous prétexte de sa souffrance. Mais au bout du compte, elle a fini par m’insupporter au plus haut point.

De plus, ce roman finit par être très répétitif et j’ai parfois eu l’impression de tourner en rond.

Quant à la fin…. Mouais ?

Une rencontre ratée donc.
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3.0 étoiles sur 5 Impressionnant 15 octobre 2013
Par Geode TOP 500 COMMENTATEURS
Format:Format Kindle|Achat vérifié
C'est un roman singulier, à l'écriture volontairement hachée et perturbante, remplis de flash back au début destabilisants mais finalement habilement distribués. On y suit la descente aux enfers en huis clos et caméra à l'épaule d'une mère célibaitaire et de ses trois filles. Quelques dialogues non crédibles à mon sens et une fin en queue de poisson, frustrante, comme si l'auteur était pressé d'en finir, me font enlever une étoile mais ne nous y trompons pas, il fait preuve d'une très grande maitrise et originalité.
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