Quand le Grindcore rencontre le porn-thrash, ça donne Gronibard.
33 titres gerbés avec une violence inouïe mais jouissant d'un ciselage métronomique, portés par des trublions en délire aux doux noms évocateurs de Godemichel et autre Nécronembourg. Tout un programme... J'en entends déjà crier à la stupidité et au moquage caractérisé.
Pourtant, au-delà d'un défi à l'intelligence, au bon goût et au féminisme ("vas faire la vaisselle" est à ce titre un hymne d'une bêtise affligeante mais revigorante), Gronibard est avant tout très bien produit, et nous balance un grind hyper bien ficelé (aussi propre que le grind peut l'être) et surtout très poilant, ponctué de borborygmes de porcs et de cris de fouine, le tout entrecoupé joliment de dialogues fort à-propos tirés du "Grand détournement" et de prOn sale qui s'intitule sans doute "la comtesse est une catin".
Pour les fanas de son lourd, d'humour scato et de second degré : glop.
Pour les fanas de C. Maé, de N. de Rothschild et de 5 fruits et légumes par jour : pas glop.