L'Expansion
Le genre. Une biographie au coeur d'un demi-siècle d'histoire, nourrie d'informations inédites, par une journaliste arabe qui couvre le Moyen-Orient depuis quinze ans, et le correspondant à Jérusalem de Libération.
Le thème. Derrière l'incroyable saga Arafat, né en 1929 au Caire (c'est l'une des révélations du livre), les auteurs retracent l'histoire, encore peu défrichée, de la disparition de la Palestine après les guerres de 1948 et 1967. L'enquête, fouillée et scrupuleuse, nous fait pénétrer dans les rouages de l'OLP et livre nombre de détails romanesques ou tragiques sur les multiples tentatives de dialogue jalonnées de violences et de trahisons internes.
La citation. "A Oslo [lors des négociations de 1993, NDLR], le petit groupe des négociateurs palestiniens appelle le bureau d'Abou Mazen "la cuisine". Là où tout s'élabore. Au téléphone, ils sont affublés de noms de code qui n'abuseraient même pas un apprenti espion. Abou Mazen est "le Saint-Esprit", Yaïr Hirschfeld, "le gros", Ron Pundak, "le petit", Shimon Peres, "le père", Yossi Beilin, "le fils". [...] Yasser Arafat et Yitzhak Rabin, pour une fois mis dans le même sac, sont "les grands-pères", lointains et redoutés." --Vincent Giret--
Quatrième de couverture
Mais Yasser Arafat a parfois menti sur lui-même. Il a effacé les traces réelles de sa biographie pour laisser une légende vivre à sa place. Seigneur de la guerre ou pacifiste ? Moine-soldat ou homme d'affaires ? Symbole de l'exode d'un peuple ou hâbleur politicien ? Des bords du Nil à la poussière de Gaza, de l'exil à Tunis aux fastes défunts de Beyrouth, de Jérusalem la sainte à Oslo la secrète, de Londres à Paris, on suit l'itinéraire aventureux d'un autocrate qui changea sans cesse d'identités, à travers les complots, les alliances mortelles et les nuits blanches.
Au terme de cette enquête nourrie de centaines de rencontres, où s'aperçoit aussi la vie plus intime de Monsieur Palestine, une chose demeure certaine : il n'y aura ni paix ni guerre sans Yasser Arafat.