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Le sexe à Rome (100 avant J-C - 250 après J-C) [Relié]

John-R Clarke , Michael Larvey , Denis-Armand Canal
3.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (1 commentaire client)
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Présentation de l'éditeur

Provocante ou romantique, homosexuelle ou hétérosexuelle, la représentation de la sexualité avait à Rome un vaste public. L'art érotique romain était d'une infinie variété, pouvant aller des simples lampes à huile en terre cuite jusqu'aux vaisselles d'argent ciselées. Ces œuvres d'art sont longtemps restées cachées dans les réserves des musées car considérées comme pornographiques. C'est à travers une analyse sociologique pertinente qu'elles nous sont aujourd'hui dévoilées et replacées dans leur contexte originel, qu'il s'agisse de l'intimité domestique, du bordel ou des salles de réceptions officielles. Les représentations érotiques dans la Rome antique reflétaient la condition sociale de ceux qui les possédaient. Le sexe était alors envisagé comme un plaisir légitime qui fournissait matière à rire et à plaisanter. Nous voici donc au cœur d'un monde ancien où une sexualité épanouie était le signe d'une bénédiction divine ; où bien des actes que nous considérons aujourd'hui comme répréhensibles, immoraux ou illégaux étaient pratiqués et célébrés sans complexe

Biographie de l'auteur

John R. Clarke est Annie Laurie Howard Professor en histoire de l'art, à l'université d'Austin au Texas. C'est l'un des spécialistes internationaux les plus écoutés en matière d'antiquité romaine. Ancien président de la College Art Association, il a obtenu des bourses du Guggenheim et du National Endowment for the Humanities. Il est également l'auteur de deux ouvrages de référence sur la représentation de la sexualité dans les maisons romaines

Détails sur le produit

  • Relié: 168 pages
  • Editeur : Editions de la Martinière (7 février 2004)
  • Collection : Art
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2732431184
  • ISBN-13: 978-2732431185
  • Moyenne des commentaires client : 3.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (1 commentaire client)
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John R. Clarke
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3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5 Du vrai et du faux, 12 mai 2011
Par 
Elisabeth Lepidi (Corse, FRANCE) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le sexe à Rome (100 avant J-C - 250 après J-C) (Relié)
La sexualité Romaine avait ses limites - comme ses exagérations ou ses licences, mais les auteurs semblent plaider pour une sexualité débridée, qui s'attacherait à toutes les classes et à toutes les époques. Or, nous savons, pour nous être plongés dans les oeuvres des plus grands auteurs, que la sexualité ou la libération sexuelle a varié, et que la "pudeur" romaine, chez les femmes, et le décorum, chez les hommes, étaient de rigueur pendant de longs siècles. Ce n'est pas parce que l'on a découvert des fresques ou des vases représentant des scènes érotiques que l'on peut affirmer qu'ils étaient le reflet des us et coutumes du peuple romain. Les débordements sexuels des empereurs romains, pour la plupart déments et pervers, ont contribué à cette image complètement farfelue de cette société où choquer la pudeur et la gravité du peuple romain était passible d'exil.

Les poètes qui ont chanté l'amour l'ont chanté avec élégance et lyrisme ; Ovide s'est vu condamné à l'exil pour avoir écrit "Les amours". Certes, les raisons politiques ont aussi pesé sur certaines condamnations et celle d'Ovide en particulier; si l'on aimait les plaisanteries légères, ces sortes de jeux littéraires assez innocents, par exemple à l'époque de Pline le Jeune, en revanche le même décorum qui s'imposait interdisait de pousser le bouchon un peu loin, et l'on voit mal des honnêtes citoyens avoir chez eux des fresques érotiques qui auraient pu gêner la pudeur des matronae et des jeunes filles de bonnes familles. Dans ce genre d'écrits, je préfère les livres de Paul Veyne, qui est le spécialiste "mondial" de la Société Romaine, et qui n'écrit pas pour se faire un public d'excités permanents, mais pour un public avisé et désireux de connaître profondément la mentalité et les coutumes Romaines, même quand il s'agit d'un sujet tabou, la sexualité.
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