Oppressante. Lugubre. Mais également envoûtante.
Cette musique, si elle n'est pas facile d'accès, ne peut laisser indifférent. On ressent forcément quelque chose à son écoute. Cette lenteur, cette lourdeur et cette voix d'outre-tombe contrebalancées par ces mélodies aériennes aux synthé et ces vocaux féminins vous entraînent dans les abîmes. Mais des abîmes au fond desquels on entrevoit un peu de lumière... avant de plonger dans le néant absolu.
Des titres très longs (entre 8 minutes pour le plus court et 13 minutes pour le titre "In the mist" qui ouvre le bal et vous fait entrer directement dans le vif du sujet) accentuent cette sensation de chute. Une chute très lente, en planant. Une flute vient de temps en temps donner du relief aux rythmiques écrasantes. C'est beau et extrêmement sombre à la fois. Une noirceur jamais atteinte par un groupe de quelque style musical que ce soit.
Avec Shape of Despair, le funeral doom a trouvé ses maîtres. Ce premier album, paru en 2000 ainsi que le second, "Angels of distress", sont de véritables chefs-d'oeuvre du genre.