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Great !, 27 novembre 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le siècle d'Albert Einstein (Broché)
Albert Einstein, Sigmund Freud and Robert Musil are the three geniuses who inspired the renaissance of a Western world drowning in mud and blood after the carnage of the First World War? This book deals with their crossing destinies as well as the individual itinerary of Albert Einstein. For it is useless to separate the sciences from thought, the arts from political action, if one seeks to understand anything about the fabulous and tragic era which was the 20th century.
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Quand la vulgarisation rejoint le néant..., 23 septembre 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le siècle d'Albert Einstein (Broché)
Laurent Lemire n'est pas un scientifique. Ou en tout cas pas suffisamment pour aider son lecteur à appréhender la révolution einsteinienne en physique. Du coup, il fait diversion, multiplie les références idiotes et sans intérêt, se complait dans un name dropping absurde.
La palme revient sans contexte à la mise en relation de Max Planck (physicien de tout premier plan) et d'Hervé Christiani (chanteur de tout dernier plan): Planck essaie d'unir les deux physiques mais comme le dit Laurent Lemire, "Il n'est pas libre Max". J'ai attendu avec espoir le paragraphe dans lequel Lemire qualifierait le scientifique allemand du titre du navet "Albert est méchant". Il n'a pas osé. C'en serait presque décevant. Car à un tel point de non-retour, Laurent Lemire aurait pu se permettre bien d'autres contrepèteries faciles, jeux de mots niais et potacheries diverses. Quand l'almanach Vermot rejoint le Nobel! Le résultat de cette parodie d'histoire, de cette parodie de science, de cette parodie de journalisme constitue à n'en point douter un des pires livres qu'il m'ait jamais été donné de lire.
Oser publier ce genre de prose vaseuse et pédante laisse songeur quant à la ligne éditoriale des Editions Perrin. Je croyais qu'il s'agissait d'une maison sérieuse, même a minima.
Et le reste du livre est à l'avenant : le style se veut alerte, il est abrupt ; Lemire multiplie les références, elles ne constituent qu'un épais bouillon de culture (au plus mauvais sens du terme) - il ne suffit pas de citer un nom pour expliquer - ; les connaissances scientifiques sont censées être maîtrisées, mais Lemire les évacue soigneusement au profit d'évocations sans intérêt du surréalisme et de l'art contemporain. Lemire voulait replacer Einstein dans l'effervescence intellectuelle de son temps, il ne fait que caricaturer une époque dans des semblants d'explications.
Ce n'est pas parce que deux évènements se produisent en même temps, dans deux disciplines différentes, qu'une corrélation, voire un lien de causalité, peuvent être établis entre eux. Et si c'est le cas, nommer côte à côte les révolutions et les artistes ne produit que des semblants d'analogies, pas des raisonnements. Le triste plumitif qui commet un tel étron préfère s'enivrer de pseudo-références, de sa "culture" artistique, de mises en relation vaseuses au risque de ne produire rien d'autre que le livre le plus dispensable qui soit à propos d'Einstein.
Non décidément, Albert ne méritait pas ça.
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