Présentation de l'éditeur
Ce livre s'intéresse aux transformations profondes que subissent actuellement les sociétés modernes sous l'angle de la communauté politique. Cette dernière est traversée par un ensemble de forces déstructurantes qui en menacent peut-être l'intégrité. la société moderne met ainsi au monde un individu désormais maître de lui-même., mais l'astreint à évaluer la conduite de sa vie. Le projet de vivre en commun. Sur le plan éthique, nos sociétés sont dominées par l'individualisme et, sur le plan politique, elles le sont par une nouvelle définition de la citoyenneté qualifiée de citoyenneté " des identités ". Ce qui s'évanouit dans notre représentation de la société, c'est une certaine conception d'un monde commun. Certains estimeront conservatrice la thèse sur laquelle s'appuie cet essai et y verront la nostalgie des sociétés dont la démocratie représentative constituait à la fois l'horizon politique et les modalités d'aménagement du conflit social. L'auteur, loin de s'associer au courant néoconservateur qui, un peu partout en Occident, se chagrine des avancées du " toujours plus " issues d'une demande sociale apparemment sans limites, vise à illustrer le danger que recèle l'abandon du politique comme lieu d'aménagement de la diversité et de la formation d'un projet de vivre-ensemble.
Biographie de l'auteur
Jacques Beauchemin est professeur de sociologie à l'Université du Québec à Montréal. Il a publié, en 2002, chez VLB éditeur L'histoire en trop. La mauvaise conscience des souverainistes québécois (Prix Richard-Arès, 2002).