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Le suffrage universel et le problème de la souveraineté du peuple Broché – 11 octobre 2010


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Broché, 11 octobre 2010
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Extrait

Note de l'éditeur

Né à Montpellier en janvier 1844, le jeune Paul Brousse suit les traces de son père, professeur à l'école de médecine de Montpellier, en entreprenant des études de médecine. Très vite cependant son engagement politique l'en détourne. Proche des républicains radicaux (extrême gauche parlementaire) sous le Second Empire, il se soulève avec la Commune de Paris en 1871. Mais la Commune est noyée dans le sang par le gouvernement versaillais et la répression contre les socialistes tourne à plein régime. Membre de l'Association internationale des travailleurs, Paul Brousse décide de quitter la France en 1872 et part se réfugier en Espagne. Il y poursuit son activité révolutionnaire et fonde à Barcelone un Comité de propagande révolutionnaire socialiste de la France méridionale. De tendance anarchiste au sein de l'Internationale, il part en 1873 pour la Suisse où il rejoint la célèbre Fédération jurassienne, foyer du mouvement antiautoritaire au sein de l'Association. Il s'y implique de manière très active, collaborant au Bulletin de la Fédération, participant aux congrès et oeuvrant à la propagande à travers meetings et écrits. C'est à cette époque qu'il rédige notamment la chanson Le Drapeau rouge, à l'occasion de la manifestation du 18 mars 1877, à Berne, en souvenir de la Commune de Paris - manifestation qui lui vaudra quelques semaines de prison.
Cherchant à réorganiser une Fédération française de l'Internationale, Paul Brousse fonde en juin 1877 le journal L'Avant-garde, sous-titré «Organe de la Fédération française de l'Association internationale des travailleurs» puis «Organe collectiviste et anarchiste». Quelques mois plus tard cependant, à la fin de 1878, le journal est interdit suite à un article de Paul Brousse faisant l'apologie du régicide. L'auteur est arrêté, condamné à deux mois de prison et à dix ans de bannissement de la Suisse. Il se rend alors à Bruxelles puis à Londres, où il collabore avec Pierre Kropotkine au lancement du journal Le Révolté, en 1879.
Mais ses positions politiques évoluent et Paul Brousse, qui n'hésitait pas à défendre la propagande par le fait, s'éloigne de l'anarchisme au profit du socialisme. Rentré en France en 1880, il achève ses études de médecine et rejoint la Fédération des travailleurs socialistes de France, parti marxiste où, rapidement, il s'oppose à Jules Guesde. Le parti se déchire en 1882 : les guesdistes s'en vont et fonde le Parti ouvrier tandis que Paul Brousse et ses partisans conservent la Fédération des travailleurs socialistes de France où ils développent un nouveau courant : le possibilisme. Rejetant l'idée d'une révolution qui ne pourrait être que totale, Paul Brousse considère que le socialisme peut être instauré par des réformes ponctuelles et successives, notamment au niveau municipal. Il assumera en ce sens plusieurs mandats d'élu local comme conseiller municipal de Paris, puis président de l'assemblée municipale. Il sera aussi élu député parisien en 1906.
Non réélu en 1910, il dirige quelques mois l'asile d'aliénés de Ville-Evrard, et meurt en avril 1912.
(...)

Présentation de l'éditeur

«Érigé en principe, le suffrage est à l'ordre du jour. Désormais comme l'élixir du charlatan, il a réponse à tout. C'est la panacée universelle. (...)
S'élève-t-il une difficulté dans le monde judiciaire, politique, économique, religieux ? vite le Droit de suffrage ! On vote à l'académie, au parquet, à la Chambre, dans les assemblées populaires, aux conciles. Ou dans l'urne, ou par gestes. On opine du bras, de la main, du bulletin, de la voix, du croupion, de la tête ; on vote même en s'abstenant.
Le suffrage ne se contente plus d'être un principe, il les chasse tous, ou du moins, il les devient lui-même. Il est le principe de la vérité, le principe de la foi, le principe du droit, le principe de la justice. Mieux que cela, il est le principe de la souveraineté du peuple. Il remplace l'antique absolu, vox populi, vox Dell Inclinons-nous, voici le Dieu moderne.
Je le veux bien. Mais, comme on a jugé les autres dieux, je demande qu'à son tour on le juge.»
Paru pour la première fois en 1874, Le Suffrage universel et le problème de la souveraineté du peuple de Paul Brousse opère une critique radicale de la démocratie représentative et oppose à la souveraineté du bulletin de vote la seule souveraineté qui vaille : celle des actes.

Docteur en médecine, Paul Brousse participa à la Commune de Paris et fut membre de l'Association internationale des travailleurs. Il y milita aux côtés des anarchistes avant de se tourner vers le socialisme.


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