J'ai aimé le début de ce roman, où l'auteur propose à son éditeur d'écrire un livre dont le titre serait « Je suis un écrivain japonais ». Excellent titre, propre à attirer le lecteur curieux : après tout, en quoi Dany Laferrière, Haïtien d'origine qui vit à Montréal depuis les années 70, serait-il un auteur japonais?
En poursuivant ma lecture, cependant, j'ai eu l'impression que Laferrière n'avait pas de plan particulier pour son oeuvre, au-delà de rapporter ce qu'il connaissait sur le Japon, lui qui n'y avait jamais été. Au bout du compte, j'ai trouvé le récit assez décousu! D'autre part, l'idée que des représentants du Consulat japonais à Montréal, en apprenant le titre proposé par l'auteur, voudraient intervenir dans la rédaction du livre m'a paru invraisemblable sans être particulièrement humoristique.
N'empêche qu'il y a des réflexions intrigantes ou comiques tout au long du roman. J'ai particulièrement aimé un malentendu farfelu entre le narrateur et son concierge grec. Le narrateur prétend qu'il attend le retour de son ami Platon avant de pouvoir payer son loyer, se moquant du fait que le concierge n'a jamais entendu parler du philosophe grec. En conséquence, le concierge, en le voyant, n'arrête pas de lui demander, « Il est où ton Platon? »