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La symphonie du loup Broché – 6 septembre 2007


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Extrait

Il avait presque cinquante ans, une bonne partie de ses che­veux étaient blancs, il nous a quittés deux jours après l'accident. Ces deux jours-là, il était dans le coma, à l'hôpital où ils l'ont opéré à la tête. Les chirurgiens qui l'ont opéré disaient qu'il avait des chances de s'en sortir. Ils lui ont découpé une partie du crâne. Ils avaient demandé à sa femme une signature pour l'intervention chirurgicale. Sa femme a signé qu'elle acceptait les risques de l'opération. Ils étaient mariés depuis deux ans. Ils habitaient dans une petite maison et avec eux il y avait sa fille à elle, de son premier mariage, sa mère à elle et il y avait encore sa grand-mère à elle. Il vivait avec ces quatre femmes dans la maison. La fille à elle avait dix-huit ans. La grand-mère à elle avait quatre-vingts ans. Il était ingénieur en génie civil. La mère à elle était sourde-muette. Elle avait presque soixante ans. Quand il est mort, il travaillait sur un chantier en province. C'était un chantier où il dirigeait la construction d'une fromagerie industrielle. Ces temps-là, il rentrait à la maison seulement le samedi soir. Il repartait sur le chantier le lundi matin. Vers huit heures du matin. Le lundi matin, sa femme n'allait pas au travail. Sa femme était la gérante d'un magasin d'instruments de musique. Elle vendait des violons, des pianos, des flûtes et des batteries. Elle était plus jeune que lui. Elle avait douze ans de moins que lui. Il pratiquait le métier d'ingénieur depuis une dizaine d'années. C'était son deuxième métier. Son premier métier était celui de maître de sports. Il avait pratiqué l'athlétisme. Il avait fait des études de maître de sports. Quand tu es né, il enseignait le sport à des sourds-muets, dans une école spéciale. Il a appris la nouvelle de ta naissance par téléphone. Il n'y avait pas beaucoup de téléphones à l'époque. Il a appris la nouvelle de ta naissance vers neuf heures du soir et il a pris un taxi pour se rendre à l'hôpital. Tu aimais bien aller avec lui en taxi. Quand le taxi passait d'une portion de route couverte par de l'asphalte à une portion de route couverte par des pavés, tu aimais bien le changement de sons créé par le frottement des roues du taxi sur le revêtement de la route. Les sons des roues du taxi, sur les pavés, étaient comme une cavalerie à la charge. Tu aimais bien jouer au cavalier qui chargeait les ennemis. Il a donné un gros pourboire au chauffeur du taxi. Pendant tout le trajet il a dit plusieurs fois au chauffeur qu'il venait d'être père. Il a quitté le taxi et il a parcouru en courant l'espace qui menait au service des nouveau-nés et il a gravi les marches des escaliers trois par trois, jusqu'à la porte, et il a sonné. Le portier de la maternité est sorti pour lui dire qu'il ne pouvait pas te voir en dehors des heures de visite ; le portier de la maternité pensait à un gros pourboire, et il lui a dit qu'il devait revenir le lendemain matin, à partir de dix heures. Ton père a cassé la gueule du portier de la maternité. Il lui a donné deux coups de poing. Il a visé d'abord l'oeil droit du portier de la maternité puis, du deuxième coup il a visé la bouche. Deux coups de poing en pleine figure pour le portier de la maternité. Puis il est monté tout seul à l'étage. Il a commencé à ouvrir les portes des salles et il appelait ta mère par son prénom. Il a réveillé tout le monde. Il vous a vite trouvés. Les infirmières et les médecins n'ont pas pu l'empêcher de vous voir à dix heures du soir. Il savait que tu étais né prématurément. Tu es né à sept mois, et quand il est entré dans la pièce où tu étais avec ta mère, il t'a vu dans la couveuse et il a dit à l'infirmière «sortez-le !», et l'infirmière t'a sorti immédiatement et il t'a pris dans ses bras et il t'a embrassé et il a dit que tu avais un gros nez. Il a embrassé ta mère. Il te portait dans ses bras et il souriait dans la chambre d'hôpital. Tu n'as pas un gros nez. Tu as son nez à lui. Il n'est pas resté longtemps à la maternité. Il est resté à peu près un quart d'heure puis il est redescendu et il est sorti en passant à côté du portier de la maternité qui était en train de se faire soigner par deux infirmières. Il est allé chercher ses amis. Il a trouvé une dizaine de ses amis et il les a invités dans le meilleur restaurant de la ville. Il leur a offert à manger et à boire toute la nuit. Il a mangé et il a bu avec eux. Il leur a parlé de toi et de ton nez. Quand un vendeur de roses est entré dans le restaurant, il l'a appelé d'un signe de la main et il lui a acheté toutes les fleurs. Il est revenu tôt, le matin, à la maternité. Il est descendu du taxi avec les roses dans les bras. Le portier de la veille est venu lui ouvrir. Le portier de la veille avait les lèvres gonflées et bleues et il avait un oeil couvert par l'enflure de la joue. Le portier de la veille lui a ouvert la porte de la maternité, ton père est entré sans rien dire et le portier a refermé la porte et il est retourné dans sa petite loge de portier. Ton père a donné toutes les roses à ta mère. Physiquement, tu lui ressembles. Autrement, tu ne ressembles à personne de la famille. Une fois, ta mère t'a dit que tu étais fils de Dieu ; c'est parce qu'elle ne voulait pas d'enfant. Elle travaillait beaucoup et son travail la tenait loin de sa maison. Elle était expert comp­table et elle était toujours en route. Elle vérifiait les comptes de plusieurs entreprises. Elle ne voulait pas avoir d'enfant. Quand elle était enceinte de toi, c'est ton père qui voulait l'enfant. Ta mère t'a dit qu'elle avait payé ton avortement. Chaque fois qu'elle allait à l'hôpital, pour avorter, il allait avec elle. Il l'accompagnait et, en chemin, il la persuadait, chaque fois, de rentrer à la maison. Il lui a fait rebrousser le chemin de l'avortement. Quatre fois, il a tout fait pour qu'elle n'avorte pas. La quatrième fois, quand elle voulait aller à l'hôpital, il lui a dit que c'était impossible. Il lui a dit que personne ne ferait cet avortement parce que c'était trop tard. Tu étais trop grand, dans le ventre de ta mère. Plus personne ne pouvait te toucher. C'est comme ça qu'elle t'a gardé. Ta mère et ton père s'aimaient beaucoup. Ils t'ont beaucoup aimé, depuis le début. Cette histoire d'avortement, c'est une histoire de Dieu. C'est pour cela que ta mère a dit que tu étais fils de Dieu. Elle a voulu te dire que la mort viendrait par la volonté de Dieu et non par la volonté des hommes. Ton père lui avait transmis la volonté de Dieu. C'est comme ça qu'elle a interprété le désir de ton père de garder l'enfant. Maintenant, tu es là. Tu es là, avec moi.


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