Tout y passe : le moins bon comme le pire , la politique politicienne des fantoches de L'ONU et de l'Europe, la philosophie frelatée, la musique appauvrie, la littérature trahie. Ce "journal", tout sauf intime, se décline comme une déclaration de "guerre totale" envers les nihilistes ambiants et les médiocrités à la petite semaine. Radioscopie en direct des pulsations d'une époque ayant perdu les pédales où l'homme agonise lentement sous le poids d'une nannoscience omnipotente, cet essai est encore plus provocateur que le précédent, signe évident que Dantec n'a pas fini de faire entendre sa voix. Entre poésie apocalyptique, aphorismes sanglants et bilan thérapeutique continué, le Laboratoire de catastrophe générale donne à voir, comme au travers de rayons X(-files ?) le processus d'une écriture acharnée, qui colle aux basque du réalisme et lacère à tout-va le grand mou indifférencié de la vie ordinaire afin d'en exposer la chair avariée par la grâce de néologismes et mots-scapels étincelants. On en ressort broyés de lucidité mais aussi résolument orientés vers cette ligne d'horizon, anticipée et décryptée, où aura lieu l'ultime combat. --Frédéric Grolleau
Car avant de produire le post-humain, encore faudrait-il savoir former un homme.
Certes, l'humanité est foutue, elle a le choix entre des cultures sans sociétés - donc sans (bio)politique - et des nations sans cultures (donc sans métaphysique) ; entre des individus aux solitudes inutiles, massifiées, et des communautés aux droits et aux rituels absurdes ; entre l'intensification des pouvoirs de surveillance cyberphotonique et de contrôle génétique de la Machine et le retour aux "âges d'or" proto-industriels ; entre le vidéodrome totalitaire et l'émeute hyper-spectaculaire ; entre le simulacre et le néant. Mais ce que le Centre de Commandement métalocal et hyper-corporatif entreprend désormais, c'est l'extension du contrôle dans le théâtre cellulaire et biotopique interne des individus, désormais noeuds coextensifs du réseau des nanomachines, vecteurs fissiles de la communication publicitaire totalisée, micronisée, cybernétique et iconique. Aussi l'individu en quête de liberté créatrice ne pourra faire l'économie d'une méthode de survie de la conscience conçue comme accélérateur de particules, et comme technique d'espionnage biopolitique : évasion, invasion, illusion, simulacre, contre-mesures, localisation, globalisation, virus, anti-virus.
Guérilla métacritique. »
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Si son style devient parfois caricatural avec quelques termes et expressions utilisees de maniere recurrente, Dantec nous force a garder nos neurones constament a l'affut durant ce long monologue. Ceux qui lisent cet ouvrage sans recul traiterons son auteur de tous les noms, ceux qui s'en serve comme epice pour pimenter leurs propres questions existentielles seront combles!
Les poemes y sont aussi beaucoup plus rares que dans MSTZ ( Manuel de Survie en Territoire Zero) mais on y retrouve la meme fulgurance des images et du style.
Bon tout le monde a le droit de piquer sa grosse colere, mais je crois que nombreux seront les fans de Dantec qui sortiront de la lecture de cet ouvrage avec un sentiment de malaise voir d'ecoeurement.
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