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Commentaires client les plus utiles
8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Terriblement réaliste,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le tigre blanc (Poche)
Un livre fascinant sur l'Inde d'aujourd'hui et ses contradictions, qui balaie bien des clichés et souligne sans concession les mutations d'une société encore très marquée par le poids des traditions. L'écriture est brillante (Booker Prize amplement merité): j'ai lu ce roman en deux jours, avec énormément de plaisir ! On en redemande.
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11 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Stupéfiant!,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le tigre blanc (Poche)
En ces temps d'égarement où l'on a célébré un peu partout l'infâme imposture de "Slumdog Millionnaire", il est vital de lire "The White Tiger", le premier roman du journaliste indien Aravind Adiga, un livre qui provoque un flôt de comparaisons intimidantes en Inde comme dans le monde anglo-saxon : certains n'hésitent pas à parler de nouveau Charles Dickens, c'est dire ! Je ne sais pas, moi, mais je dois admettre que rarement 300 pages m'avaient parues aussi électrisantes, terrifiantes, hilarantes, bouleversantes, intelligentes. "The White Tiger" nous fait découvrir sans faux-semblants la cruauté insensée de la société indienne, enserrée dans une inégalité sociale fondamentale (les castes, la perpétuation de leur asservissement par les esclaves eux-mêmes...), mais surtout donne une impression stupéfiante de "justesse" totale, de ne jamais chercher à enjoliver ou à enlaidir, à romancer ou à "élever" l'histoire à un niveau politique ou métaphysique, qui sont pourtant très présents, comme en creux, dans chaque page. La fin du livre, en refusant tous les codes admis de la fiction littéraire comme de la "morale", a une force peu commune, et fera que ce livre nous hantera certainement longtemps après l'avoir refermé. N'ayons pas peur des mots, "The White Tiger" pourrait bien être l'un des chefs d'oeuvres de la littérature du XXIè siècle, et marquer son époque comme "Oliver Twist" marqua la sienne (oui, Dickens, encore...). Si seulement les gens lisaient encore ! Bah, il faudra sans doute attendre l'inévitable adaptation en un mauvais film hollywoodien... (A noter que j'ai lu le livre en anglais, je ne peux donc pas garantir que la traduction française rend la qualité vigoureuse de la prose de l'auteur...)
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11 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Lutte des castes,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le tigre blanc (Poche)
Il faut absolument lire ce petit bouquin, irrévérencieux et bourré d'humour, démasquant les contradictions profondes (et finalement la force, mais aussi la fragilité) d'une des grandes puissantes émergentes du nouveau siècle : l'Inde, pseudo-démocratie corrompue à tous les niveaux, pays de vieilles traditions où la majorité des habitants vit en quasi esclavage au profit d'une minorité d'individus.
On suit ainsi le parcours insolite de BALRAM, humble parmi les humbles, issu de la province des Ténèbres (sic), qui a la chance d'être engagé comme chauffeur par ASHOK, fils d'un des notables de son village, parti faire ses études aux USA et revenu au pays avec une épouse américaine (PINKY MADAM!). Notre héros part à Dehli, comme chauffeur-domestique, pour aider ASHOK et sa femme, à verser notamment des pots de vin à un ministre corrompu, permettant à la famille de son patron de poursuivre l'exploitation, visiblement très rentable, de mines de charbon... ASHOK, que l'éducation occidentale humaniste a réussi à déstabiliser, se révêle être un faible (se faisant d'abord quitter par sa femme, puis sombrant petit à petit dans la dépression). Parallèlement à la déchéance de son patron, notre héros prend conscience de sa condition servile et précaire, reposant principalement sur les représailles pouvant s'exercer sur sa famille, pour finalement arriver à son émancipation ultime en assassinant celui qui l'a tiré de sa misérable condition. Précisons que le livre est émaillé de réflexions savoureuses que je n'hésite pas à vous soumettre : - « Les hommes libres ne connaissent pas la valeur de la liberté, voilà le problème », - « Les rêves des riches ne coïncident jamais avec ceux des pauvres, n'est-ce pas ? Toute leur vie, ces derniers rêvent d'avoir assez à manger et de ressembler aux riches. Et de quoi rêvent les riches ? De perdre du poids et de ressembler aux pauvres ». Précisons enfin qu'un héros fasciné par les livres, particulièrement par la poésie (qui lui fournira la voie de son émancipation par la parabole suivante : « Tu as cherché la clé pendant des années, mais la porte était ouverte ») ainsi que par les lustres à pampilles ne peut pas être foncièrement mauvais... Un grand livre donc, fort justement récompensé par le BOOKER PRICE 2008, synopsis idéale pour un grand film hollywoodien (trop sulfureux encore pour engendrer un film bollywoodien...). Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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