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21 internautes sur 22 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
To kill a Mockingbird, 21 juin 2007
Un magnifique roman donc, raconté à la première personne par la narratrice, garçon manqué entre 6 et 9 ans au cours de l'histoire qu'elle raconte. Ce roman est sorti dans les années 60, en pleine bataille pour les droits des populations noires américaines et conte des évènements que l'auteur situe à la fin des années trente. Crise économique et racisme ordinaire s'y croisent mais pas seulement, car c'est aussi le roman de l'éveil à la conscience politique et à la conscience tout court d'un frère et d'une soeur, un roman sans concession sur la droiture, le bien, le mal et la relativité de ceux-ci, mais encore un roman foisonnant d'humour (il fallait m'entendre rigoler toute seule dans le train !) et très ancré dans le réel.
inclassable de par la diversité des sujets.
J'en avait entendu parler en tant que plaidoyer pour la cause des américains noirs, mais c'est en fait bien plus que cela.
La version que j'ai lue est très récente (moins de deux ans) et la traduction a été particulièrement soignée, pour tenter de ne rien perdre du sens du livre. Je crois qu'elle en vaut la peine, et j'espère que ce magnifique livre, étudié dans de nombreux pays, saura trouver sa place en France
enfin, juste pour répondre à Nadia, dans le premier chapitre, la narratrice laisse entendre que ce sont des évènements passés, elle est donc plus âgée lorsqu'elle raconte... (et je compte bien le relire en anglais moi aussi !!)
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15 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
In-con-tour-nable !, 28 novembre 2007
Un traitement romanesque inattendu, inscrivant le poids d'une Histoire non encore achevée dans un traitement narratif aussi léger que pointu, aussi transparent qu'intuitif, aussi fatal qu'imprévisible. Les sujets de poids sont abordés sans lourdeur, avec la simplicité et l'acuité teintée de naïveté de l'enfance - la narratrice ayant neuf ans - dans une trame subtile, déconcertante mais ficelée avec brio. La postface de l'écrivain française Isabelle Hausser ne fait qu'enrichir la portée de ce roman magistral.
Au-delà des considérations relatives au racisme et aux effets dévastateurs des préjugés et des influences de la communauté sur la pensée individuelle, cette histoire est également un modèle d'éducation qui me laisse le rêve et l'ambition d'être un jour pour mes futurs Jem et Scout un Atticus Finch au féminin.
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7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
On dirait le sud., 1 mai 2007
Ce livre est un petit bijou!
Comme beaucoup avant moi j'ai été conquise par cette histoire, et comment ne pas l'être...
Nous sommes dans le sud des Etats Unis, dans les années 30, une petite ville, on ressent à chaque page la ségrégation raciale vécue presque comme une norme.
Une famille, la famille Finch, est au centre du roman.
Tout d'abord la figure centrale, la narratrice de l'histoire, Scout, petite fille de 10 ans, garçon manqué, intrépide, grand coeur mais soupe au lait. Elle vit dans avec son frère Jem, son aîné de 5 ans, plus mûr mais aussi capable d'entraîner sa soeur dans les pires bêtises. Enfin leur père Atticus, toujours appelé par son prénom, avocat intègre, homme d'une cinquantaine d'année qui élève seul ses enfants depuis le décès de sa femme survenu alors que Scout n'avait pas deux ans. Mais s'il n'y a pas de mère il y a Calpurnia, servante noire, qui gère la maison et élève les enfants avec rigueur mais aussi avec amour.
Car de l'amour il y en a dans cette histoire, au sein de la famille d'abord, avec ceux qui les entourent aussi, notamment Miss Maudie et le petit Dill. Et tous les autres aussi, car une foule de personnes se croise dans cette histoire. Mais tout le talent de Harper Lee est de les rendre vivants, crédibles et attachants pour la plupart. Même les méchants méritent une rédemption, ils sont souvent à plaire.
Et puis, autre qualité de cette histoire, un vrai regard d'enfant. Elle a su merveilleusement recréer les sentiments les impressions de cette petite fille, et leurs jeux sont incroyablement réels et crédibles.
Un livre que fait du bien.
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