Premier livre de Zoé Valdés que je lis et mon avis reste partagé. La première nouvelle donnant son titre au recueil m'a laissée perplexe. Pour être franche, je ne l'ai pas comprise. Cependant, j'ai beaucoup aimé les 3 dernières nouvelles, à savoir "La Lune et la cane", "Non, non, non, Noël" et "Pourtant, elle tourne". "La Lune et la cane" et "Non, non, non, Noël" se rejoignent sur le thème de l'enfance : si la première est une jolie fable, louvoyant entre réalité et magie, la seconde nous fait découvrir le quotidien difficile des Cubains (marché noir, débrouillardise) et la tristesse d'une famille obligée de suivre la loi et de ne plus fêter Noël en famille. Quant à la dernière nouvelle, elle se passe à Paris, la veille du jour de l'an. Une jeune femme s'éprend d'une chanson lui rappelant son île Cuba, la famille et les amis qu'elle a quittés pour venir vivre en France. Difficile d'oublier sa condition d'exilée, difficile d'oublier ses racines. Ces trois nouvelles parlent de nostalgie, de désespoir mais aussi d'une farouche volonté de vivre malgré les espoirs déçus.