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Commentaires client les plus utiles
23 internautes sur 25 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Un ouvrage de grande qualité,
Par Jules Alexandre Théophraste de Corvée de Ch.... (Aix-en-Provence, France) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS) (TESTEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : La trahison des économistes (Broché)
Les ouvrages de Jean-Luc Gréau ne sont pas toujours clairs à lire et parfois réservés à un public averti. Celui-là s'adresse à toute personne qui en a marre de se faire seriner les antiennes sur la dette publique, sur la "compétitivité", le "retard français"...
Gréau examine les hypothèses de base sur lesquelles s'est construite l'économie financière mondialisée à la fin des Trente Glorieuses (notamment le mythe de la "société post-industrielle" et des services) et comment les politiques de l'Union européenne, et de tous les gouvernements français, ont accru les effets négatifs de ces politiques: destruction d'actifs, prime à l'endettement des ménages pour faire fonctionner l'économie financière... Les "meilleurs élèves" de l'Europe, Angleterre (l'Union soviétique des néolibéraux) , Espagne, sont passés au peigne fin pour montrer que leurs performances ne reposaient que sur du sable et s'effondre aujourd'hui comme un château de cartes! L'ouvrage est bien documenté, les analyses sont menées avec rigueur et juste ce qu'il faut de polémique. Peut et doit être lu par tout honnête homme non spécialiste qui cherche à s'y retrouver dans le maelström actuel, et surtout, qui cherche à échapper aux analyses des"économistes" de cour qui, bien que s'étant trompés sur tout, ont quand même et encore toujours raison. L'ouvrage se termine par quelques réflexions sur "comment en sortir" qui relèvent du simple bon sens, une fois que les fantasmes de l'économie financière et de la propagande se sont volatilisés. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
9 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Iconoclaste,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : La trahison des économistes (Broché)
En pleine crise financière, ce livre à la portée de tous, vient nous rappeler que la crise est avant tout une crise de la demande mondiale.
Après avoir vu 3 ans auparavant (cf l'Avenir du capitalisme) l' avènement de la crise des subprimes, JL Gréau reprend et démonte les théories économiques prises pour argent comptant par de nombreux économistes. Il passe ainsi en revue la théorie des avantages comparatifs qui justifierait un libre échange débridé, la fin prétendue de la société industrielle, la faillite annoncée de l'état ou l'utilisation de la dette comme instrument ultime de la création de valeur poour les entreprises. Les arguments sont précis et illustrés par des exemples pertinents. On reconnaît ici la patte de celui qui fut économiste du MEDEF et donc en phase avec l'économie réelle. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
39 internautes sur 46 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Exceptionnel ouvrage clair de démolition en ligne du néolibéralisme,
Par Latour07 (Paris, France) - Voir tous mes commentaires (#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR) (TOP 500 COMMENTATEURS) (TESTEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : La trahison des économistes (Broché)
Jean-Luc Gréau est un économiste réputé qui connaît non seulement la macro-économie, mais aussi, les acteurs de la micro-économie que sont les entreprises. Sa précédente fonction de chef économiste au sein du Medef peut éclairer cet aspect indispensable pour la compréhension des rouages de l'économie. Jean-Luc Gréau séduit par la qualité de la démonstration le lecteur engagé professionnellement dans le conseil aux entreprises, aux dirigeants d'entreprise, soucieux du bien social, de l'emploi, du rayonnement de la France.
Jean-Luc Gréau ne défend pas pour autant un capitalisme industriel "mythique". Il défend au contraire une certaine idée du développement du capitalisme industriel national, européen. Il est décidément orienté vers l'avenir, et du passé néolibéral, il nous aide à faire table rase. L'habit "scientifique" de l'idéologie néolibérale est la théorie des avantages comparatifs de Ricardo. L'auteur liquide cette théorie en la situant sur le plan microéconomique : comment une entreprise de chaussures d'un pays A en avance sur son concurrent du pays B accepterait de se transformer en industrie informatique afin d'établir avec le pays B, à qui l'activité de fabrication de chaussures serait confiée, un courant d'échange commercial ? Aucun sens. En outre, "Les avantages comparatifs, lorsqu'ils existent, ne sont pas attribués une fois pour toute" (p. 41). L'exemple de la création puis du développement de Toyota au Japon confirme l'exposé. Il est nécessaire de protéger nos industries, en Europe. L'Europe, telle qu'elle est gouvernée, est convaincue de neolibéralisme (cf. les commissaires européens à la concurrence). Elle n'est pas une "forteresse économique". Bien au contraire. L'espace européen est le plus ouvert au monde. Peut-on encore accepter le protectionnisme de fait du Japon qui interdit à ses citoyens de travailler pour des importateurs (hormis quelques secteurs périphériques, tels que le luxe, les parfums, la haute couture, le vin) ? Peut-on encore accepter le diktat économique de la recherche du profit maximal initiée par le capitalisme boursier anglo-américain dès les années Reagan - Thatcher, soit depuis 1982, qui se traduit par la délocalisation de la production, le transfert gratuit de savoir-faire technique, de services dans des pays à bas coûts de main d'oeuvre (exemple : Chine, Inde) ? Non. Pays qui encouragent la contrefaçon qui plus est (cf. Shanghai)? "L'intérêt des actionnaires l'a emporté sur l'intérêt des entreprises et, par voie de conséquence, l'intérêt individuel et collectif des entreprises subordonnées à leurs actionnaires l'a emporté sur l'intérêt des nations." (p. 49). La liquidation de l'idéologie néolibérale passe également par celle de leurs ouvrages au nihilisme militant dont le rapport Pébereau sur la dette de la France (cf. l'ignoble Rompre avec la facilité de la dette publique : Pour des finances publiques au service de notre croissance économique et de notre cohésion sociale) nommément critiqué. "L'impératif de la protection commerciale devrait être inscrit en première ligne des calendriers politiques de l'Union européenne, en passant si nécessaire sur le corps des commissaires à figure d'ayatollahs qui sévissent dans la grande officine néo-libérale de Bruxelles." (p.69) Nous espérons que les responsables politiques, désireux de rompre avec le néo-libéralisme responsable de la gigantesque crise financière actuelle, comprendront la nécessité de définir une protection commerciale en Europe (en dépassant le concept fondateur de la préférence communautaire) étendue aux pays occidentaux à économie industrielle comparable (Etats-Unis, Canada). Repenser notre économie de nature hyper-industrielle et non post-industrielle est une invitation réussie de l'auteur que je remercie pour la qualité hors norme de l'honnêteté, de la rigueur scientifique et du courage. Merci Monsieur Gréau. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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