« La tristesse du Samouraï » de Victor del Arbol, écrivain qui semble jouir d'une certaine réputation en Espagne est un livre dont le sujet a retenu mon attention et que j'ai trouvé finalement assez déconcertant.
Ce livre se déroule sur 40 ans le long d'une succession de flash-backs entre 1941 la fin de la guerre d'Espagne et 1982 la veille du putsch militaire avorté contre la démocratie. C'est dans la description de ces deux époques, particulièrement celle de la fin de la guerre civile que l'auteur excelle pour faire ressentir l'atmosphère de ces deux périodes.
Par contre Victor del Arbol a échafaudé une intrigue extrêmement complexe et tourmentée donnant presque dans le fantastique, ce qui n'est pas sans évoquer, pour ceux qui s'y connaissent, la littérature gothique anglaise du XVIIIème siècle (Mathew Lewis, Richardson, Ann Radcliffe etc...)
Nous avons donc là une série d'horribles et sanglants secrets progressivement dévoilés, même si à la fin, ceux-ci commencent à être prévisibles, et des comportements souvent monstrueux. Et c'est là que le bât blesse. Tous les personnages paraissent extrêmement froids, ils agissent comme des pantins déshumanisés et l'on ne ressent aucune empathie à leur égard. Tout ceci m'a paru vain, pesant et artificiel En définitive, le suspense est trop long et j'ai laissé tomber ma lecture au milieu du volume pour aller lire les vingt dernières pages qui n'ont pas amélioré mon jugement d'ensemble.