André Markowicz et Françoise Morvan auront bientôt achevé la retraduction de tout le théâtre de Tchekhov pour la collection Babel. Ils proposent ici une version retravaillée des Trois Surs, publié une première fois en juin 1993.
Egalement au catalogue Babel : La Cerisaie (n° 51), Oncle Vania (n° 104), La Mouette (n° 188), L Homme des bois (n° 189), Ivanov (n° 436). La collection des pièces de Tchekhov en Babel dans la traduction d'André Markowicz et Françoise Morvan sera complète avec la parution prochaine de Platonov (disponible pour l'instant en Solin /Actes Sud, la traduction fera l'objet d'une refonte complète avant d'être publiée au début de l'année 2003) ainsi que celle des Petites Pièces en un acte (rassemblant Sur la grand-route. Chalcas. Le Chant du cygne, L'Ours. La Demande en mariage. Le jubilé et Les Méfaits du tabac).
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1 internaute sur 8 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5
La déprime n'est pas loin...,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les trois soeurs (Poche)
Après avoir fini les Démons, j'ai lu en quelques heures Les trois s½urs de l'admirable Tchekhov.Malgré mon amour de cet auteur, je dois reconnaître que je me suis ennuyé. L'histoire est celle de 3 s½urs vivant dans une ville de province russe, située non loin de la Pologne. Elles s'ennuient et ne rêvent que d'une seule chose, retourner à Moscou. Dans leur entourage, des militaires dont certains leur font la cours... Le motif est posé : 3 s½urs comme 3 parques. Les éléments de la vie et de la mort. Dans cette pièce, l'ennui se fait palpable. Tchekhov a réussi le tour de main de donner de la consistance à ce sentiment, et le lecteur ne peut que partager la sensation éprouvante que ressent les s½urs. Cette volonté d'aller loin, de donner une dimension tragique à la vie, d'en palper le ridicule (Ionesco trouve là son homologue russe dans plus d'une réplique !) finit par se révéler non pas insupportable, mais déprimant. La vie semble avoir quitté cette pièce et on préfèrera un Oncle Vania plus proche du Vaudeville en apparence, et donc plus sujet à une analyse nuancée. Ici, pas d'âme qui vive. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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