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Commentaires client les plus utiles
28 internautes sur 32 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Un éclairage essentiel sur l'esprit de capitulation,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : La tyrannie de la pénitence : Essai sur le masochisme occidental (Broché)
Face au déferlement de contrition, d'auto accusations et de haine de soi qui accable les démocraties occidentales, cet ouvrage alerte et bien écrit, relève, entre autres choses, que ce dérèglement intellectuel est unilatéral.
En effet, aucune pénitence, aucune repentence n'est exigée des civilisations non judéo-chrétiennes pour leurs crimes passés. Espérons que ce livre n'est pas venu trop tard pour sonner un salutaire réveil. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
14 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
La forteresse invisible,
Par Jean Justice "amateur_de_belles_choses" (Paris France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : La tyrannie de la pénitence : Essai sur le masochisme occidental (Broché)
Une réflexion intéressante pour expliquer une tendance actuelle observée par tout un chacun : le flétrissement systématique de l'histoire occidentale, notamment française. Ceci pas seulement par des intellectuels « engagés », mais par une large partie des élites et référents culturels.
Pour l'illustrer, l'auteur rappelle -entre autres- la récente chape de plomb tombée sur le 200 anniversaire de la bataille d'Austerlitz. En fait, il fustige cette dérive comme d'une part une preuve de faiblesse morale caractérisée -comparée à un renoncement- et d'autre part pour un penchant condescendant qui perpétue de manière perverse une situation d'infériorité des peuples anciennement sous tutelle. Or celle-ci n'est plus de mise : l'émancipation des ex-colonies est une réalité incontournable. L'auteur décrit le fond du problème se situant entre Mémoire et Histoire. Si la Mémoire accable les victimes comme les bourreaux qu'elle désigne, l'Histoire, elle, apaise, en rétablissant la vérité, elle permet la réconciliation. Bien que l'ouvrage soit convaincant, en ce qu'il décrypte les ressorts et non-dits de ce phénomène d'auto-flagelation, l'exposé tend à se perdre dans une certaine confusion, lorsqu'il prend une posture critique sur la politique internationale et qu'il aborde les ratés de l'intégration. Ainsi, suivant ses prédécesseurs, notamment JF Revel et J Sevilla, P Bruckner s'attaque à une des facettes du politiquement correct. Si son axe d'étude apporte un éclairage didactique sur celui-ci, il ne parvient pas totalement à s'en extirper, tant il est vrai que ces prisons intellectuelles, bâties et renforcées des années durant, sont entourées de murailles abruptes. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
35 internautes sur 41 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Un peu d'air frais dans le marigot des idées reçues,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : La tyrannie de la pénitence : Essai sur le masochisme occidental (Broché)
Ouvrage salutaire que l'essai de Pascal Bruckner sur « le masochisme occidental ».
S'inscrivant comme suite logique à son désormais célèbre « sanglot de l'homme blanc », il frappe juste en montrant les effets pervers de la culpabilité obsessionnelle vis à vis des fautes du passé, devenue la marque de l'Europe et tout particulièrement de la France. Bruckner flétrit la tendance actuelle à vouloir systématiquement prendre le parti des vaincus, des rebelles et des auto-prétendus opprimés, jusqu'à se dresser contre ses propres alliés et à ériger des brutes en héros. Loin de les inciter à progresser, ce dérèglement des sens conduit à infantiliser et déresponsabiliser nombre d'excités du tiers monde en excusant leur comportement actuel par leurs peines passées. On en vient d'ailleurs à se demander s'il s'agit de stupidité ou de lâcheté : « on s'agenouille devant les fous de dieu, on accepte leur révolte, et on bâillonne ou on ignore les libres penseurs. » On cultive un devoir de mémoire intransigeant sur les drames du passé mais on se révèle d'une incurable myopie ou bien complaisants sur les maux actuels : Cambodge, Rwanda, Bosnie, Darfour, Tchétchénie, Corée, Irak, Iran... Avec une mauvaise conscience aussi dogmatique, Bruckner montre qu'en recherchant trop opiniâtrement les fautes anciennes, on laisse entendre que tout individu est une victime potentielle. « Chacun de nous acquiert en naissant un portefeuille de griefs qu'il devra faire fructifier. » De cette manière, on ne referme pas les plaies, on en crée de nouvelles : « j'étais malheureux, je ne le savais pas ». Appliquée aux affaires intérieures du pays cette logique amène une étrange manière de penser : l'anticolonialisme sert de marxisme de substitution à toute une gauche en perte de compréhension du monde, l'anti-libéralisme et l'alter-mondialisme deviennent des substituts aux illusions socialistes perdues. On voit l'empreinte maléfique de la « Loi du marché » partout et même dans les aléas climatiques, et on finit « par lire les Minguettes ou la Courneuve avec les lunettes des Aurès ou des hauts plateaux du Tonkin »... Il y a dans cet ouvrage un constat pertinent des maux qui rongent notre société. Au titre des critiques, on peut toutefois regretter une organisation générale un peu confuse. Cette impression est renforcée par l'excès de notes de bas de page et le surgissement de curieux encadrés en fin de chapitre, dont on ne comprend pas bien la signification vu qu'ils sont souvent sans lien évident avec ce qui précède. La thèse n'est d'autre part, pas exempte de contradictions. L'auteur reproche par exemple à la France « la détestation qu'elle se porte à elle-même », une « jubilation morose à se déprécier », et l'instant d'après il l'accuse au contraire de « s'identifier avec l'universel », de « se gargariser de sa grandeur ». S'attaquant vertement à l'anti-américanisme, il ne peut pourtant pas s'empêcher de sortir le traditionnel couplet anti-Bush accusant notamment l'administration actuelle de « rompre de façon inquiétante avec l'alliance d'empirisme de bon sens et d'enthousiasme qui a toujours caractérisé l'Amérique. » Plus fort, il qualifie même l'entourage du président « d'anciens bolcheviks passés à droite», et de « lobby néo-impérialiste » ! Quant à George W. Bush, il le dépeint comme « le messager antipathique de la liberté » ! C'est dommage, car venant à la fin de l'ouvrage ça en atténue un peu la portée. Il faut en effet décider si le fait de porter haut l'étendard de la démocratie et de ses convictions constitue une qualité ou un défaut. On peut lire par exemple que la démocratie résulte d'une « lente maturation », ce qui suggère qu'elle ne peut être imposée par la force, et qu'en terre musulmane elle ne s'établira « qu'à partir de l'islam et non dans sa négation », contrairement semble-t-il à ce que feraient actuellement les Américains. Or, à l'inverse de ces affirmations, on a vu la démocratie s'installer de manière brutale et sanglante, et pourtant durablement au Japon et en Allemagne. Jamais enfin, en dépit d'une indéniable naïveté et de maladresses, l'administration Bush dans son grand dessein de faire progresser la liberté, n'a remis en cause l'islam lui-même, surtout pas en Irak. Ces réserves mises à part, on ne peut que tomber d'accord avec l'exhortation avec laquelle Bruckner conclut son exposé : « Que l'Europe chérisse la Liberté comme le bien le plus précieux, et l'enseigne dès l'école aux enfants. » Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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