Un chef d'oeuvre absolu, comme rarement fait à cette époque du western européen. Un Klaus Kinski aussi troublant et génial que dans Le grand Silence, mais surtout une ambiance constante distillée seconde après seconde : l'arrivée du cavalier de la vengeance au crépuscule, sous des effets de lumière orangée totalement hallucinants ; l'entrée dans la ville, sous le vent, début de la tempête soufflant brindilles de paille et poussière ; la nuit, la traque et la colère, sous une tempête de tous les diables (bruits constants, craquements de planches, jeux de regards inquiets, tintements du glas de l'église sans discontinuer) ; et puis l'aube, la levée du jour, l'après colère. Immense, aurait mérité un master au top niveau... Et Dieu dit à Caïn... ***** !