Valeur artistique.
Images superbes qui ouvrent à une certaine contemplation et à une prise de conscience.
Les personnages sont beaux. Les tissus chatoyants contrastent avec la rudesse de leur vie.
La musique est dépouillée, comme l'histoire.
Le rythme est lent, parfois un peu trop. Mais cela aide à prendre la mesure du calvaire enduré par ces gens. Tout comme la grande sobriété des dialogues, rares. Il est vrai aussi que, quand on a soif, on parle le moins possible.
On ne sait pas quel pays, quelle époque. Cela donne une valeur universelle au message.
Valeur humaine.
Malgré les épreuves, cette famille (qui se réduit à mesure que le film progresse) garde toute dignité.
Les situations tragiques, nombreuses, sont présentées avec sobriété et respect. La violence n'est pas étalée, elle est assumée.
Accoutumés à la souffrance, ces gens font face dignement, et continuent de toutes leurs forces.
(ils n'ont pas non plus besoin de "cellule psychologique" dont on nous envahit à tout bout de champ dans nos sociétés où on n'est plus assez structuré intérieurement pour affronter les épreuves)
Message en faveur de la vie. Cette petite fille que l'on conseillait à son père de tuer à la naissance, une bouche de trop à nourrir (et une fille), est tout ce qui lui reste, finalement.
Ce film nous aide à prendre conscience de ce que vivent ces populations. Un avion passe très haut dans le ciel. La petite fille demande: "peut-être qu'ils nous cherchent?". Le père répond: "je pense qu'ils ne savent même pas qu'on existe".
Les dernières images nous rappellent que ces pays ont besoin de nous.
En aidant les familles, nous aidons la paix.